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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Pressing. La formation des artisans Pressing menacée


Publié le 9 avr. 2019 17:46:00

 

La Fédération des pressings et blanchisseries (FFPB) (lien 1) pousse un cri d’alerte concernant les réformes sur le secteur de la formation qui entraînent d’importants dysfonctionnements.
Depuis le 15 mars 2019, les demandes de financement de formation professionnelle continue des artisans ne peuvent plus être prises en compte. La faute au transfert aux Urssaf, depuis le 1er janvier 2018, de la collecte des contributions à la formation continue des artisans auparavant assurée par la Dgfip. « Pour commencer, le basculement du prélèvement des cotisations formation des non-salariés du FAFCEA* aux Urssaf a entrainé une chute dramatique des recettes, passant de 65 M€ en 2017 à 22M€ en 2019 ! Les fonds disponibles sont épuisés depuis le 15 mars dernier, et pour le moment il est difficile d’avoir une certitude sur la prise en charge des formations jusqu’à fin 2019 », s’inquiète Olivier Risse, le président de la FFPB. « La CNAMS et l’U2P, nos organisations patronales de tutelle, multiplient les réunions et requêtes avec les ministères pour trouver des solutions. A ce jour, il semblerait que la situation s’éclaircisse et que le FAFCEA pourrait reprendre ses engagements financiers dans les jours qui viennent. Mais qu’en sera-t-il pour les salariés, lorsque les Urssaf prélèveront les leurs ? », s’interroge-t-il.
De son côté, Bernard Stalter, le président de la CNAMS et de CMA France, juge également la réforme inefficace : « Cette situation est inquiétante et injuste. Pourquoi les artisans n’auraient-ils pas le droit à la formation continue alors que les Français, leurs clients, demandent toujours plus de qualité et toujours plus de traçabilité ? Alors qu’ils s’appuient sur leur savoir-faire pour garantir la plus grande sécurité aux consommateurs ?  Alors qu’ils font face à de nombreux défis, transition écologique, numérisation, conquête de marchés à l’export… qui impactent leur métier et leur activité ? Les artisans croulent sous les normes et les charges, pourtant ils doivent sans cesse s’adapter et se former afin de pouvoir tirer leur épingle du jeu et réussir dans un environnement fortement concurrentiel ».

L’inquiétude est légitime, alors que la formation reste un enjeu essentiel, au sein des pressings notamment. « Cette situation est incohérente, d’autant que l’on est l’année de la mise en œuvre de la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » qui met l’accent sur la formation », s’alarme Bernard Stalter.

Au-delà, cela pourrait bien envoyer un signal négatif qui viendrait ternir l’image du métier. Chacun conviendra que les artisans travaillent, forment, recrutent, font vivre les territoires, sont les ambassadeurs de l’excellence à la française –pour preuve nos MOF nettoyage-apprêtage-teinturerie : « On devrait soutenir et valoriser nos artisans. Leur donner les moyens de réussir. Nous savons bien que l’artisanat recrute et que l’apprentissage est un puissant levier dans la lutte contre le chômage, notamment des jeunes. Beaucoup d’artisans sont également maîtres d’apprentissage. Ce sont eux qui forment les artisans de demain. Ce n’est pas en les privant de formation qu’on leur donnera les meilleures chances de réussir », regrette Bernard Stalter.

Autre sujet d’inquiétude, le passage des OPCA aux OPCO, qui crée lui aussi d’importants dysfonctionnements. « Il n’y a aucune visibilité quant aux possibilités de financement des formations ; les organismes de formation tournent donc au ralenti, avec tous les problèmes sociaux et financiers que cela entraîne, souligne Olivier Risse. Depuis le 1er avril, notre branche est affiliée à l’OPCO n°11 « Entreprises à forte intensité de main d’œuvre » ; cet organisme rassemble des branches puissantes comme le travail temporaire et l’hôtellerie-restauration ; aussi, notre branche ne pèsera pas lourd dans la gouvernance. Nous devrions cependant pouvoir créer une SPP « entretien textile » ou à tout le moins intégrer une SPP dont le secteur d’activité se rapproche du notre. »
Le 31 Mars est paru au JO l’arrêté portant agrément de l’opérateur de compétences « Entreprises à forte à intensité de main d’œuvre ». Cet OPCO va donc devoir très rapidement se rapprocher d’OPCALIA OPCA/OPCO actuel afin qu’une convention de délégation soit négociée entre les deux instances pour permettre le financement des formations pour notre secteur jusqu’à la fin de l’année. « Dès la mise en place de ce nouvel OPCO pour notre branche, nous pourrons communiquer sur les futures prises en charge financière et critères », conclut Olivier Risse.

