Espace abonné
Mon panier
 

Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Une édition 2019 sous le signe du renouveau : c’est le ressenti général des professionnels qui exposaient lors du salon JET Expo, qui s’est tenu du 19 au 21 mai à Paris. Repris en décembre dernier par Messe Frankfurt France, l’événement national consacré au secteur de l’entretien des textiles s’est attaché à faire valoir quelques premières évolutions très bien perçues et semble avoir retrouvé une âme. « Le programme et l’organisation de JET Expo 2019 ont été établis en étroite collaboration avec les professionnels du secteur afin de favoriser les interactions entre visiteurs et exposants des univers pressing et blanchisserie. Les espaces dédiés, comme l’Agora et l’Espace Bistrot, ont favorisé les échanges pratiques et les rendez-vous d’affaires », souligne l’organisateur, conscient de l’attente forte émanant des professionnels désireux de prendre part à un salon qui leur ressemble et surtout les rassemble.

Cette première session sous pavillon allemand a accueilli 1 681 visiteurs. Ils ont sillonné les allées en quête de solutions, produits et conseils pour leur activité et l’évolution vers de nouveaux services. Les exposants ont majoritairement salué ce visitorat, qui, s’il semble faible en termes de volume, était de qualité. Un chiffre à relativiser d’ailleurs, et à mettre en relation avec le remodelage du marché où le nombre de pressings, après avoir chuté drastiquement, semble en voie de stabilisation. Les visiteurs ont pour leur part regretté l’absence des leaders du marché (venus tout de même en visiteurs), qui avaient fait le choix de ne pas prendre part à cette édition que l’on pourrait qualifier de transitoire. Un choix qui a toutefois bénéficié aux challengers, tous satisfaits de cette édition !

Le rendez-vous des professionnels du marché était aussi résolument européen, avec des représentants issus de 32 pays. Dans le top 5 : la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. « Au-delà des chiffres encourageants de JET Expo, je souhaitais avant tout construire un salon professionnel de branche et répondre ainsi aux attentes des visiteurs et des exposants qui nous ont fait confiance pour cette édition 2019. Je tenais à conserver cette convivialité professionnelle et ce sentiment de communauté qui font de cet évènement un incontournable des métiers de l’entretien textile. Une vraie réussite puisque le salon a confirmé sa valeur et tout son potentiel aux yeux des visiteurs et des exposants », analyse Michael Scherpe, le président de Messe Frankfurt France.

La version établie, en cours de remaniement, bénéficiera par ailleurs des attentes édictées par un conseil consultatif, comme le confie Michael Scherpe : « L’avenir de cet événement se joue dans la structuration du marché français et francophone de la filière à laquelle contribue JET Expo. Les parties prenantes de ces marchés étaient d’ailleurs présentes et nous ont encouragé à poursuivre cette démarche avec eux. Il y aura donc une étroite collaboration avec les entreprises et les institutions de l’entretien textile. Je compte les réunir en un conseil consultatif pour définir, ensemble, l’orientation du salon en abordant également le domaine de la blanchisserie. Et l’une des premières décisions de ce conseil, sera de décider de nouvelles dates pour l’édition 2021, car le mois de mai, choisi par le précédent propriétaire, n’a pas fait l’unanimité. »

Partenaire historique du salon, le magazine Entretien Textile aura à cœur de suivre les décisions destinées à redéfinir efficacement les contours d’un événement indispensable à la profession !

 

Évoquée en janvier dans notre newsletter, la construction, à Suzannecourt (52), d’une blanchisserie vouée à l’entretien du linge issu du secteur nucléaire, continue à faire parler d’elle. Trois associations et 103 habitants déposent en effet un recours en référé contre ce projet de blanchisserie industrielle initié par l’américain Unitech.

Dans un communiqué commun*, les requérants pointent l’opacité établie autour de la mise en œuvre de ce projet. « Depuis trois ans, la société Unitech et la Communauté de communes du bassin de Joinville en Champagne (CCBJC) ont œuvré dans le silence pour permettre l’installation au bord de la Marne d’une blanchisserie nucléaire censée laver plus de 1 900 tonnes de linge contaminé par an. Les eaux usées chargées de détergents et de radionucléides seraient déversées dans la Marne après traitement. En tout, plus d’un tiers de la contamination se retrouverait dans l’eau. La rivière subirait donc une pollution quotidienne, comme toutes les communes en aval. La Marne traverse plusieurs départements, se jetant dans le lac du Der qui sert de bastion à la Seine. Aux risques inhérents à l’activité de lavage, s’ajoutent ceux relatifs à une unité de décontamination et d’entreposage prévue sur ce même site, qui rejetterait des métaux lourds dans l’atmosphère… le tout à proximité d’une zone urbanisée où se trouvent une crèche et une école ! »

