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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Les contraintes réglementaires sont décidément un levier d’innovation, et c’est avec son CO2 supercritique que DFD  entend proposer une nouvelle alternative à la Profession. Créé en juillet 2012, cet équipementier innovant de l’industrie 4.0 « conçoit, assemble et commercialise en France et à l’international des machines de nettoyage, dégraissage-départiculage de pièces et textiles, utilisant un procédé écologique performant à base de CO2 supercritique. »

Après avoir vendu ses cinq premières machines, DFD vient de lever un million d’euros auprès de JEREMIE Innovation 2 (conseillé par Sofimac Régions), CACF Capital Innovation, CEA Investissement et des investisseurs privés. Objectif : optimiser son process industriel et organiser son développement commercial, en France comme à l’étranger. Au-delà du marché de la mécanique de pointe, DFD vise celui de l’entretien des textiles et dispositifs médicaux implantables. « Les vertus relatives au procédé écologique maîtrisé par DFD ainsi que le bon « time to market » lié à l’abolition progressive des solvants chlorés confèrent à la société un avantage puissant sur son marché. DFD dispose ainsi d’une technologie must-have sur le marché des Cleantech et constitue l’une des rares sociétés au monde à maitriser ce procédé au niveau industriel. Quant à l’équipe, elle dispose d’un véritable savoir-faire et a su s’entourer d’experts reconnus mondialement dans le domaine du CO2 supercritique », souligne Quentin Mulaton, chargé d’affaires de Sofimac Régions.

Pour convaincre, DFD revendique un « coût d’investissement dans une machine fonctionnant au CO2 supercritique certes légèrement supérieur à celui des machines fonctionnant aux solvants classiques, mais très rapidement amorti si l’on prend en compte l'ensemble des coûts d’exploitation liés à l'utilisation de solvants chimiques, leur impossibilité à être recyclés ainsi que les améliorations de qualité de nettoyage et de process occasionnées. On constate également une baisse de consommation d’énergie pour la machine DFD de l’ordre de 50 %. »
Le nettoyage au CO2 supercritique convient pour les textiles aux salissures grasses, en remplacement des autres solvants dont le perchloroéthylène. Des essais sont en cours avec des usines industrielles du secteur.

Des arguments à faire valoir
D’après DFD, « l'utilisation du CO2 supercritique permet de traiter le textile de manière plus hygiénique et saine et de neutraliser certaines odeurs imprégnées. Sa neutralité par rapport aux tissus permet de ne pas les oxyder ni les agresser pour des actions de nettoyage. » A noter, le procédé peut aussi être utilisé pour le tannage des cuirs. « Le CO2 permet un traitement sans eau et en utilisant la quasi-totalité des agents de tannage comme le chrome ou des tannins végétaux. Ce procédé envisage de révolutionner le tannage en éliminant la totalité des rejets très polluant habituellement associés à l'industrie du tannage tout en conférant au cuir une qualité parfaite. Le tannage au CO2 SC permet également d'intégrer d'autres étapes comme la teinture et le nourrissage dans un seul et même procédé. »

La technologie en bref
DFD exploite la technologie du CO2 supercritique appliquée au dégraissage sous licence du CEA et a mis au point son procédé de nettoyage en éco-conception, en collaboration avec le CETIM et AIR LIQUIDE. Ce procédé a fait l’objet du dépôt de trois brevets. Lauréat des Trophées de l’innovation Eco-Efficacité du salon Industrie Lyon 2017, il offre aux industriels une alternative propre, sûre et efficace, sans eau ni solvant, aux traditionnels procédés lessiviels, chlorés ou pétroliers, polluants voire dangereux.

Après chauffage et mise en pression du dioxyde de carbone (au-delà 31°C et de 73 bars), le CO2atteint le domaine supercritique : un état intermédiaire, presqu’aussi dense qu’un liquide et dont les propriétés de transport (viscosité, diffusion) sont proches de celles d’un gaz. Il peut ainsi être utilisé comme un solvant apolaire permettant de remplacer ou de compléter des produits chimiques. C’est à ce solvant que seront exposées les pièces pour permettre leur nettoyage.

 

C’est dans le cadre magnifique de la Corse que se sont tenues mi-juin les 43e journées d’étude du GEIST (Groupement des Entreprises Industrielles de Services Textiles).

Une fois n’est pas coutume, l’événement a rencontré un vif succès, avec un très fort taux de participation. Plus de 110 personnes avaient fait le déplacement pour venir prendre la température de la Profession et écouter les conférences dédiées aux pratiques de Lean Management à l’heure des nouvelles technologies. Les exemples concrets exposés ont trouvé un écho réel et une oreille fort attentive, chacun projetant les possibilités évoquées sur son entreprise.

L’assemblée générale, qui avait eu lieu en préambule de ces journées, a permis au président du GEIST, Sébastian Sdez, d’exposer les réalisations de l’année écoulée, faisant montre de l'attrait renouvelé pour le rôle du GEIST en faveur de la promotion de la Profession.

Côté chiffres, on retiendra que les adhérents du GEIST totalisent un chiffre d’affaires de 1 903 millions d’euros en 2017, soit une tendance à périmètre constant de +1,6%. Le segment de l’industrie reste le marché majeur pour les loueurs, qui y réalisent 50% de leur chiffre d’affaires, suivi de l’Horeca (32,8%) et de la Santé (17,2%). En valeur, c’est le linge plat qui mène la danse (788 millions d’euros).

