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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Monter une blanchisserie en quatre jours ! C’est le défi que vient de relever R&F Solutions pour répondre au besoin urgent de blouses propres et désinfectées pour les soignants de l’hôpital de Montfermeil(93). « On parle beaucoup de la pénurie de masques, explique Renaud Richert, dirigeant de R&F Solutionsmais on oublie que les soignants doivent être également équipés de blouses. Or dans cette période, le change doit être beaucoup plus fréquent, d’autant que la pénurie touche aussi les sur-blouses en non-tissé. L’hôpital de Montfermeil nous a sollicité pour trouver une solution rapide afin de pouvoir prendre en charge quotidiennement 800 blouses pour le personnel, et ce pour deux mois au minimumson service de blanchisserie étant saturé. » 

En quatre jours, Renaud Richert et deux techniciens de son équipe, ont réussi à transformer un gymnase de la ville de Montfermeil en une blanchisserie temporaire afin d’assurer l’entretien des blouses du personnel de l’hôpital. « Si nous avons pu faire l’installation aussi rapidement, c’est grâce à l’implication de mes techniciens, mais aussi grâce à une mobilisation sans faille de tous les partenaires. Tout d’abord Miele,qui nous a fourni immédiatement le matériel : trois machines barrières (des lave-linges aseptiques PW6163MF 16 kg et 24 kg, trois sèche-linges PT8403 20 et 25 kg, et cinq chariots à fond mobile). Miele a également dépêché deux techniciens pour effectuer les réglages et la mise en route. La banque a facilité le financement des machines, et PLGa pu nous fournir les doseurs automatiques et les produits lessiviels Techline adéquats – dont un désinfectant virucide. L’installation a été faite de façon à respecter au mieux les recommandations RABC, notamment en séparant la zone sale et propre. La ville de Montfermeil, sous la houlette de Michel Thunière, le directeur des services techniques, a été très réactive en mettant à disposition et en préparant le local pour l’installation, un gymnase, et en assurant la logistique. Ce sont d’ailleurs les personnels de la ville de Montfermeil qui assureront, pendant le temps nécessaire, l’entretien des blouses. Quant à la société Eiffage, elle a pu mobiliser du personnel pour faire les indispensables raccordements électriquesAu total, huit personnes se sont relayées sur ce chantier express pour que le personnel médical puisse, dès ce week-end, disposer de blouses propres. »

Il convient de saluer l’initiative de R&F solutions qui a réalisé cette opération en un temps record et s’est engagé à facturer l’installation et la location du matériel à prix coûtant.

 

La propagation de l’épidémie de Covid-19 en Europe et les différentes mesures de confinement imposées, impactent de manière croissante l’activité d’Elis dans la plupart de pays où le groupe de services textiles est présent. « En France et en Espagne, l’activité de nos clients hôteliers est quasiment à l’arrêt. Par ailleurs, l’annonce par les gouvernements de ces pays de la fermeture des commerces dits « non-essentiels », tels que les restaurants et les cafés, implique des baisses de volumes supplémentaires. Dans tous les autres pays européens, les volumes sont également en net repli sur le segment de l’hôtellerie-restauration, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne », indique le loueur de linge dans un communiqué. « Notre activité Industrie se montre pour le moment plus résiliente et nous enregistrons une bonne activité avec nos clients de l’industrie pharmaceutique et de l’agro-alimentaire. Néanmoins, nous notons un nombre croissant de fermetures d’usines de clients dans d’autres sous-secteurs. En santé, l’activité est quant à elle soutenue. » A noter qu’au Brésil, l’activité ne pâtit d’aucun impact, et la forte proportion de clients dans le secteur de la Santé devrait contribuer à ce que l’année 2020 se déroule normalement.

Aucune usine du groupe n’a fait l’objet de fermeture administrative et Elis peut normalement continuer son activité dans tous les pays où il est implanté. « Dans cet environnement incertain, le groupe jouit d’une très bonne liquidité et n’a par ailleurs aucune échéance de dette significative avant 2023. Elis dispose de deux lignes de crédit renouvelable confirmées, entièrement non tirées à ce jour, pour un montant total de 900 millions d’euros. »

Le leader du marché concède toutefois que ce contexte de crise sanitaire sans précédent aura des répercussions sur les résultats financiers du 1er semestre 2020 et les objectifs annuels 2020 indiqués le 4 mars dernier, qui seront revus et communiqués dès que la situation permettra une visibilité suffisante.