Des inquiétudes légitimes renforcées par le manque de transparence pointée par les requérants : « Pendant des années, le processus administratif de la laverie a suivi son cours dans l’ombre, les demandes d’information des associations auprès des autorités locales ou de l’entreprise se heurtant systématiquement à des refus de communication de documents. Le dossier d’autorisation environnementale a été déposé en préfecture en janvier 2019 et le permis de construire, signé en avril 2018, n’a été affiché sur le site qu’en avril 2019. Ce n’est que début 2019 que les associations ont pu avoir accès aux dossiers d’étude. La mauvaise volonté des élus, peu soucieux de répondre aux interrogations de leurs administrés, confirme combien transparence et nucléaire ne font toujours pas bon ménage ! »

De fait, la grogne monte : « Depuis quelques semaines, 14 communes en aval en Haute-Marne et en Marne ont délibéré contre la laverie nucléaire, afin de marquer leur opposition. Elles ont ainsi rejoint la mobilisation initiée par les associations telles que le CEDRA ou Gudmont dit Non, ou encore Joinville lave plus propre ou Belles Forêts sur Marne, créées en réaction à ce projet. Nous considérons que nous n’avons pas à subir les choix de quelques élu-es qui ne profitent qu’à l’industrie nucléaire. Quoi qu’en disent ses promoteurs, cette laverie nucléaire ne constitue en rien un projet de développement local. Elle porterait gravement atteinte à l’environnement, que ce soit sur la commune de Suzannecourt ou pour les autres villages en aval. Ce projet doit être annulé ! »

Un recours construit autour de quatre points clés

  1. « Au vu des quantités importantes de radionucléides en jeu, ce projet de laverie pourrait potentiellement constituer une installation nucléaire de base plutôt qu’une installation classée pour la protection de l’environnement. Si tel était le cas, le permis de construire aurait dû être signé par le préfet. »

  2. « L’étude d’impact du permis de construire s’avère insuffisante à bien des égards, les effets sur l’environnement étant minimisés. En particulier, l’avis d’un hydrogéologue mandaté par l’Agence régionale de santé (ARS) présent dans le permis de construire s’est révélé défavorable, compte-tenu en partie du fait que les effluents seraient rejetés dans le périmètre de protection de deux captages d’eau potable de la commune de Vecqueville. Or, les effets de ces rejets ne sont pas décrits et il s’agit d’une lacune sérieuse ayant pu influencer le maire de Suzannecourt dans le sens de sa décision. A ce jour, l’arrêté du permis de construire ne permet pas d’assurer le périmètre de protection de ces captages à destination d’eau potable, et aucun hydrogéologue agréé ou tierce expertise ne sont intervenus sur ce dossier, malgré un avis en ce sens de l’ARS et de l’Autorité environnementale après elles, ce qui d’après la jurisprudence a pour conséquence que la décision du maire de Suzannecourt est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation. »

  3. « Une enquête publique aurait dû avoir lieu avant l’édiction du permis de construire au regard du cadre juridique de ce projet étant soumis à autorisation au titre de la législation ICPE. Ce ne fut pas le cas, ce qui témoigne d’une volonté manifeste de ne pas inclure l’avis de la population dans l’instruction du projet. »

  4. « Le permis de construire viole plusieurs articles du règlement du lotissement de la Joinchère. En effet, Unitech s’installerait dans une zone urbanisée (à proximité notamment d’une crèche et d’un collège) régie par un règlement strict. Les premières habitations situent à 100 mètres de l’installation. Selon ce règlement par exemple, les ICPE ne doivent pas comporter de nuisances pour les riverains. Or, les rejets gazeux émis par la laverie et en particulier de plutonium, radionucléide dangereux pour lequel il n’existe pas de seuil d’innocuité, constituent bel et bien des nuisances rentrant en contradiction avec le règlement. »


*Communiqué commun – Réseau « Sortir Du Nucléaire », Belles Forêts Sur Marne, Cedra, Eodra, Gudmont Dit Non, Joinville Lave Plus Propre

 

Pressing. Baleo s’installe dans le Haut-Rhin


Publié le 5 juin 2019 14:51:07

 

Créé en 2012 par Françoise Roux, le réseau Baleo poursuit son maillage territorial et implante son 18e magasin dans le Haut-Rhin (68), à Burnhaupt-le-Haut. « C’est Eric Di Scala, un adhérent U soucieux de la satisfaction de ses clients, qui a décidé d’ouvrir un pressing 100 % naturel », précise l’enseigne. A compter du 19 juin 2019, il mettra donc à leur disposition son pressing Baleo, allié à une laverie Matelo. « Dans une démarche de diversification et d’amélioration des prestations, proposer un service de pressing et de laverie s’imposait. La clientèle est aujourd’hui de plus en plus exigeante dans le choix de ses vêtements et la qualité des matières, c’est pourquoi l’enseigne Baleo s’engage à lui garantir un travail de nettoyage irréprochable », indique l’enseigne. « De plus, chaque salarié bénéficie d’une formation spécifique dispensée par le franchiseur qui est essentielle pour garantir une parfaite maîtrise des produits utilisés et des services spécifiques proposés à la clientèle. »

 

Textile. La profession a rendez-vous à Textival!


