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Entretien des textiles. Quel avenir pour les diplômes du pressing et de la blanchisserie ?


Publié le 16 juil. 2019 16:22:00

 

Alors que le projet de rénovation des diplômes préparant aux professions du secteur est dans les tuyaux depuis bientôt deux ans, la note d’opportunité produite à l’occasion rappelle combien les enjeux sont importants. Où en est-on ?

« Aujourd’hui, il existe officiellement six diplômes dans la branche entretien textile, blanchisserie et pressing. Certains sont très anciens (1962 pour le plus vieux), et d’autres ne sont plus enseignés », explique Pierre Letourneur, vice-président de la FFPB et président du CTTN. Un fait qui vient aisément justifier que l’Education nationale décide d’entamer la refonte de l’ensemble des diplômes. Mais pas seule : la branche est elle aussi impliquée. « Ce long travail commencé il y a plus d’un an maintenant est fait conjointement par des membres de l’Education nationale (inspecteurs et professeurs) et par des représentants des professionnels (URBH , GEIST , FFPB), avec le soutien du CTTN », indique Pierre Letourneur. « Il a été décidé de ne conserver que deux diplômes (Cap et Bac Professionnel) ayant un tronc commun, et deux options : Blanchisserie ou Pressing. Ces diplômes s’articuleront autour de cinq pôles d’activités : réception et livraison des articles ; entretien des articles ; finition des articles ; maintenance, sécurité, hygiène, environnement ; pilotage (uniquement pour le bac pro). Le tout décomposé en tâches nécessitant chacune des compétences et des niveaux d’autonomie », explicite-t-il.

Un calendrier attendu

Les professionnels, soucieux de la relève tant quant à sa quantité mais évidemment sa qualité, espèrent une mise en place rapide et des résultats payants. « Le travail est en cours de finalisation, tempère Pierre Letourneur. Il doit être validé en CPC (Commission Professionnelle Consultative) et devrait entrer en vigueur à la rentrée scolaire 2020. L’objectif est d’actualiser les enseignements afin d’accroître l’attractivité de nos métiers auprès des jeunes. Et dans le grand chantier en cours de la formation professionnelle, il trouvera sûrement un attrait pour les salariés de nos entreprises, en VAE par exemple. »

 

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