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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Coup de tonnerre dans l’univers des salons consacrés au secteur ! Le géant Messe Frankfurt, déjà propriétaires des salons Texcare International (Allemagne), Texcare Asia (Chine) et Gulf Laundrex (Emirats Arabes Unis), a finalisé courant décembre via sa filiale française le rachat de JET Expo, seul événement national de la Profession. Mais loin de s’arrêter en si bon chemin, l’organisateur a également mis la main sur Clean Show aux Etats-Unis et China Laundry Expoen Chine. Un événement qui rebat les cartes et renforce la position de Messe Frankfurt en tant que premier organisateur de salons professionnels du secteur de l’entretien des textiles. Car comme le souligne Wolfgang Marzin, président du directoire exécutif de Messe Frankfurt, « nous organisons désormais des salons dans toutes les grandes régions économiques et proposons des effets synergiques à la fois pour les exposants et les visiteurs. »

JET Expo prend une nouvelle dimension

En France tout d’abord. Le rachat du salon JET Expo, seul espace officiel de rencontres et d’échanges pour la profession, révèle finalement tout son potentiel. Créé en 2005 et organisé tous les deux ans, il rassemble l’ensemble des professionnels de l'industrie textile : pressings, laveries, blanchisseries, location-entretien d’articles textiles, services à la demande, centres hospitaliers, établissements médicaux-sociaux, hôtellerie-restauration, conciergeries, collectivités… Il propose également des conférences sur les enjeux de l'industrie, des récompenses pour les meilleurs savoir-faire, ainsi que des centaines de rencontres BtoB par le biais d’un matchmaking.

La dernière édition (2017) a accueilli 75 exposants présentant près de 100 marques et 3 500 visiteurs dont 70% sont de véritables décideurs. Le salon est en grande partie tourné vers un marché national estimé à 3 milliards d'euros annuel, mais accueille également 25% d'exposants étrangers et 15% de visiteurs internationaux. Messe Frankfurt a su y déceler une opportunité : « Le salon est un élément essentiel de la stratégie mondiale du groupe dans l'industrie de l'entretien textile. Il permet de pénétrer une industrie francophone très spécifique et leader. Jet Expo est la plateforme la plus déterminante pour attirer les acteurs des marchés francophones existants et ceux en développement », indique l’organisateur.

La huitième édition, qui aura lieu en mai 2019, devrait donc bénéficier de moyens supplémentaires pour faire valoir sa qualité renouvelée et faire montre de ses ambitions. L’équipe, désormais composée de 16 personnes animant des services dédiés (commercial, marketing, technique, etc.) entend bien porter ce projet avec force –même si elle tempère quant aux changements supposés, calendrier serré oblige. « L’édition 2019 bénéficiera d’un regain d’énergie mais ne sera pas bouleversée dans sa forme. Il faudra patienter jusqu’en 2021 pour que toutes les synergies soient à l’œuvre », note le chef de projet du salon, Emmanuel Viollet.  

Un réseau international

En ce qui concerne ses visées internationales, Messe Frankfurt souhaite poursuivre la « success story » du Clean Show en coopération avec les principales associations professionnelles américaines. Le Clean Show, dont la dernière édition a attiré plus de 11 000 visiteurs professionnels et 481 exposants à Las Vegas en 2017, se classe parmi les salons les plus dynamiques aux États-Unis. La première édition sous pavillon Messe Frankfurt aura lieu à la Nouvelle-Orléans du 20 au 23 juin 2019. Les manifestations suivantes sont prévues à Atlanta et à Orlando en 2021 et 2023 respectivement.

China Laundry Expo fusionne de son côté avec Texcare Asia. Ensemble, les deux événements fixent au secteur chinois de l’entretien des textiles le plus grand rendez-vous annuel du pays. La première édition aura lieu en septembre 2019 au nouveau centre d'exposition international de Shanghai et sera organisée conjointement par Messe Frankfurt (Shanghai) Co Ltd., Unifair Exhibition Service Co Ltd., la China Laundry Association et la China Light Machinery Association.

A noter, tous ces événements sont complétés par de nombreux Forums Texcare, qui rassemblent des acheteurs locaux et des fabricants internationaux à travers le monde entier.

 

Le leader du secteur de la location-entretien poursuit sa stratégie d'acquisition dans ses marchés clés. La blanchisserie familiale espagnole Lavanderias Triton vient en effet désormais gonfler les rangs du groupe Elis, qui a également annoncé vendredi la reprise de Curantex en Allemagne. La finalisation de la transaction, soumise aux conditions réglementaires classiques, a eu lieu le 15 janvier.

Ces acquisitions, qui vont densifier un peu plus le réseau existant d'Elis dans ces pays, sera génératrice de synergies et élargira le portefeuille clients du groupe.

Lavanderias Triton a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires d'environ 8 millions d'euros. L'usine, localisée dans la région de Madrid, est spécialisée en linge plat et sert principalement des clients sur le marché de l'hôtellerie. L'entreprise couvre également les villes de Barcelone, Malaga, Elche et Ségovie au travers de prestataires partenaires.

L’usine de Curantex (CA 2017 de 14 millions d’euros), localisée quant à elle à Erkelenz en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, sert des clients sur le marché de la santé (hôpitaux et maisons de retraite). Son implantation permettra d’optimiser les usines de l’ouest de l’Allemagne, zone très dense en population où Elis gère déjà cinq usines traitant du linge plat et deux usines de vêtement.

A noter que la France ne pèse désormais « plus » que 32 % des revenus, devant l’Europe centrale (20 %), le Royaume-Uni et l’Irlande (15 %), la Scandinavie et l’Europe de l’est (15 %) et l'Amérique latine (9 %).