Publié le 5 juin 2019 14:47:00

 

Textival!, le rendez-vous business et innovation des textiles et matériaux souples, revient pour une 6e  édition, le 2 juillet 2019, au Centre de Congrès de Lyon. Vitrine de l’excellence française, cet événement unique met en relation industriels, fabricants, transformateurs, fournisseurs de solutions (laboratoires, équipementiers, etc.) et donneurs d’ordre, tous marchés d’application confondus. L’occasion pour les entreprises françaises de présenter leurs savoir-faire lors d’une journée intense de rendez-vous ciblés et d’échanges informels.

Pour rappel, Textival! c’est :
• 450 décideurs venus de toute la France
• Plus de 3 300 rendez-vous d’affaires
• 3 domaines d’excellence représentés : Industrie - Bâtiment - Transport / Luxe - Mode - Habitat - Décoration / Sport - Santé / Bien-être - Sécurité de la personne

Piloté par UNITEX, la branche professionnelle du textile de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en partenariat avec le pôle de compétitivité Techtera, Textival! bénéficie du soutien financier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la Métropole de Lyon. L’événement est organisé en partenariat avec l’Union des Industries Textiles (UIT), la Fédération de la maille et de la lingerie et l’Institut Français du Textile et de l’Habillement (IFTH).

 

Les premiers résultats du projet RETEX ont été présentés au salon international des textiles techniques Techtextil de Francfort. Et le constat est clair : il n’y a pas de textile à perdre ! « Pour faire face à la concurrence internationale, les industries textiles doivent axer leurs efforts sur l’innovation et la recherche de nouvelles opportunités. L’innovation dans l’écodesign et la structuration du secteur textile par le recyclage de textiles usagés est essentiel, notamment en termes de viabilités économique et environnementale. »
Pour relever ces défis, le projet RETEX a communiqué ses premiers résultats en collaboration avec la compagnie de textile Utexbel. « Le secteur textile de la région transfrontalière est composé principalement de Petites et Moyennes Entreprises (PME), employant plus de 30 000 personnes. Or, celles-ci sont confrontées à des difficultés pour identifier les matériaux recyclables ainsi que les approches à adopter pour développer l’économie circulaire dans ce secteur. Ainsi, il leur est difficile de mettre en place une vraie approche industrielle d’éco-design, ce qui freine leur accès à des nouveaux marchés dans le secteur des initiatives de développement durable. »
Le recyclage de textiles est une ressource intéressante pour une application dans de nombreux domaines, mais il est toujours trop peu développé. « RETEX a pour ambition de stimuler le recyclage textile et l’éco-conception des produits textiles de manière innovante. Les déchets textiles sont ainsi réduits, et l’innovation et l’emploi s’en trouvent renforcés ! Le projet vise à intégrer le secteur du textile transfrontalier dans l’économie circulaire de manière à ce que celui-ci puisse saisir les opportunités de ces nouveaux marchés. L’objectif est de développer de nouvelles collaborations, modèles économiques et échanger les bonnes pratiques pour générer de la valeur ajoutée à partir d’un produit recyclé qui permet ainsi de préserver les ressources environnementales. Pour cela, il est nécessaire d’identifier les matériaux utilisables, leurs applications et leur adéquation avec les attentes des clients. »

Ubextel, partenaire du projet RETEX

Ubextel est une entreprise familiale belge spécialisée dans les textiles techniques et professionnels, employant plus de 900 personnes sur l’ensemble du territoire. Elle s’attèle à recycler des vêtements en fin de vie dans le cadre du projet RETEX. Elle a ainsi réussi à produire des uniformes professionnels pour infirmières à partir de vêtements provenant d’hôpitaux des Pays-Bas. Une fois les parties colorées et usagées enlevées, un processus de mélange de fibres a permis de créer de nouveaux produits textiles !
Deux autres chaînes de valeur ont été identifiées à partir de textiles en coton et en polyester recyclés pour les retransformer, notamment en fils réutilisables. Grâce à ce projet, plus de 55 000 tonnes de matières premières de textiles usagés devraient être récoltées pour plus de 6 600 tonnes de nouveaux textiles produits !