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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Les 35es journées d’étude de l’URBH (Union des responsables de blanchisserie hospitalière) se sont déroulées les 9 et 10 octobre dernier, à Saint-Etienne. Comme chaque année, un peu plus de deux cents blanchisseurs hospitaliers et cinquante-huit partenaires techniques se sont déplacés pour cette manifestation toujours très attendue des professionnels. « Cette trente-cinquième édition confirme l’intérêt constant de nos adhérents pour faire évoluer leur métier vers toujours plus de professionnalisme en tenant compte des avancées de la recherche et du développement, a déclaré Andy Nguyen, président de l’URBH. Au cœur des préoccupations de cette édition, la qualification du lavage et la certification RABC. Le groupe de recherche piloté par Sandra Constant du CTTN, le Dr Philippe Carenco et le professeur Estelle Juma-Bilak, du CHU de Montpellier, a pu présenter les premiers résultats. A court terme, nous devrions être en mesure de proposer une méthodologie de qualification du lavage différenciée en fonction des particularités géographiques et saisonnières de chaque établissement. »

La certification RABC a fait l’objet d’une conférence au cours de laquelle il a été mentionné que 14 blanchisseries hospitalières envisagent de s’engager très prochainement dans un processus de certification de la norme RABC NF EN 14065. 

Parmi les autres sujets abordés, appuyée par des retours d’expérience sur des pratiques dans différentes blanchisseries (Nathalie Dousset au CHU Reims, Cyril Boenigen de Santalys à Toulon, Michaël Chardon à la BIHL Sud de Saint-Etienne), la conférence sur le bien-être au travail par David Azria, consultant du cabinet Vivement lundi, a suscité un grand intérêt de la part des participants.

« Nous remercions les partenaires techniques pour leur participation. La qualité de nos journées d’étude repose sur le soutien de ces partenaires qui nous accompagnent depuis 35 ans », a rappelé le président de l’association. Les prochaines journées d’étude se tiendront début octobre 2020 à Agen dans le Lot et accueilleront la toute nouvelle association d’Eco-nettoyage hospitalière qui devrait voir le jour dans les prochaines semaines.

 

L’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en avril 2019 a ému le monde entier.

Les travaux de restauration ont repris le 19 août dernier et la question des polluants et contaminants présents sur le site et aux alentours a rapidement été au cœur des débats. En première ligne, l’ensemble des travailleurs présents sur le site pour réaliser les ces travaux. C’est l’entreprise Georges, blanchisserie spécialisée dans le nettoyage et l'entretien des vêtements de travail qui a été retenue par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) d’Île-de-France pour le nettoyage des vêtements de tous les acteurs du site de Notre-Dame. La technique utilisée, Hydrofinity, permet d’éliminer toute trace de cendre et de particules de plomb des vêtements. Karine Da Silva, présidente de Georges, a déclaré :

« Nous disposons de l'exclusivité européenne pour le déploiement des machines à laver Hydrofinity. Des machines qui consomment 80% moins d'eau grâce à l'utilisation du système de billes XOrbs d’Hydrofinity dans le tambour. Nous avons développé un large panel de programme de lavage et de décontamination que nous proposons en fonction des particularités des clients. La Drac a pris en compte le fait que nous contrôlions la chaîne de décontamination, que nous sachions comment éliminer le plomb et que l’eau du cycle de nettoyage soit stockée et recyclée par une entreprise spécialisée. »

Jamie Harrison, directeur des ventes EMEA chez Hydrofinity, a ajouté : « Nous travaillons avec Karine et son équipe depuis près de 5 ans maintenant et nous sommes ravis que nos machines l’aient aidée à remporter une série de grands comptes tout en aidant à protéger les travailleurs. En éliminant les contaminants dangereux tels que le plomb les uniformes et les équipements de protection individuelle (EPI) constituent un argument de vente important pour Georges, que la très grande majorité des blanchisseries commerciales ne peuvent offrir. »

 

CLC Equipements est maintenant une filiale du groupe Chimiget, qui consolide son activité à plus de 50 millions d’euros. Complémentaires, c’est en mars 2018 que CLC Equipements et Chimiget s’étaient naturellement rapprochées. « CLC Equipements avait besoin de se développer et Chimiget avait besoin de se diversifier. L’association des compétences techniques et chimiques au service des métiers de la blanchisserie et de nos clients créent des synergies qui apportent des solutions toujours plus complètes et innovantes », se réjouit Lionel Chautagnat, gérant de CLC Equipements, société familiale et régionale, spécialiste en conception, équipements et services pour les métiers de la blanchisserie.

