Espace abonné
Mon panier
 

Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Réglementation. Ce qui change au 1er janvier 2020


Publié le 8 janv. 2020 16:21:00

 

On ne déroge pas à la tradition du 1er janvier, qui voit chaque année son lot de nouvelles règles applicables. Tour d’horizon des principales évolutions qui concernent les métiers du pressing, de la blanchisserie et de la location-entretien.

Smic, emplois et CSE

  • Le Smic horaire passe de 10,03 à 10,15 euros brut et le Smic mensuel de 1 204 à 1 219 euros net, soit 15 euros de plus par mois pour les 2,3 millions de bénéficiaires. Cette hausse de 1,2 % correspond à l’application stricte de la formule réglementaire, qui prend en compte l’évolution des prix pour les ménages les plus modestes et des salaires des ouvriers et employés. Toujours pas de coup de pouce, donc, cette année.
  • Les centres de formation d’apprentis (CFA) ne seront plus financés par les régions mais par les branches professionnelles et en fonction du nombre de jeunes sous contrat, dans le cadre de la réforme “Avenir Pro” de 2018.
  • Les entreprises de plus de 11 salariés sont tenues de mettre en place les conseils économiques et sociaux (CSE). Depuis l’adoption de la réforme du code du travail en 2017, 50.000 CSE ont été mis en place, selon le ministère du Travail.

Travail, prime défiscalisée et allègement des cotisations

  • Clap de fin pour le régime social des indépendants : ce 1er janvier 2020 marque la dernière étape de la suppression du fameux RSI et de l’intégration progressive de ses affiliés au régime général de sécurité sociale. Dès ce 1er janvier, tous les artisans et commerçants ont pour interlocuteurs les caisses de l’assurance retraite pour leurs pensions (les libéraux conservent leurs régimes). Et tous les indépendants, libéraux compris, dépendront de l’assurance-maladie pour leur santé à partir de janvier ou février (date de rattachement transmise individuellement). Aucune démarche n’est à réaliser. Quant aux indépendantes, elles bénéficieront, dans le cadre d’une expérimentation de trois ans, d’un congé maternité plus souple, avec possibilité de reprendre leur activité à temps partiel.
  • La prime défiscalisée pour les salariés (dite « Macron ») est reconduite mais soumise à la conclusion d’un accord d’intéressement dans l’entreprise. Les employeurs auront jusqu’à fin juin, contre fin mars dans la version 2019. Comme l’an dernier, cette « prime Macron » de 1 000 euros maximum, exonérée d’impôt, de cotisations et contributions sociales, est réservée aux salariés touchant moins de trois fois le smic.
  • Alignement des allègements de cotisations des créateurs de micro-entreprises (auto-entrepreneurs) sur ceux des autres entrepreneurs, avec un rabais de 50% seulement la première année au lieu de trois ans dégressifs (-75% à -25%).

Le plafond de la sécurité sociale revalorisé

Ce chiffre est revu chaque année, selon l’évolution des salaires. En 2020, il sera porté à 3 428 euros en valeur mensuelle et 189 euros en valeur journalière, contre 3 377 euros et 186 euros en 2019. Le plafond annuel s’élève à 41 136 euros et sert de base de calcul de certaines prestations sociales comme les indemnités journalières, les pensions d’assurance vieillesse ou encore d’invalidité.

Côté santé

Le défibrillateur devient obligatoire pour les établissements recevant du public (ERP) de catégorie 1 à 3, c’est-à-dire ceux accueillant plus de 300 personnes. En revanche, contrairement à ce que nous avions indiqué dans notre édition papier de janvier, le décret paru en décembre a nuancé cette obligation pour les ERP de catégorie 5 : pressings et laveries ne seront donc pas concernés. En revanche, les structures d'accueil pour personnes âgées, handicapées, et les établissements de soins ne dérogent pas.

A noter, le remboursement intégral de certaines lunettes, des prothèses dentaires et aides auditives.