En attendant, Elis a immédiatement pris des mesures drastiques afin de préserver ses marges et sa génération de trésorerie :

  • La fermeture temporaire d’une trentaine d’usines, dont 16 en France et 10 en Espagne, la plupart du temps en transférant des volumes entre usines d’une même région afin d’optimiser les capacités de production et de limiter les coûts ;
  • L’ajustement des effectifs dans toutes les usines du groupe impactées par une baisse d’activité de nos clients ;
  • La mise au chômage partiel de plus de 80% des employés des sièges, en France et dans tous les pays européens, dans le cadre des différentes mesures d’aide aux entreprises annoncées par les gouvernements des pays, notamment en France et en Espagne ;
  • La revue du plan d’investissements industriels prévu en 2020 avec la suspension de tous les projets ne revêtant pas un caractère d’urgence, ainsi qu’une baisse très conséquente des investissements en linge pour l’année.

Fort de ces mesures, et même s’il est prématuré de donner de nouveaux objectifs précis pour l’année 2020, le groupe est convaincu de pouvoir limiter l’impact sur l’EBITDA et de réduire son niveau d’investissements. Pour chaque euro de chiffre d’affaires perdu, l’EBITDA sera impacté d’environ 50 centimes, et 20 centimes devraient être économisés sur les investissements.

« Pendant toute la durée de cette crise sanitaire et financière, Elis continuera de placer au centre de ses préoccupations ses collaborateurs, avec la volonté d’assurer leur santé ; ses clients, avec la volonté de continuer de leur fournir un service fiable et de qualité ; ses investisseurs, avec la volonté de maintenir une communication régulière et transparente. »

Le 7 avril, le spécialiste de la location-entretien annonçait d’ailleurs, dans le cadre de l'épidémie de Covid-19, avoir décidé de renoncer à la distribution d'un dividende au titre de ses résultats 2019 et suspendre temporairement ses acquisitions. 

 

Blanchisserie industrielle. Losa Clean passe chez Sdez


Publié le 15 avr. 2020 15:32:00

 

La blanchisserie rochelaise Losa Clean passera prochainement dans le giron du groupe de services textiles Sdez . Avec cette acquisition, le loueur de linge se dote d’un outil dernier cr . Initialement prévu fin mars, la signature est toutefois repoussée à une date ultérieure en raison de la crise liée au Covid-19. En attendant, la production de la blanchisserie tourne au ralenti, les opérateurs étant pour partie en chômage partiel. « Les employés restants appliquent bien sûr les gestes barrières », précise Eric Hornig qui ajoute avoir porté son choix sur Sdez pour des raisons d’abord éthiques. « Le groupe Sdez est venu visiter le site en novembre 2019. Tout s’est enchaîné assez vite ensuite ! Ce que j’apprécie, c’est de pouvoir assurer la continuité de certaines valeurs en transmettant ma blanchisserie à un groupe familial, mais aussi être en mesure de garantir des prestations de qualité pour mes clients. »

A terme, l’unité devrait s’installer dans un nouveau bâtiment plus grand, projet qui était déjà lancé avant la vente. « Mon fils intégrera en outre l’entreprise en tant que délégué commercial », se réjouit Eric Hornig, qui va pouvoir profiter d’une retraite bien méritée. « Mais je ne serai jamais bien loin de cette profession que j’apprécie véritablement ! »

 

Comment faire face à la pénurie de surblouses en non-tissé dans les établissements hospitaliers ? Bastié (groupe ACFPoyet Motte ) et la blanchisserie hospitalière de Montpellier ont su imaginer une solution originale qui a permis à l’hôpital montpelliérain d’acquérir 8 000 surblouses textiles en quelques jours. « Suite à la demande d’Andy Nguyen, responsable de la blanchisserie du CHU Montpellier le vendredi 3 avril, nous avons réfléchi à une solution rapide pour développer des surblouses qui puisse répondre aux besoins des soignants, détaille Laurence Malartre, directrice d’activité de Bastié.  Nous avons travaillé dans notre atelier sur des prototypes - à partir de modèles existants que nous produisons pour les CHU et que nous avons revus et simplifiés : fermeture par laçage dans le dos au lieu de bouton-pression, élastique simple au manche à la place de bord cote... Dès le lundi, nous avons modifié notre planning de production pour pouvoir faire le matelassage et les découpes de surblouses sur notre Lectra. Un premier millier de ces découpes prêtes à monter ont déjà été récupérées, le mardi 07 avril par un camion du CHU de Montpellier, qui a pu les répartir auprès d’une cinquantaine de couturières volontaires chargées de les assembler. Le tissu en polycoton (65/35) en 210 g, est déjà utilisé pour certaines de nos tenues référencées par les hôpitaux. Cela permet un traitement en blanchisserie industrielle à 60°C sans problème.Nous nous approvisionnons auprès de notre réseau de fabricants de fournitures français qui a répondu immédiatement présents pour compléter ce kit. Huit mille surblouses pourront être livrées dans les prochains jours. Cette opération montée en un temps record a été rendu possible grâce à l'investissement exceptionnel de nos salariés et à leur agilité pour répondre à cette demande hors-norme. » Andy Nguyen, de son côté, a tenu à souligner l'élan de générosité et l'implication des deux cents personnes qui se sont portées volontaires pour cette opération totalement inédite : « Nous avons dans un premier temps choisi de livrer plus de 80 personnes pour faciliter l’organisation logistique, puis nous élargirons notre distribution de kits dans les jours à venir. Nous devons remercier l’ensemble des volontaires de cet élan de générosité mais également, le professionnalisme des participants qui réalisent un travail de très bonne qualité, malgré parfois des moyens limités que l’on peut avoir à domicile. Un grand merci de la part de la profession hospitalière. Cette aide, apporte un réel plus pour nos équipes de première ligne. » « Cette opération va être étendue à d’autres établissements hospitaliers qui ont pu trouver des accords avec des lycées techniques offrant des filières couture et avec d’autres partenaires », précise Bruno Givaudan, directeur commercial de Poyet Motte Santé.

