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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Le GEIST, syndicat professionnel des acteurs de la location d’articles textiles, a sollicité Junior ESSEC afin de mener une enquête 360° en France, qualitative et quantitative, auprès de plus de 200 responsables, donneurs d’ordre et porteurs de vêtements EPI dans un secteur à risques élevés, qui est la métallurgie et assimilés. L’objectif était de sonder les entreprises et leurs employés pour faire un état des lieux des usages et connaissances en matière de vêtements EPI. Les résultats étant assez surprenants, le GEIST tient à sensibiliser aujourd’hui collectivités, entrepreneurs, responsables HSE et salariés, sur la nécessité d’une bonne gestion d’un vêtement EPI, d’autant que des normes nombreuses et complexes, ainsi que l’entrée en vigueur du règlement n° 2016/425 au 21 Avril 2019, vont durcir la mise sur le marché des vêtements de protection portés par des milliers de travailleurs.

Ces vêtements de protection sont une catégorie spéciale de vêtements de travail assimilés aux équipements de protection individuelle (EPI). Spontanément, les professionnels assimilent davantage les EPI aux chaussures de sécurité ou aux bouchons d’oreilles ; toutefois les vêtements EPI, normés, assurent la sécurité quotidienne des travailleurs à risques.

L’entretien d’un vêtement EPI ne se résume pas à un simple nettoyage comme le pense la majorité des répondants de l’enquête. Ces vêtements exigent des traitements particuliers à des températures de lavages et de séchages différenciés pour garantir une bonne durabilité des articles textiles et surtout assurer une protection optimale de l’utilisateur. Ces conditions se traduisent dans les centres de traitement par des programmes de lavage spécifiques. Les processus de réparations de ces vêtements EPI doivent également respecter un cahier des charges précis répondant aux normes ISO et bénéficier de contrôles réguliers. Les coutures doivent être à l’épreuve des différents risques auxquels sont exposés les utilisateurs (feu, acide, haute visibilité etc..).

Parmi les points clés issus de l’étude, on note que :

  • Seule 1 entreprise sur 5 connaît les obligations spécifiques d’entretien et de réparation des vêtements EPI achetés.
  • Plus de 90% des porteurs de vêtements EPI achetés ne savent pas pourquoi il est important de connaître le nombre de lavage.
  • En l’absence de consigne de l’employeur, 80% des porteurs entretiennent leurs vêtements EPI à domicile.

Afin de compléter ce dernier point rarement évoqué, une gérante d’une entreprise de trois porteurs partage une expérience intéressante : « J’ai décidé de passer à la location après qu’un inspecteur du travail m’ait dit que j’empoisonnais mes salariés. Selon lui, les poussières présentes sur les EPI finissent dans les canalisations d’eau, ce qui peut être dangereux pour la santé du salarié et de sa famille ».

Face à l’ensemble de ces risques, le GEIST tient à rappeler que ses membres sont en mesure d’accompagner autant les TPE que les plus grandes entreprises, en proposant une solution globale incluant l’évaluation des risques et des conseils sur-mesure. Les standards de la profession incluent un entretien régulier, la traçabilité, le contrôle et la réparation des vêtements, et son remplacement si nécessaire.

 

C'est une histoire d'innovation sociale. Depuis 2010, les cinq organisations syndicales de salariés, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et CGT-FO d'une part, l'U2P d'autre part, bâtissent un dialogue social régional adapté aux entreprises de l'artisanat et ont créé pour cela les CPRIA. Ces « Commissions paritaires régionales interprofessionnelles de l'artisanat » permettent aux employeurs et aux salariés de l'artisanat d'aborder collectivement des problématiques telles que la promotion des métiers, les conditions de travail, la gestion des emplois et des compétences, la prévention des conflits...

Il restait à constituer un dispositif national permettant de faire bénéficier aux salariés de l'artisanat d'offres en matière d'activités sociales, culturelles et sportives. C'est chose faite avec le lancement le 29 avril de la plateforme PROXIMEO qui contribuera à l'attractivité des professions de l'artisanat et à la fidélisation des salariés des entreprises artisanales. Les 13 CPRIA contribueront au déploiement de PROXIMEO au niveau régional.

En bref, PROXIMEO est un dispositif paritaire mis en place par la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT et la CGT-FO et l'U2P à l'attention des salariés et des chefs d'entreprise de l'artisanat, qui prend la forme d'une plateforme internet et d'une application mobile. Celles-ci proposent de nombreuses offres avantageuses (chèques vacances, culture, voyages, sports, loisirs jusqu’à -70%). Elle est accessible gratuitement aux artisans et salariés relevant de l'Accord du 12 décembre 2001 relatif au développement du dialogue social dans l'artisanat dont les pressings et laveries, soit un potentiel de près de 3 millions de bénéficiaires sur l'ensemble du territoire (salariés, ayant droits familiaux et chefs d'entreprise).