Les tarifs du gaz baissent

Les tarifs réglementés du gaz d'Engie baissent en moyenne de 0,91 % au 1er janvier 2020 par rapport au niveau fixé au 1er décembre 2019. La facture moyenne d'un client chauffé au gaz baisse ainsi de 8,57 €/an. La loi énergie climat prévoit la fin progressive des tarifs réglementés du gaz : les consommateurs professionnels devront ainsi avoir choisi une offre de marché avant le 1er décembre 2020 et les consommateurs particuliers avant le 30 juin 2023. Quitter les tarifs réglementés pour souscrire à une offre de marché peut se faire à tout moment, sans frais, sans coupure ni changement de compteur. Les offres peuvent être comparées via l'outil de comparaison indépendant et gratuit mis en place par le médiateur national de l'énergie : www.energie-info.fr

 

Suite au mouvement social qui touche actuellement le territoire et semble perdurer, le ministère de l’Economie et des Finances a décidé, pour accompagner les entreprises impactées, de proposer des fiches récapitulatives. Objectif : connaître les dispositifs d’aides proposés par l’Etat pour faire face et savoir où s’adresser. Ce sont ainsi tous les outils pour aider les entrepreneurs fragilisés à traverser cette période qui sont réunis dans ces fiches synthétiques, ainsi que des contacts dédiés et sensibilisés à leur situation.

Compte-tenu de la spécificité de la situation et des contraintes en Ile-de-France, une fiche spécifique pour les entreprises de cette région a été réalisée. Elles disposent également de points de contacts spécifiques et différents de ceux déployés sur le reste du territoire.

Accompagné de la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher et de Bernard Stalter, le président de l’APCMA, le ministre Bruno le Maire est en effet allé début janvier à la rencontre des commerçants parisiens. L’occasion d'effectuer un point d’étape sur l’impact économique des grèves et sur la mise en œuvre du dispositif d’aide et d’accompagnement activé par le gouvernement en décembre 2019. « Nous apportons tout notre soutien aux artisans et commerçants qui ont été touchés par le mouvement de grève. Soutien également à tous les Français qui mettent parfois des heures à se rendre sur leur lieu de travail. Nous appelons les commerçants à se saisir des mesures d’aide mises en place par le gouvernement : étalement des charges sociales et fiscales, dégrèvement, recours au chômage partiel, etc. Nous ferons tout le nécessaire pour qu’aucun commerçant ne mette la clé sous la porte ! » Un geste qui devrait trouver un écho favorable, alors que Marc Sanchez
le secrétaire général du Syndicat des Indépendants qui représente les TPE françaises, adressait fin décembre une lettre ouverte alarmiste au ministre de l'Economie. Il y souligne « qu’à l'issue de ces 13 mois durant lesquels les consommateurs ont été repoussés hors des centres villes, 63% des commerçants et artisans de proximité s'inquiètent pour la survie de leur outil de travail dans les 3 à 6 prochains mois. »
 Rappelons que le 11 décembre 2019, les ministres avaient décidé de : 

  • réaliser une revue des entreprises qui ont déjà bénéficié des dispositifs de reports de charges sociales et fiscales du fait du mouvement des « gilets jaunes », afin de s’assurer que leurs échéanciers de paiement sont cohérents avec leur situation actuelle. Des aménagements peuvent être accordés, au cas par cas, si ces situations individuelles ont évolué, de manière à ne pas mettre en difficulté les entreprises concernées ;
  • réactiver des mesures d’étalement fiscales et sociales et de chômage partiel en ciblant dans un premier temps l’Ile-de-France et le secteur du tourisme, particulièrement impactés ces derniers jours ; 
  • désigner un référent de haut niveau auprès du directeur général des Entreprises, qui travaillera en lien avec les fédérations et les collectivités locales pour définir les modalités d’information et d’accompagnement pertinentes des entreprises en fonction de l’évolution de la situation dans les prochains jours.
 

Pressing. Un premier franchisé pour Koala Pressing


Publié le 8 janv. 2020 16:19:00

 

Créé en 2011, Koala Pressing compte déjà huit magasins implantés sur Paris et région parisienne. Un développement construit sur un rythme constant, à raison d’une ouverture en propre par an.

