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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Le leader du marché de la location-entretien textile continue de se tailler la part du lion. Juste avant noël, Elis a annoncé le rachat du colombien Metropolitana. Avec un chiffre d’affaires d’environ 4 millions d’euros réalisé en 2017 et ses deux usines, ce groupe familial permet à Elis de densifier son réseau existant dans la région de Bogota, et de se développer sur les secteurs de l’hôtellerie et de l’industrie où le géant blanc était jusqu’alors moins présent. « L’acquisition de Metropolitana constitue une étape supplémentaire dans le processus de création d’un acteur de référence sur le marché colombien. Metropolitana complète le réseau existant d’Elis dans le secteur de la santé et apporte de nouvelles opportunités dans l’hôtellerie et l’industrie, secteurs encore peu externalisés dans le pays », note Xavier Martiré, président du directoire d’Elis.

Loin de s’arrêter en si bon chemin, le leader vient également de mettre la main sur un autre groupe familial, au Danemark cette fois : A-Vask. Objectif : renforcer les positions d’Elis dans ce pays. L’entreprise dispose de deux usines multiservices à Aabenraa (sud du Danemark) et à Taastrup (région de Copenhague) avec une clientèle dans le secteur de l’hôtellerie et le secteur public. A-Vask a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires d’environ 8 millions d’euros.

Implanté dans 28 pays, Elis emploie aujourd’hui près de 50 000 salariés (dont 11 000 dans l’Hexagone). Avec plus de 440 blanchisseries dans le monde, dont une soixantaine en France, et plus de 400 000 clients, le groupe devrait réaliser 3,2 Mds€ de chiffre d’affaires cette année, dont un tiers en France. Désormais, son regard se tourne vers l’Asie, où il est encore absent. Mais dans un récent entretien accordé à nos confrères du Parisien, Xavier Martiré ne cache pas y « prospecter », mais à plus long terme.

 

Vatel Direct, la plateforme de financement obligataire participatif de Vatel Capital , vient de clôturer avec succès sa seizième levée de fonds en récoltant 490 275 € pour le compte de la Blanchisserie de Paris.

Les obligations souscrites affichent un taux d'intérêt annuel de 6,8%. Le remboursement se fera mensuellement. La combinaison du principal et des intérêts donnera lieu, pour une souscription d'un montant de 1 000€ à un versement mensuel brut de Blanchisserie de Paris de 19,71€ pendant cinq ans.

Créée en 2014, la Blanchisserie de Paris s'est historiquement forgée sous la seule impulsion de son fondateur, Cyril Corria. L’entreprise est un acteur en plein développement sur le marché de la blanchisserie industrielle et a réalisé un chiffre d'affaires de 2,47 M€ en 2017, en croissance de 38% par rapport à 2018. La Blanchisserie de Paris offre une gestion complète du linge qu'elle collecte, trie, nettoie, sèche, plie, repasse, reconditionne et livre à ses clients ; les pièces textiles vont de la serviette de table, de toilette, à la parure de draps en passant par les vêtements professionnels. Toutes ces pièces textiles et prestations pouvant être fournies dans le cadre d'un contrat de location.

 

Le réseau de laveries automatiques Wash’n Dry a ouvert de nouvelles unités en partenariat fin 2018. Plusieurs implantations ont en effet vu le jour en région parisienne à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), Wissous (Essonne) ou Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Le Sud de la France accueille pour sa part désormais des laveries à Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales) et Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var).

Née en 1992, l’enseigne développée par le groupe Armstrong France , qui propose aussi au marché l’enseigne de pressing Aqua Blue, aligne 800 implantations dans l’Hexagone. Egalement présente en Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne et Italie, elle revendique le titre de « leader européen de laveries automatiques et multi-services ». Gageons que les autres solutions proposées par le réseau en parallèle y contribuent. L’enseigne a en effet développé le concept Wash’n Dry Boutique, un commerce qui allie la laverie libre-service et d’autres prestations (collecte et traitement du linge, retouches, couture, point relais colis), mais aussi Wash’n Dry Mobile, un bungalow de 15 à 18 m² implanté (sans permis de construire) sur les parkings de grandes surfaces ou les stations de lavage automobile. Enfin, le réseau entend aussi s’implanter à travers son Wash’n Dry Résidentielinstallé au cœur des immeubles, en foyer, résidence universitaire, résidence hôtelière, hôtels ou village de vacances.