 

L’ECV-FRIVEP (Engagement pour la Croissance Verte - Filière de Réemploi et de Recyclage Industrielle des Vêtements Professionnels), construit en trois phases, est entré dans sa dernière étape : une expérimentation sera conduite jusque septembre 2019. L’objectif est triple : caractériser le gisement réellement collecté auprès des détenteurs de gisement de vêtements professionnels ; tester différentes options techniques de collecte, tri/démantèlement et d’utilisation des matières préparées dans les filières en aval ; évaluer les coûts de logistique, de tri, de démantèlement et de mise en filières selon les options techniques déterminées.

En dépit de la masse qu'ils représentent (15 000 tonnes par an), aucune filière de réemploi et de recyclage n'existait pour les vêtements professionnels jusqu'à la création de l'ECV-FRIVEP. L’absence de filière dédiée laissait jusqu’alors chaque donneur d’ordre organiser, comme il le peut, le traitement de ses vêtements en fin de vie. L’idée d’une filière de réemploi/recyclage industrielle des vêtements professionnels s’est concrétisée en 2016 au sein du Club Métiers ORÉE « Valorisation des Mousses et Textiles », qu’il s’agisse de tenues d’image ou de vêtements de travail spécifiques. L’intérêt collectif exprimé par les donneurs d’ordre est de pouvoir traiter leurs gisements en assurant la traçabilité, la sécurisation et la maîtrise des débouchés des matières premières secondaires.

Cette démarche, initiée par la SNCF et très appuyée par l'Etat, constitue une première sur le territoire national. L'Etat s'est en effet engagé à mobiliser de grands donneurs d'ordre pour faire bénéficier cette filière d'une masse critique suffisante pour la rendre économiquement viable : La Poste, GRDF, la Ville de Paris ou encore le ministère de la Défense ont rejoint cet ECV monté en partenariat avec des PME françaises spécialisées dans l'effilochage. Comme le souligne Christian Dubost, membre permanent du Conseil General de l’Environnement et du Développement Durable et ancien directeur du Développement Durable de la SNCF, cette initiative induit « des perspectives de création de valeurs sur le territoire national notamment en matière d’emploi, de formation et de gisements accessibles aux industriels. Nous sommes fiers de l’engagement des cheminots dans cette belle aventure humaine et industrielle. »

 

Pour compléter son offre digitale, Elior Services vient d'acquérir la start-up nantaise Alfred Conciergerie, plateforme qui coordonne différents partenaires pour proposer leurs prestations auprès des particuliers et des professionnels. Le service pressing en fait évidemment partie.

Présent notamment dans la propreté, l'hygiène ou encore l'hospitalité et le bio-nettoyage dans l'univers de la santé, Elior Services va disposer d'une nouvelle corde à son arc avec le rachat de la société Alfred Conciergerie. Cette entreprise nantaise créée en 2015 et 100% digitale offre à ses utilisateurs des services attractifs et personnalisés 24h/24h via une plateforme digitale (L’A boutique) et/ou en physique par un système de comptoir ou de casiers, en fonction des besoins de ses clients.

Cet éventail de services répond à un besoin régulier, un imprévu ou un évènement spécial, grâce à un réseau de professionnels partenaires parmi lesquels des pressings. Une opportunité, comme le détaille Alfred Conciergerie sur son site, pour se concentrer sur son cœur de métier (Alfred s’occupe des demandes, d’informer le client sur les conditions de vente et les tarifs), disposer d’une visibilité complémentaire auprès des membres de la Conciergerie et des autres partenaires, le tout sans frais d’adhésion, ni d’abonnement.

« L’acquisition d’Alfred Conciergerie nous permet de diversifier notre offre de services. Alfred Conciergerie est un partenaire de confiance engagé qui respecte l’environnement avec une gamme de services responsables. Cette acquisition nous permet de créer des passerelles et des synergies entre les différentes activités du groupe, pour mieux anticiper les enjeux de demain », souligne Gilles Rafin, président d’Elior Services.

 

Textile. Le premier rideau dépolluant est signé Linder


Publié le 18 déc. 2018 16:02:57

 

Linder, entreprise basée à Violay (42), vient de créer une ligne de rideaux dépolluants, disponibles dans neuf coloris, alliant décoration et innovation.

Fabriqué en France, tissé et ennobli entre Loire et Rhône dans les ateliers Linder, ce tissu détruit 90 % des polluants les plus courants mais aussi les plus toxiques dans l’air des espaces intérieurs : les formaldéhydes et aldéhydes.

Près de deux ans ont été nécessaires pour obtenir un tel résultat invisible à l’œil, sans dénaturer la forme du tissu – composé de lin, polyester et viscose – sa souplesse et sa couleur. C’est à l’étape de la teinture, qu’un procédé actif liquide est appliqué sur le rideau, lui permettant de capter et détruire les formaldéhydes et aldéhydes présents dans l’air.

Polluants numéro 1 des espaces clos, ces composés organiques volatils (COV) se retrouvent dans certains revêtements de sols stratifiés, dans la fumée de cigarette, de bougies, dans des colles, certaines moquettes et produits nettoyants… Ils provoquent allergies, asthme, irritations du nez ou des yeux, rhinites, migraines et sont déclarés cancérogènes par l'OMS.

Pour Patrick Linder, président du groupe, « nous sommes toujours aussi fiers de perpétuer notre métier de tisseur croiseur de fils en utilisant les techniques des premiers métiers à tisser tout en apportant des outils technologiques modernes et innovants ».

Ce rideau peut être lavé en laveuse – programme basse température 30°C. Il conserve ses propriétés dépolluantes jusqu’à cinq lavages.

Linder tisse chaque année 10 millions de m2 de tissus et équipe 2,5 millions de fenêtres. Son chiffre d’affaires est de 22 M€.