*Fonds d’Assurance Formation des Chefs d’Entreprise Artisanale

 

Les dix ans de la blanchisserie rochelaise Losa Clean coïncident avec une vague d’investissement conséquente pour faire basculer l’outil de production dans une autre dimension. Jeudi 14 mars, Losa Clean fêtait ses dix ans en grande pompe. Eric Hornig, à la tête de la blanchisserie, avait organisé une journée portes ouvertes. L’occasion pour les élus, les clients et les personnalités locales de découvrir en présence des partenaires un outil de production totalement revu et à la pointe de la technologie, l’intelligence artificielle étant désormais de la partie. Le dirigeant avait entamé la mue de son outil de production lors de notre reportage sur son site il y a un an. Il avait alors opté pour un tunnel de lavage Powertrans Vario du fabricant allemand Kannegiesser (lien 2), son partenaire privilégié, avec pour volonté d’améliorer ses ratios de productivité et se ratios énergétiques, qui étaient alors de 2,5 t/j avec une consommation d’eau de 15 litres par kilo et de 1,3 kWh de gaz. Déjà à l’époque, il nous avait confié avoir d’autres projets en cours. Désormais concrétisés, il offre à ses employés un espace réaménagé et agrandi de 800m2 où tout le matériel a été remplacé. Les objectifs sont multiples : réduire l’impact environnemental de l’activité, garantir l’hygiène, assurer un résultat de haute qualité, améliorer les conditions de travail, développer la productivité, et économiser sur les énergies.

Un équipement de haute qualité
De 600 kg de linge traité chaque jour il y a dix ans, Losa Clean est passé à six tonnes jour. Ses récents investissements vont lui permettre de grimper à dix tonnes. La première étape a consisté à coupler son nouveau tunnel avec une centrifugeuse Powerspin+ et deux séchoirs gaz type DC 75kg. Les ratios énergétiques ont chuté à 4 litres d’eau par kilo de linge lavé pour 0,7 kWh de gaz consommé par kilo.
Le site s’est aujourd’hui doté de deux trains de repassage 100% gaz grand et petit plat à engagement déporté et d’un pôle réservé aux éponges d’une capacité de 2 000 pièces heure (deux plieuses éponges dont une pour les peignoirs). Un tunnel de finition et une laveuse Favorite FA 800+ devraient bientôt trouver leur place aux côtés de ces équipements. Une belle vitrine pour Kannegiesser et un pari remporté pour Eric Hornig, qui avait à cœur de conduire sa blanchisserie vers la réussite à l’heure du 4.0, mais surtout pas au détriment du confort de travail de ses opérateurs.
La journée a été une réussite. « Je tiens à dire un grand merci à tous ! Aux élus présents, monsieur le député Oliver Falorni, madame la vice-présidente du Conseil Départemental Evelyne Ferrand ; aux personnalités, dont le président de la CCI Thierry Hautier, Marcial Pezant, délégué général du MEDEF 17 ; à nos partenaires Kannegiesser, Christeyns, Denantes ; à notre clientèle d’hôteliers, restaurateurs et à l'ensemble des collaborateurs, ainsi que la famille, amis et tout le personnel de l'entreprise pour cette superbe journée et la soirée de l’anniversaire des dix ans de la blanchisserie Losa Clean », a tenu à souligner Eric Hornig.

Sur la photo, Eric Hornig (à droite), en compagnie du député rochelais Olivier Falorni.

 

Laverie libre-service. GLF s’exporte avec succès


Publié le 9 avr. 2019 17:35:00

 

Le Groupement des Laveries Françaises (GLF) n’en finit plus d’étendre son savoir-faire à l’international ! La société créée en 1990 repousse sans cesse les frontières pour répondre aux besoins des marchés étrangers. Forte de quelque 320 implantations à ce jour, elle a notamment ouvert la première laverie libre-service en Afrique subsaharienne, à Pointe-Noire, ville de plus d’un million d’habitants et capitale économique de la République du Congo. Cette laverie très moderne baptisée Dza-Dza (rapide en congolais) est devenue la « référence high-tech » de ce quartier très populaire. Mais loin de s’arrêter en si bon chemin, GLF a aussi accompagné la création d’une seconde laverie libre-service, à Kinshasa cette fois. Une véritable petite révolution culturelle dans ce pays en devenir, où la gestion de l’énergie, des déchets et de l’eau compte parmi les principaux enjeux. « Il s’agit des seules laveries « professionnelles » à ma connaissance », souligne Patrice Bonnefoux, à la tête de GLF. Pour cet expert, les difficultés sont nombreuses qui justifient le développement faible de ce type de structures : « Financement, transport, douanes, taxes, et évidemment problèmes techniques liés à l’acheminement de l’eau et de l’électricité. Notre client de Kinshasa a investi 100 000 euros pour mener à bien son projet. Il l’a implanté dans un quartier commerçant et s’est assuré d’une couverture médiatique nationale pendant trois mois. Sa démarche est bien perçue car elle apporte de la nouveauté, un service de qualité et une technologie éprouvée mondialement. Là-bas, 80% des gens ne sont pas équipés pour laver leur linge. Il a fait le choix de pratiquer les mêmes tarifs que ceux constatés en France, et utilise la lessive Easypro, un produit français donc. »
Une autre façon de dire que sur le marché africain, qui s’ouvre de plus en plus, compétences, matériels et produits de qualité sont avant tout recherchés – et GLF a su saisir l’opportunité !