Un exemple de réactivité de la filière textile, qui sait apporter une réponse locale à la crise sanitaire à l’heure où la majorité de la confection se fait dans le bassin méditerranéen ou en Asie. Par ailleurs, le groupe ACF commercialisera dans les prochains jours des masques textiles lavables à usage non sanitaires, validés par la DGA. 

 

Fabricants. Opération masques pour la filière textile


Publié le 15 avr. 2020 15:28:00

 

Aujourd’hui, partout dans le pays, des industriels, leurs salariés et des particuliers se mobilisent à leur échelle afin d’apporter leur contribution à l’effort massif de production de masques. Les industriels du textile et les entreprises de la confection en font partie. « Devant la crise sanitaire mondiale et face à une pénurie de masques, de nombreuses entreprises textiles, petites et grandes, et leurs salariés, se sont spontanément lancées dans la fabrication de masques pour approvisionner des collectivités, services de santé, services de l’ordre ou acteurs économiques. Face à leurs besoins urgents, une véritable chaîne de solidarité s’est établie entre ces institutions et des entreprises travaillant avec des équipes réduites et, de manière tout à fait inédite, des professionnels et des amateurs aux talents de couture rejoignent ce mouvement avec enthousiasme », se réjouissent Yves Dubief et Vanessa de Saint-Blanquat, respectivementprésident et directrice générale de lUnion des Industries Textiles. « Notre filière textile a naturellement été mobilisée par l’Etat, début mars, afin d’augmenter la capacité de production nationale de masques. Près de 300 prototypes ont ainsi été développés par les entreprises textiles avec beaucoup d’ingéniosité et de réactivité et proposés à la DGA. Plus de 45 entreprises ont vu leur prototype caractérisé et produisent d’ores et déjà des masques à destination du grand public et des professionnels hors usage sanitaire, dans le cadre de 2 nouvelles catégories de masques créées par l'ANSM et l’Anses. »

L’UIT, ses fédérations régionales et sectorielles, ses pôles de compétitivité EuraMaterials et Techtera, son centre technique IFTH ainsi que le CETI, accompagnent ce travail de recherche et mettent en relation les professionnels. Le CSF Mode et Luxea ouvert une plateforme pour recenser le besoin et l’offre de matières et de services, contribuant à l’effort commun. Plus de 100 entreprises textiles et 200 ateliers de confection de toutes tailles y sont déjà actifs.

« Partout les exemples foisonnent, élevant au 3 avril la capacité de production globale à un million de masques chirurgicaux par jour. Fiers et reconnaissants, nous voyons ce mouvement s’amplifier de jour en jour. Le contexte économique est particulièrement difficile, mais notre industrie a prouvé qu'elle mettait tout en œuvre pour s'adapter et nul doute qu'elle poursuivra dans les semaines à venir. »

Selon Vincent Moulin Wright, le directeur général de France Industrie, la production est passée de quasiment zéro à 6 millions de masques par semaine en seulement 15 jours. Elle pourrait encore monter jusqu'à 10 millions d'unités voire au-delà, estime-t-il dans une interview à La Tribune. Un tour de force, mais qui ne couvre dans les faits que 20% du besoin national, évalué à 100 millions de masques par semaine (hors besoins futurs de la population). Le recours à l’importation ne sera donc pas une option !