Fort de ce beau succès initié par Guillaume Bouché, le réseau, lancé en 2018 s’est donc ouvert au modèle de la franchise. C’est en 2019 qu’il a concrétisé avec son premier franchisé, Olivier Nonet, qui a ouvert un pressing Koala à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines, en novembre dernier. Ce qui a séduit l’investisseur, qui souhaitait diversifier ses activités, « c’est à la fois le concept et l’homme, disponible et réactif. J’apprécie cette approche centrée sur l’écologie mais pas au détriment de l’aspect économique. Le business plan est séduisant, la dimension accompagnement réelle et forte. Il y a un intérêt commun évident à ce que cela fonctionne… Au-delà, le système de formation en interne est un vrai tremplin : il permet de donner sa chance pour accéder à un emploi. Mon équipe compte actuellement deux employés en CDI et deux autres en formation, avec un objectif de recrutement derrière, et à la clé un poste de responsable de magasin. »

Rappelons que Koala Pressing est la première enseigne de pressing en France à être labellisée « Franchise-Équitable». Ce label se veut garant d’un contrat équilibré, tant d’un point de vue économique que juridique, soit un partenariat gagnant-gagnant pour le franchisé et le franchiseur. « Je suis convaincu par le concept. J’attends maintenant le premier bilan d’ici un an pour confirmer ce sentiment, mais j’envisage déjà d’ouvrir un deuxième Koala Pressing », conclut Olivier Nonet.

 

La nouvelle commission Blanchisserie du SYNEG* (Syndicat National de l’Equipement des Grandes Cuisines) a tenu sa première réunion le 5 novembre dernier. Sur proposition des participants de la commission, le conseil d’administration du SYNEG a nommé Jean-François Marquès, directeur général de la filiale française d’Alliance Laundry Systems, président de la commission Blanchisserie.

Par ailleurs, toujours sur proposition de la commission, le conseil d’administration a coopté Valérie Paumier, directrice Business Unit Miele Professional, comme administratrice du SYNEG. Elle sera confirmée dans cette fonction lors de la prochaine assemblée générale.

* composée des sociétés Alliance Laundry Systems (marques Primus, Speed Queen, Unimac, Ipso, Huesch), Danube, Fagor Industrial, Girbau et Miele.

 

Textiles techniques. Clubtex a fêté ses 30 ans


Publié le 8 janv. 2020 16:16:00

 

Cela fait maintenant 30 ans que Clubtex dynamise le réseau des entreprises, instituts et écoles des textiles à usages techniques du grand nord de la France, avec des membres dans toute la France et en Belgique. L’association a été créée en 1989 à l’initiative de quatre précurseurs dans le domaine : les entreprises Cousin, Doublet, TRP Charvet et l’ITF (IFTH aujourd’hui), avec le soutien indéfectible de l’UIT Nord. Ses présidents ont toujours prôné la force du « travailler ensemble ». Son premier président, Paul-Dominique Ferrant du Groupe Cousin, encourageait ses pairs à travailler en meute et en bonne intelligence. Patrice Gallant, ancien dirigeant de Rubans Gallant, avait quant à lui lancé la devise : « Il ne faut plus se battre pour se partager un marché mais lutter ensemble pour en créer de nouveaux. »

Aujourd’hui, Clubtex garde les mêmes objectifs : renforcer le réseau d’affaires, développer les partenariats et favoriser le développement de nouvelles applications des matériaux textiles avancés. Comme l’a rappelé son président actuel, Grégory Marchant, dirigeant d’UTTI et d’Imattec, « Clubtex est une aventure humaine forte qui réunit 80 industriels, centres de recherche et d’éducation et associations, en France et en Belgique, qui s’enrichissent réciproquement en apprenant à bien se connaître pour bien travailler ensemble, en partageant leurs bonnes pratiques et leurs expériences notamment à l’international, en innovant et en développant leurs business. »

L’association garde le soutien fort et engagé de la région Hauts-de-France et de la MEL (Métropole Européenne de Lille), ainsi qu’un lien très étroit avec l’Etat. Clubtex travaille avec EuraMaterials (le club a été l’un des membres fondateurs du pôle de compétitivité UP-tex), mais également avec ses partenaires européens, tels que Fedustria en Belgique, IVGT en Allemagne et TexClubTec en Italie. Clubtex ambitionne de s’ouvrir encore plus largement au service de l’ensemble des entreprises des textiles à usages techniques.