L’opportunité était en effet pertinente, le groupe Chimiget étant pour sa part spécialiste des métiers de la chimie. La détergence pour l’entretien des textiles est un segment de marché sur lequel le groupe est arrivé suite à la reprise de la société DID (Dosage Installation Détergence), basée à Pont-Evèque et partenaire de longue date de CLC Equipements. « C’est en reprenant la société DID que Chimiget a pu se spécialiser dans les solutions de détergence pour l’entretien des textiles, ce qui représente 30% des métiers de la détergence », indique Pierre Bogossian, PDG du groupe Chimiget. « Au-delà, ce rapprochement a permis de faire l’acquisition de la société Auvergne Maintenance Services basée près de Clermont-Ferrand en décembre 2018, puis d’en faire une fusion en février 2019. Aujourd’hui, CLC Equipements a son siège social historique à la Motte-Servolex en Savoie, une agence à Gerzat dans le Puy-de-Dôme et une antenne à Lyon. Les marchés évoluent, les clients se regroupent et les cycles de vente sont longs en ce qui concerne les équipements. Pour toutes ces raisons, il était nécessaire d’être présents sur l’ensemble de la Région Auvergne-Rhône-Alpes », précise Lionel Chautagnat. Et de conclure : « Unir nos compétences, optimiser chaque implantation, permet de transmettre à nos clients des solutions fiables et performantes en tenant compte plus que jamais de l’Environnement : telle est notre ambition ! »

 

Textile. ACF groupe reprend Bastié


Publié le 14 oct. 2019 16:40:00

 

ACF groupe la holding propriétaire de Poyet-Motte, spécialiste du linge de lit, vient de racheter Bastié, une société familiale basée à Castres (81), qui confectionne depuis 1950 des tenues de travail pour le secteur de la santé. « C’est une belle entreprise avec un vrai savoir-faire dans le domaine de la confection. Le design, le patronage et la coupe sont effectués à Castres et l’assemblage dans son unité de confection au Maroc. Son portefeuille produits est complémentaire de celui de Poyet-Motte. Cette acquisition nous permettra de proposer une offre tout à fait pertinente au secteur du soin et de la santé », a déclaré Alain Couble, président directeur général de Poyet-Motte. 

ACF groupe, présent sur le marché du textile depuis 180 ans à travers Poyet-Motte, réalise ainsi son quatrième rachat depuis 2009. La holding a successivement repris les sociétés Toison d’Or, Domiva devenue Poyet-Motte Puériculture, Lamy et Bastié. Cette dernière acquisition constitue un soulagement pour les douze salariés de Bastié qui voient se concrétiser dans cette reprise l’espoir de pérenniser leur activité sur le site tarnais, après le prochain départ en retraite de leur dirigeant Jean-Paul Bastié. 

 

Les défis mondiaux ne peuvent être relevés qu'ensemble. A ce titre, les instituts allemands de recherche sur les textiles et les fibres (DITF) ont franchi une nouvelle étape importante dans le développement de leur coopération internationale. Depuis le mois d'août, ils se sont affiliés au pôle de compétitivité français Techtera, basé dans la région textile Auvergne-Rhône-Alpes.

Etant reconnus comme établissement public de recherche par le ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, donnant droit au crédit d’Impôt Recherche, les DITF sont un partenaire idéal pour l'industrie française. La coopération avec eux permet aux entreprises de l’Hexagone de bénéficier de 60 % d'avantages fiscaux (au lieu des 30% habituels) sur leurs dépenses de recherche et développement.

Cette coopération représente aussi un réel atout pour les DITF, à bien des égards. L’affiliation permet une mise en réseau avec de nombreux acteurs - et ce, bien au-delà des frontières françaises. Les axes privilégiés de ce pôle de compétitivité correspondent aux domaines de recherche stratégiques des scientifiques de Denkendorf, tels que l'automobile et la santé, mais aussi le recyclage et les textiles intelligents. Le « Club Smart Textiles & Wearables » a d’ailleurs été fondé dans le cadre de ce cluster, dans lequel des thèmes tels que l’IoT, la gestion de l'énergie, le transfert de données et les nouveaux modèles économiques sont traités, des sujets également bien présents au sein du centre de recherche des DITF.

Pour rappel, le pôle de compétitivité Techtera pour les textiles et les matériaux flexibles a été fondé en 2005 et regroupe aujourd'hui 162 entreprises, associations et instituts membres. Son objectif est de développer conjointement des solutions textiles pour des thèmes d'avenir tels que la durabilité, l'urbanisation, la santé et le changement démographique. Il accompagne et conseille les entreprises et les centres de recherche dans la réalisation de leurs projets. Techtera réalise des analyses de marché et offre un large éventail de mesures et d'outils marketing pour s'assurer que les résultats de recherche s'imposent également en tant que produits sur le marché.