 

Ça bouge chez Polymark ! Pour entamer avec dynamisme cette nouvelle année, l’entreprise évolue et se renforce dans le cadre d’une dimension européenne.

Polymark France devient donc Polymark Laundry et accueille de nouveaux actionnaires issus de l’industrie textile et de la blanchisserie. La famille Bosteels, propriétaire de Mench Industry, s’associe notamment au nouveau capital. « Elle partage avec nous les mêmes valeurs d’engagement, d’exigence, de respect du client et d’esprit de service », détaille Daniel Bouvard, désormais président de la nouvelle entité. « Notre objectif est d’offrir en plus de nos valeurs, une sécurité partenariale accrue et des choix de matériels aux qualités reconnues pour leur fiabilité, leur performance, leur faible coût de maintenance et leur compétitivité sur le marché. Ce rapprochement nous permet de renforcer nos liens avec nos partenaires constructeurs, notamment Milnor, Biko et Prima Folder, mais aussi Tolkar, Gematex, Electrolux, Laco, Wilgengroep et Krebe-Tippo, avec lesquels nous souhaitons amplifier notre développement. »

Pour le président de Polymark Laundry, il va sans dire que son équipe tout entière est dévouée à la réussite de ce nouveau challenge et à la satisfaction client. « Au fil de son histoire, depuis plus d’un demi-siècle, l’entreprise Polymark a connu plusieurs changements pour s’adapter avec succès aux évolutions du marché. Nous avons ainsi acquis une expérience professionnelle majeure dans tous les domaines de la blanchisserie industrielle, ceci sous l’impulsion de Ian Elliott, Dominique Royer, Jean-Louis Giraudon et leur équipe. Les nouveaux actionnaires, dont Jean-Louis Giraudon, nous permettent de renforcer nos capacités financières, grâce à un apport bancaire de poids. C’est une sécurité pour les constructeurs qui nous accompagnent, comme pour nos clients. »

Polymark Laundry a également renforcé ses liens avec plusieurs partenaires techniques, nouveaux et existants, dont cinq techniciens de Mench Industry afin d’assurer un bon maillage du territoire et d’accroître ses capacités de projection éventuelles en Europe et dans le monde. « Nous avons pris un soin tout particulier pour garantir un niveau de service élevé et de qualité sur le long terme grâce à la présence et l’expérience de Jean-Louis Giraudon, d’Eddy Joseph, de Dominique Royer –gardien de la flamme ! pour travailler aux côtés de la nouvelle génération, Steve Bosteels, Ken Bosteels, Thierry Rougé, Ludovic Colibert, Jean-François Dumas, Didier Lafaire, Nadège Facquet... », sous la houlette expérimentée de Yves Bosteels, directeur général, et de Daniel Bouvard donc.

 

L’actualité locale de Haute-Marne se fait l’écho d’inquiétudes grandissantes autour du projet de construction de la blanchisserie d’Unitech vouée à l’entretien du linge issu du secteur nucléaire. Initié en 2016 (voir le précédent article de la rédaction ici), le projet censé s’implanter à Suzannecourt près de Joinville fin 2020 fait des vagues. La principale inquiétude réside dans le risque de pollution de la Marne et du lac du Der, situés à quelques dizaines de kilomètres, des problèmes induits par ces effluents au niveau de la faune et de la flore, mais aussi l’image négative de cette installation pour le tourisme.

Une association s'est créée en mars 2018, Joinville Lave Plus Propre, qui pointe le défaut d’informations et s’oppose farouchement à ce que le site sorte de terre et tente de mobiliser l’opinion publique et les élus locaux, dont certains commencent à afficher leurs doutes ouvertement. Une pétition circule et a déjà réuni 2 500 signatures. La commune, elle, soutient ce projet qui permettrait de créer 40 emplois. A terme, près de 1 500 tonnes de linge pourraient être décontaminées chaque année sur le site de Suzannecourt.