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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Pressings. Une réouverture sous tension


Publié le 28 avr. 2020 13:34:05

 

Face à cette crise sans précédent pour notre secteur, la Fédération Française des Pressings et Blanchisseries (FFPB) s’est battue aux côtés de la CNAMS, la CPME et de l’U2P afin de solutionner l’accès aux dispositifs proposés par l’Etat pour les pressings. « En l’état, à cause du décret sur les établissements autorisés à ouvrir, les pressings ne pouvaient pas prétendre à grand-chose, en dehors par exemple du fonds de solidarité et du chômage partiel. Suite à ce travail conjoint, nous avons mis en place une page spéciale sur notre site web dédiée à la gestion de la situation. Y figurent tous les documents utiles aux exploitants ainsi que les liens officiels vers les sites essentiels. Nous avons transmis à nos adhérents dont nous disposions du mail tous ces documents, et une plateforme téléphonique nous informe de chaque appel reçu, qu’il provienne d’un adhérent ou non », détaille le président, Olivier Risse.

La FFPB affirme par ailleurs maintenir des contacts très fréquents avec ses représentants en région, de nombreux professionnels, ainsi qu’avec les ministères et les élus. « Les conséquences vont se faire pesantes sur notre marché, notamment l’impact économique. Les pressings accusent une forte perte de chiffre d’affaires dans une saison habituellement forte. Des incertitudes demeurent sur les charges, entre autres la suppression des loyers. Le secteur en sortira affaibli économiquement, pour les petits exploitants comme pour les plus gros », déplore Olivier Risse. Un constat qui amène la FFPB à préparer du mieux possible l’après-Covid 19. « Cette nouvelle phase doit nous permettre de retrouver la clientèle et de la rassurer. La FFPB a créé un groupe de travail comprenant des représentants de toute la filière pour proposer des mesures à mettre en place lors de la reprise de l'activité, aujourd'hui très réduite, pour ne pas dire à l'arrêt. L'objectif est d'apporter des solutions tant techniques que juridiques ou informatives. Les résultats de cette cellule seront communiqués avant le 11 mai, date supposée de la reprise de l’activité. Il s’agira de nouveaux protocoles officiels qui seront aussi publiés par le ministère du Travail sur une fiche sécurité. » Et de conclure : « Nous avons beaucoup de travail devant nous. Une nouvelle fois, le secteur va devoir faire preuve de courage, et réinventer son modèle en bousculant ses habitudes. Il en va de l’avenir de notre métier ! »

 

Depuis son lancement le 23 mars, plus de 2 600 chefs d’entreprise ont fait appel au numéro vert gratuit 0800 942 564 mis en place par les administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires, spécialistes de la prévention et du traitement des difficultés des entreprises, avec le Ministère des Finances et de l’Economie.
Les nouvelles statistiques issues de la hotline « Solidarité Entreprises Covid » montrent que les entreprises maîtrisent et apprécient les mesures d’aide massives et rapides mises en place par le Gouvernement, mais il y a une inquiétude grandissante en cette fin de mois sur les questions de trésorerie et pour les entreprises qui n’ont pas reçu de réponses ou bénéficié des aides.

Le maintien des loyers, un sujet qui chiffonne

Sans surprise, la question des loyers cristallise beaucoup l’attention des pressings. Si des initiatives solidaires de bailleurs se sont fait jour, beaucoup d’exploitants restent confrontés au refus de toute négociation de la part de leur bailleur, ce que confirme Benjamin Allary, président du CFET de la région Paca et exploitant de pressings : « Les semaines s’égrènent depuis le 15 mars et la conclusion est la même pour tous : nous allons devoir payer nos loyers. Les négociations avec les bailleurs sont rugueuses pour un résultat nul. » Dans un courriel transmis à la FFPB et à ses instances en région, le dirigeant s’inquiète et interpelle sur les initiatives à ce sujet : « La pression est-elle maintenue ? Nos demandes sont-elles renouvelées depuis la mi-mars ? », interroge-t-il. « Nous devons faire entendre le cas particulier des pressings et plus spécifiquement ceux situés dans les galeries marchandes avec les loyers les plus élevés et les bailleurs les plus obtus. Il conviendrait d’obtenir de nos gouvernants et de nos bailleurs une indexation du loyer sur le CA N-1, du 16 mars 2020 jusqu’à la fin de l’année. »

