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Entretien des textiles : DFD propose aux pressings et blanchisseries son CO2 supercritique


Publié le 24 juil. 2018 14:25:00

 

Les contraintes réglementaires sont décidément un levier d’innovation, et c’est avec son CO2 supercritique que DFD  entend proposer une nouvelle alternative à la Profession. Créé en juillet 2012, cet équipementier innovant de l’industrie 4.0 « conçoit, assemble et commercialise en France et à l’international des machines de nettoyage, dégraissage-départiculage de pièces et textiles, utilisant un procédé écologique performant à base de CO2 supercritique. »

Après avoir vendu ses cinq premières machines, DFD vient de lever un million d’euros auprès de JEREMIE Innovation 2 (conseillé par Sofimac Régions), CACF Capital Innovation, CEA Investissement et des investisseurs privés. Objectif : optimiser son process industriel et organiser son développement commercial, en France comme à l’étranger. Au-delà du marché de la mécanique de pointe, DFD vise celui de l’entretien des textiles et dispositifs médicaux implantables. « Les vertus relatives au procédé écologique maîtrisé par DFD ainsi que le bon « time to market » lié à l’abolition progressive des solvants chlorés confèrent à la société un avantage puissant sur son marché. DFD dispose ainsi d’une technologie must-have sur le marché des Cleantech et constitue l’une des rares sociétés au monde à maitriser ce procédé au niveau industriel. Quant à l’équipe, elle dispose d’un véritable savoir-faire et a su s’entourer d’experts reconnus mondialement dans le domaine du CO2 supercritique », souligne Quentin Mulaton, chargé d’affaires de Sofimac Régions.

Pour convaincre, DFD revendique un « coût d’investissement dans une machine fonctionnant au CO2 supercritique certes légèrement supérieur à celui des machines fonctionnant aux solvants classiques, mais très rapidement amorti si l’on prend en compte l'ensemble des coûts d’exploitation liés à l'utilisation de solvants chimiques, leur impossibilité à être recyclés ainsi que les améliorations de qualité de nettoyage et de process occasionnées. On constate également une baisse de consommation d’énergie pour la machine DFD de l’ordre de 50 %. »
Le nettoyage au CO2 supercritique convient pour les textiles aux salissures grasses, en remplacement des autres solvants dont le perchloroéthylène. Des essais sont en cours avec des usines industrielles du secteur.

Des arguments à faire valoir
D’après DFD, « l'utilisation du CO2 supercritique permet de traiter le textile de manière plus hygiénique et saine et de neutraliser certaines odeurs imprégnées. Sa neutralité par rapport aux tissus permet de ne pas les oxyder ni les agresser pour des actions de nettoyage. » A noter, le procédé peut aussi être utilisé pour le tannage des cuirs. « Le CO2 permet un traitement sans eau et en utilisant la quasi-totalité des agents de tannage comme le chrome ou des tannins végétaux. Ce procédé envisage de révolutionner le tannage en éliminant la totalité des rejets très polluant habituellement associés à l'industrie du tannage tout en conférant au cuir une qualité parfaite. Le tannage au CO2 SC permet également d'intégrer d'autres étapes comme la teinture et le nourrissage dans un seul et même procédé. »

La technologie en bref
DFD exploite la technologie du CO2 supercritique appliquée au dégraissage sous licence du CEA et a mis au point son procédé de nettoyage en éco-conception, en collaboration avec le CETIM et AIR LIQUIDE. Ce procédé a fait l’objet du dépôt de trois brevets. Lauréat des Trophées de l’innovation Eco-Efficacité du salon Industrie Lyon 2017, il offre aux industriels une alternative propre, sûre et efficace, sans eau ni solvant, aux traditionnels procédés lessiviels, chlorés ou pétroliers, polluants voire dangereux.

Après chauffage et mise en pression du dioxyde de carbone (au-delà 31°C et de 73 bars), le CO2atteint le domaine supercritique : un état intermédiaire, presqu’aussi dense qu’un liquide et dont les propriétés de transport (viscosité, diffusion) sont proches de celles d’un gaz. Il peut ainsi être utilisé comme un solvant apolaire permettant de remplacer ou de compléter des produits chimiques. C’est à ce solvant que seront exposées les pièces pour permettre leur nettoyage.

 

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