Par ailleurs, à l’image du reste du marché, on constate que les efforts pour réduire les consommations énergétiques sont payants : entre 2013 et 2017, les adhérents du GEIST pointent une baisse de 11% de la consommation du gaz (1230 Kwh/tonne), de 9% pour l’électricité (191 Kwh/tonne) et de 14% pour l’eau (soit 9,9 m3 par tonne).

 

L’enseigne détenue par le géant américain Alliance Laundry Systems poursuit son développement sur le territoire français. Speed Queen voit ainsi grossir les rangs de son réseau avec huit unités supplémentaires. Plusieurs ouvertures en un temps record pour le concept clés en main qui a essaimé dans toute la France. Le pavillon de l’enseigne flotte donc désormais à Montpellier, Lesneven, Noisy le Grand, Anglet, Grenoble, Gruissan, Paris 20e et Avrillé, où la laverie propose en plus un service de repassage, de couture et même de dépose des vêtements.

 

Une campagne de sensibilisation sur l’exposition à des substances dangereuses sur les lieux de travail a été lancée par l’Osha-eu (Agence européenne santé et sécurité au travail) , pour la période 2018-2019. Objectif : alerter sur les effets néfastes de ces substances qui sont à l’origine d’une part importante des maladies professionnelles et dont l'issue peut parfois être fatale. Ces maladies, ainsi que les accidents du travail causés par les substances dangereuses, peuvent s’avérer très coûteuses pour les entreprises. Malgré cela, on constate un manque général de sensibilisation à la nature et à la multitude de substances dangereuses présentes au travail, ainsi qu’aux risques qu’elles représentent, et les progrès accomplis pour réduire l’exposition des travailleurs ces dernières années ont été limités ou nuls. Selon l’enquête européenne sur les conditions de travail, la part de travailleurs indiquant avoir été exposés à des produits chimiques pendant au moins un quart de leur temps de travail est restée stable depuis 2000, aux alentours de 17 %.

Par sensibiliser tous les acteurs concernés par cette problématique, l’Osha-eu met à disposition de nombreux outils de sensibilisation et propose différents moyens de prendre une part active à la campagne :

Plus d’informations sur le site officiel de la campagne : https://healthy-workplaces.eu/fr

 

Paul Boyé Technologies vient de remporter le marché d’externalisation de l’habillement de la Police et de la Gendarmerie pour les quatre prochaines années. Un marché de 248 millions d’euros.

Déjà titulaire du marché actuel de la Gendarmerie Nationale depuis 2011, le spécialiste de l’uniforme et de l’Équipement de Protection Individuelle (EPI) ajoute donc à son activité l’habillement de la Police. Ce nouveau périmètre porte à 270 000 hommes et femmes l’effectif qui sera habillé chaque année par la société toulousaine, soit une augmentation de son chiffre d’affaires de l'ordre de 25 à 30%.

Jacques Boyé, président de la société éponyme, dit se réjouir d’avoir remporté cet appel d’offres. « C'est une décision exemplaire du ministère de l'Intérieur qui a fait le choix de retenir un industriel français de la filière textile habillement face à la concurrence d’intégrateurs dont la spécialité dans le marché de l’énergie (eau, gaz, électricité) est très éloignée du savoir-faire de la fabrication et de la distribution d’habillement administratif et militaire. Les détails des notes attribuées pour la sélection du lauréat, révélées dans le cadre d’une procédure de référé précontractuel engagée par les candidats évincés, ont démontré que le marché avait été attribué au MIEUX disant et non au moins disant. Le critère prix intervenant pour 60% et la qualité technique de la prestation pour 40% dans le calcul de la note d’attribution. C'est une véritable victoire pour l'industrie française de la filière textile habillement ! Depuis quelques années, nous nous retrouvons en effet confrontés à la concurrence d'entreprises dont le cœur de métier est très éloigné de notre activité, et qui se positionnent principalement avec des produits d'importation. »

Paul Boyé Technologies intègre l’ensemble de la chaîne de valeur de la création et l’étude des produits, en passant par leur production, leur stockage, la distribution individuelle et collective et enfin la gestion de leur fin de vie dans une démarche de développement durable et d’économie circulaire associant la filière textile d’Occitanie.

Calberson Sud-Ouest, partenaire historique du prestataire, assure l’acheminement France et Outremer des livraisons collectives et individuelles dans des conditions de délais et de sécurité conformes aux exigences élevées de ce marché.

Année après année, Paul Boyé Technologies n'a cessé de faire évoluer ses outils industriels et logistiques et son organisation afin de satisfaire au mieux les besoins opérationnels des gendarmes. Rappelons que la société a réalisé d’importants investissements industriels et logistiques au cours des six dernières années. L'entreprise dispose à Labarthe-sur-Lèze (Haute-Garonne) d'un centre logistique ultramoderne qui abrite également une unité de production et de Maintien en Condition Opérationnelle pour les EPI. Des atouts qui lui valent d’être également un important fournisseur des armées et de la sécurité civile (70% du CA actuel), notamment dans les produits technologiques de haut niveau de protection (NRBC, balistique, feu) exportés dans plus de 41 pays dans le monde.