Déjà fragilisée, confrontée à la disparition de 50% des pressings en dix ans, la profession risque fort de continuer à s’étioler. « On annonce déjà la fermeture de 20% des pressings d’ici fin 2021, sachant que la mutation technologique n’est pas achevée, qu’il va falloir faire des demandes de prêts pour renouveler du matériel ou pour innover, avec un bilan 2020 catastrophique... », alerte Benjamin Allary. « Les plus petits et fragiles de la profession bénéficient de nombreuses aides sur cette période, ce qui est une bonne chose. Mais les PME de la profession, qui représentent, quand même, 80% du volume et du chiffres d’affaires et 90% des salariés, ne bénéficient de rien ! Le PGE ? Nous aurions obtenu un prêt de trésorerie sans la garantie de l’état. Le fonds de solidarité et les dégrèvements ? On a un chiffre d’affaires trop important pour en bénéficier et on a trop de salariés… Un fonds d’investissement ou une annulation des loyers règlementées ? Non, pas pour la profession. »

Sensibiliser les bailleurs à une nécessaire solidarité

Dans ces circonstances, une annulation ou une indexation des loyers seraient plus que bienvenues. Mais livrés seuls à la négociation face à des bailleurs aguerris, les pressings ont peu d’espoir de voir leurs chances aboutir, sauf à ce que la FFPB, qui travaille conjointement avec la CNAMS et l’U2P sur cet épineux dossier, parvienne à esquisser une piste valide.

Le Conseil National des administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires (CNAMJ) pourrait toutefois apporter de l’eau au moulin et sensibiliser les bailleurs au bon sens et à la solidarité car les chiffres et faits parlent d’eux-mêmes. Les sujets de financement au sens large pour faire face à la crise ou alléger la trésorerie représentent 53,3% des questions posées à leur hotline. Dans le détail, l'aide du Fonds de solidarité demeure le sujet n°1 de questionnement des appelants ; suivent les demandes/refus de prêts bancaires, PGE, etc. Arrivent derrière les reports d’échéances sociales ou fiscales puis les besoins de trésorerie à court terme.  « Certains secteurs semblent plus particulièrement impactés. Sans surprise, l'écrasante majorité des entreprises appelant le N° Vert des AJMJ est composée d'auto-entrepreneurs et de TPE, qui sont plus durement touchées par la crise actuelle », explique Christophe Basse, Président du Conseil National des Administrateurs Judiciaires et Mandataires Judiciaires (CNAJMJ). Et de se vouloir rassurant toutefois : « Il faut rappeler que notre droit français est le plus protecteur au monde pour la sauvegarde des entreprises et des emplois en cas de difficultés. C’est pourquoi la Coface prévoit à ce stade +15% de défaillances en France quand elle en prévoit beaucoup plus aux Etats Unis (+40%) et au Royaume Uni (+33%). Des outils de prévention confidentiels et gérés à huis clos comme la conciliation ou mandat ad hoc, ou de procédures collectives comme la sauvegarde ou le redressement judiciaire permettent à l’entreprise de se mettre sous protection et de renégocier ou geler ses créances, pour obtenir un regain de trésorerie le temps de la crise. Les administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires sont des spécialistes de ces procédures et sont mobilisés pour apporter réponses et diagnostics aux entreprises en fonction de leur situation à travers la hotline. »

 

Fabricants. Ecolab s’adapte face au Covid-19


Publié le 28 avr. 2020 13:23:51

 

L’équipe du fabricant collabore étroitement avec ses clients blanchisseurs, comme Sdez par exemple, en vue de mettre en place des programmes de nettoyage et de désinfection, particulièrement en ce qui concerne le traitement du linge des résidents et des patients. « Les nouveaux programmes de blanchisserie et de nettoyage éprouvés face au virus sont très demandés. L'équipe Textile Care d'Ecolab collabore avec ses clients de blanchisserie en vue de mettre en place des programmes, testés et validés selon les normes sur les produits biocides (BPR), et homologués auprès d'institutions d'experts, telles que le Robert Koch Institute ou l'Association allemande d'hygiène appliquée (VAH)», détaille le fabricant.

Selon la responsable de territoire Olfa Garsaa, le programme de blanchisserie virucide se caractérise par trois paramètres étroitement liés : la quantité de détergent, la température et la durée du cycle. « Seule la combinaison du détergent et d'un désinfectant breveté et homologué peut être utilisée, explique-t-elle. Il faut aussi bien respecter le dosage, la température et le temps de contact de la procédure déposée. »

