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Location-entretien. Elis Suisse épinglée par les Prud’hommes


Publié le 29 janv. 2019 16:04:47

 

Le syndicat Unia a fait connaître récemment un jugement du 14 décembre dernier qui lui donne raison face à Elis Suisse. L’histoire avait débuté en mars dernier suite à un incendie sur le site de Blanchival, à Sion, dont le groupe est propriétaire. A la suite du sinistre, les employés de la blanchisserie avaient été transférés vers trois usines en Suisse romande de sorte à maintenir les prestations en Valais. Une solution a priori temporaire, comme l’avait indiqué par voie de presse Martin Leuch, directeur général du groupe Elis pour la Suisse : « Un effort a été consenti pour que les trajets des salariés entre le Valais et l’arc lémanique soient comptabilisés dans leurs heures du travail. Cela ne sera tout simplement bientôt plus possible. »

Dès lors, le partenaire social de Blanchival, le syndicat Unia Région Valais, avait engagé des négociations pour éviter des licenciements. Ses propositions n’ont pas rencontré d’écho favorable et c’est à la mi-avril dernier qu’Elis a ouvert une procédure de consultation et informé ses employés, le partenaire social Unia et le SICT, de son intention de licencier le personnel.

Fin 2017, le leader mondial a ainsi fermé son site de La Sarraz (VD)… mais sans respecter la procédure de consultation en matière de licenciement collectif. C’est en tout cas l’infraction qu’a reconnu le Tribunal des Prud’hommes de Lausanne suite à une plainte déposée par Unia, qui attend maintenant du Service de l’emploi qu’il dénonce l’entreprise fautive. « La société n’a pas respecté la procédure de consultation en matière de licenciement collectif prévue par la loi. Les salariés concernés n’ont pas pu prendre part à une procédure de consultation. Certains d’entre eux ont pourtant travaillé pour cette société pendant plus de 20 ans, pour des salaires très bas », tacle le syndicat. Elis Suisse devra donc payer des dommages et intérêts pour licenciements abusifs aux salariés qui ont agi devant la justice. Unia a par ailleurs interpellé le Service vaudois de l’emploi afin que ce dernier dénonce la société pour son défaut d’annonce de licenciement collectif en temps voulu, comme le prévoit la loi. L’amende peut s’élever jusqu’à 40 000 francs suisses, soit un peu plus de 35 000 euros.

 

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