 

Le géant blanc a annoncé fin mars sa volonté de lever des fonds via un placement privé aux Etats-Unis. Le groupe de blanchisserie industrielle Elis a donc conclu un accord avec la société d'investissement Barings et un groupe d'investisseurs pour mettre en place « dans les prochaines semaines » un financement de type USPP (US Private Placement), un placement privé d'obligations aux Etats-Unis. « Le montant de ce financement s'élèverait à environ 300 millions d'euros avec une maturité de dix ans, a précisé Elis. Les fonds levés seraient entièrement consacrés au refinancement de la dette existante du groupe, notamment au refinancement partiel de l’émission obligataire high yield de 800 M€ à échéance avril 2022 ».
Conformément aux objectifs du groupe, il devrait aussi permettre à Elis de diversifier ses sources de financement, d’allonger la maturité moyenne de son endettement et d’abaisser son coût de financement global.
« La finalisation de la mise en place de ce financement interviendra sous réserve de la signature de la documentation contractuelle définitive et de la réalisation de conditions suspensives usuelles pour ce type d'opération », indique le leader du marché.



 

Le 28 mars dernier, le Comité français de l’étiquetage pour l’entretien des textiles (COFREET) a présenté les résultats de la troisième édition de son baromètre biennal « L’étiquette d’entretien textile et les Français », mené avec l’institut IPSOS.
Cette année, le baromètre s’est penché sur la durabilité qui apparaît désormais comme une préoccupation primordiale des Français. Plus de la moitié d’entre eux affirment en effet entretenir leurs vêtements afin de « les maintenir en bon état, pour les conserver le plus longtemps possible ». De même, la première raison de suivre les consignes de l’étiquette d’entretien du linge est également « de préserver les vêtements pour pouvoir les conserver plus longtemps. » Préoccupation environnementale ou besoin de faire des économies ? Si le baromètre n’éclaire pas sur les raisons qui poussent à conserver ses vêtements le plus longtemps possible, cette tendance est largement confirmée puisque la seconde vie des vêtements est de plus en plus plébiscitée. Selon ce baromètre, les Français sont en effet près de 40 % à donner leurs vêtements, soit à des associations (27 %), soit à leur entourage (12 %). Ils sont également 33 % à les déposer dans des conteneurs de recyclage de textiles. 14 % d’entre eux – et en particulier les 18-34 ans – s’adonnent à des activités de revente ou d’échange.

Les Français attentifs à l’entretien de leurs vêtements
Si le shopping reste une activité toujours plébiscitée (95 % des sondés déclarent avoir acheté des vêtements au cours des six derniers mois), le prix est de loin le premier critère d’achat pour 62 % alors qu’ils n’étaient que 58 %, il y a deux ans. Dans le cadre de cette « expérience de shopping », l’étiquette constitue un gage de confiance pour les consommateurs. Un Français sur cinq affirme ne jamais acheter de vêtements sans étiquette. Si la taille et la composition constituent des informations cruciales, la majorité des personnes interrogées (60%) considère les consignes d’entretien comme importantes. Le critère « label développement durable » gagne en importance : qualifié d’important par 33 % des Français en 2016, il est désormais important pour 37 %. Enfin, 71 % disent suivre les consignes d’entretien des vêtements.

L’entretien du linge confié à un professionnel dans seulement 2 % des cas
De façon générale, 59 % des personnes interrogées déclarent s’occuper seules de l’entretien de leurs vêtements – dont une grande majorité de femmes – et 26 % avec l’aide d’une autre personne de leur foyer. 16 % délèguent cette tâche : 14 % à une autre personne au sein de leur foyer, 1 % les confie au pressing et 1 % à des entreprises qui récupèrent le linge sale à domicile. Pour mener à bien l’entretien de leur linge, 76 % des 18-65 ans estiment que l’étiquette et les symboles d’entretien sont utiles.
Face à une interrogation quant à l’entretien d’un vêtement, une très grande majorité recherche de l’aide pour bien entretenir ses vêtements : 19 % demandent conseil à leur entourage, 41 % optent pour Internet et 10 % se tournent vers un professionnel (point d’achat ou marque). « Ce baromètre est un rendez-vous important pour la profession, que nous attendons avec impatience tous les deux ans. Dans cette nouvelle édition, nous avons voulu ajouter des questions pour nous permettre de mieux comprendre les tranches de vie qui accompagnent l’utilisation de l’étiquette d’entretien textile, de l’achat à l’entretien », commente Yann Balguerie, président du Cofreet. « Nous sommes ravis de voir qu’une tendance que nous pressentions est bien à l’œuvre : les Français souhaitent conserver leurs vêtements longtemps et nous avons un rôle majeur à jouer pour les y aider », conclut-il.