Le fabricant de produits lessiviels a été prompt à réagir : « Notre division Textile Care a été l'une des premières à répondre aux demandes urgentes des clients pendant cette période difficile. L'équipe en France, dont notamment notre responsable de secteur Olfa Garsaa, a effectué des interventions en urgence pour assurer la mise en place de programmes virucides sur un total de quinze sites en seulement trois jours », souligne Bertrand Morin, le directeur commercial France. En trois jours à peine, l'équipe française a été en mesure de répondre à la demande de 15 sites au total, assurant ainsi la bonne mise en place des procédés de lavage virucide. « Certaines études scientifiques, comme celle publiée par le Journal of Hospital Infection, ont révélé que le virus peut survivre jusqu'à 9 jours sur des surfaces inertes. Le CDC fournit des consignes pour le nettoyage de la maison, linge compris, mais qu'en est-il des opérations de blanchisserie professionnelles à grande échelle ?, questionne le fabricant. Les hôpitaux, les centres de soins à long terme et les blanchisseries commerciales doivent garantir que les serviettes et le linge de lit sont efficacement nettoyés et désinfectés. Les services de traitement du linge jouent ici un rôle capital dans la lutte contre la propagation. »

 

Le groupe espagnol annonce avoir acquis 100% du capital de sa joint-venture chinoise Girbau Shenguang Laundry Technology (GSLT), qui devient ainsi une filiale entièrement contrôlée par Girbau. L’objectif est de favoriser le développement futur de l'entreprise et de renforcer sa position sur le marché asiatique. Rappelons que GSLT est le résultat de la joint-venture créée en 2017 par le groupe Girbau et Shenguang, le fabricant chinois de machines de blanchisserie.

Le groupe Girbau, qui détenait jusqu'à présent une participation majoritaire dans la société, prend ainsi le contrôle complet après l'achat des actions restantes à son partenaire, Qian Zhigen, président du Shanghai Shenguang Machinery Group. Le partenariat entre les deux sociétés a permis à Girbau d'augmenter sa part de marché en Chine et de s'implanter dans la région. GSLT, située à Shanghai, fournit des solutions de blanchisserie professionnelles et est exclusivement dédiée à ses clients sur le marché chinois.

Après la finalisation de cette transaction, Qian Zhigen, d'un commun accord, démissionnera de son poste de PDG de GSLT ainsi que de son poste de membre du Conseil d'Administration, passant à l'exercice du rôle de conseiller senior jusqu'en juin afin de fournir le soutien nécessaire pendant la période de transition. Le directeur général, Jeff Liang, dirigera la filiale GSLT, qui relèvera directement du PDG du groupe Girbau, Mercè Girbau, et du président du groupe, Serge Joris.

Mercè Girbau a exprimé la gratitude du groupe Qian Zhigen, déclarant : « De nous tous à Girbau, nous sommes reconnaissants à monsieur Qian pour son bon travail et pour le soutien inconditionnel qu'il a fourni au groupe au fil des ans. »

 

Fabricants. Maxi-Press investit pour l’avenir


Publié le 28 avr. 2020 13:09:36

 

Le fabricant allemand, spécialiste des membranes équipant toutes les presses d’essorage installées en blanchisserie industrielle, prépare l’avenir sur un plan humain et pratique à la fois. D’abord, avec un déménagement. La société vient en effet de s’installer dans un nouveau bâtiment près de Fulda, au cœur de l'Allemagne. Un choix géographique qui permet de booster sa logistique : Maxi-Press dispose ainsi de surfaces nettement plus importantes pour l'administration, la vente, la production et le stockage – au total environ 3 000 mètres carrés sur lesquels l'entreprise peut travailler selon les normes les plus modernes. « La demande de nos produits par des clients du monde entier est en constante augmentation », déclare Tim Zaiser, le directeur général. « Nous sommes en excellente posture afin de répondre à cette demande pour l'avenir. »


Lors de la planification du bâtiment, Maxi-Press a également tenu compte de ses employés et de l'environnement : le nouveau siège de l'entreprise offre un environnement moderne pour un travail efficace ainsi que de l'espace pour le nouveau personnel. Des cellules solaires sur le toit produisent de l'électricité verte, le bâtiment administratif est chauffé par une pompe à chaleur respectueuse du climat et il y a des points de recharge pour les voitures électriques. Autant d’actions qui viennent renforcer les convictions humanistes du fabricant, également membre de soutien de Viva con Agua depuis avril 2020.

Cette organisation internationale à but non lucratif s'est engagée à donner aux populations du monde entier un accès à l'eau potable. « Maxi-Press soutient des projets « Wash » sur les thèmes de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène, telles que des initiatives de construction ou des formations sur le lavage des mains. Dans de nombreuses régions du monde, l'eau propre est rare. C'est pourquoi nous investissons dans des projets de protection de l'eau et soutenons l'équipe de Viva con Agua, qui travaille pour un monde meilleur avec beaucoup d'engagement et de joie de vivre », conclut Tim Zaiser.