Un dispositif de promotion de ces offres a été mis en place afin d'informer le plus grand nombre : vidéo de présentation, newsletter, événements régionaux, relations presse, réseaux sociaux Facebook et Instagram.

 

Location-entretien. L’ETSA fête ses 25 ans


Publié le 20 mai 2019 10:34:11

 

Le 8 novembre 1994, huit sociétés visionnaires (Bardusch, BET, CWS, Elis, Euroblan, Lindström, Mewa et Berendsen) créaient une nouvelle association européenne représentant les dirigeants du secteur des services textiles. Alors qu’elle fête aujourd’hui ses 25 ans, l’ETSA (European Textile Services Association) compte désormais dans ses rangs 36 membres : sociétés de location de textiles leaders sur le marché, fournisseurs de détergents, de tissus, de vêtements et de machines, associations nationales et instituts de recherche. Un développement à l’image du marché du secteur des services textiles, aujourd'hui acteur majeur de l'économie européenne avec un chiffre d'affaires annuel supérieur à 12 milliards d'euros, employant 135 000 personnes dans l'UE et pouvant atteindre jusqu'à 46 milliards d'euros en Europe. « La société de conseil Deloitte a calculé que le potentiel de notre marché européen était de 46 milliards d’euros, alors que le chiffre d’affaires du secteur des services textiles pour l’Europe représente environ 12 milliards d’euros », expliqueThomas Krautschneider, président de l’ETSA et directeur général de Salesianer Miettex en Autriche. « Il existe d’énormes possibilités de croissance future. Que ce soit pour les maisons de santé et les maisons de retraite, les vêtements de travail et de protection, les textiles ultra-propres (salles blanches), le linge de restaurant et d'hôtel, les tapis, les rouleaux d'essuie-mains, les blouses réutilisables ... De plus en plus d’entreprises se concentrent sur leur cœur de métier et confient la sélection de leurs textiles, leur entretien et la maintenance à des professionnels… »

25 ans plus tard, les huit membres fondateurs se disent fiers de ce qui a été accompli dans ce forum de coopération. « Nous attendons avec impatience 25 années supplémentaires de coopération et de développement fructueux de notre industrie pour répondre aux besoins en constante évolution de nos clients ! » C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’a eu lieu la conférence biennale de l’ETSA à Dublin les 14 et 15 mai 2019, réunissant une centaine de dirigeants du secteur. Cette édition s’est concentrée sur les défis et les opportunités à venir : « Le monde numérique d’aujourd’hui et les structures industrielles en mutation ; renforcer davantage la durabilité ; comment les décideurs politiques peuvent-ils inciter à des pratiques commerciales plus durables ; pourquoi les entreprises et les employés n’ont pas besoin de posséder leurs propres textiles ; comment continuer à s’éloigner de la mentalité d’achat et de gaspillage ; vaincre l'obsolescence programmée en concevant des textiles durables, faciles à entretenir, faciles à réparer, à réutiliser et à recycler… En un mot, aider nos clients à faire la transition d’une économie linéaire (utilisation et élimination) à une économie circulaire durable (conception, utilisation, maintenance, réparation et recyclage). Les services textiles sont intrinsèquement circulaires. En louant leurs textiles, les clients peuvent laisser derrière eux les mentalités d’achat et de jetable ! »

L’occasion de rappeler qu’en 25 ans, de nombreux changements sont intervenus dans l'industrie des services textiles, à commencer par la prise en compte forte de la durabilité. « La consommation de ressources dans les blanchisseries a été considérablement réduite en termes d’électricité, d’eau, de gaz et de détergents. L'utilisation de moins de ressources a été l'une des priorités de l'ETSA pour des raisons environnementales et d'efficacité au cours de nos 25 années d'existence. Et cela reste l’une de nos priorités aujourd’hui. Il y a aussi une tendance générale à la sous-traitance qui s’est développée, d’autant que les exigences et réglementations en matière d'hygiène et de sécurité sont de plus en plus strictes. Enfin, on note que les entreprises attachent de plus en plus d’importance à leur image : uniformes propres et bien repassés, etc. ».

Tous les signaux sont donc au vert pour que le secteur de la location-entretien maintienne et poursuive sa croissance !

 

Laverie libre-service. Rouen cherche un prestataire


Publié le 20 mai 2019 10:31:57

 

La ville de Rouen est à la recherche d’un prestataire pour assurer la mise à disposition (machines à laver, sèche-linges et centrales de paiement), l’exploitation et la maintenance de trois laveries en libre-service dans les résidences autonomie Bonvoisin, Trianon et Saint-Filleul du CCAS de Rouen. Pour ce marché ordinaire, il n'est pas prévu de décomposition en lots. Bon à savoir : cette consultation comporte des conditions d'exécution à caractère environnemental dont le détail est indiqué dans le CCAP. Le respect de ces dispositions est une condition de la conformité de l'offre. Chaque titulaire concerné devra mettre en œuvre tous les moyens dont il dispose pour respecter ces objectifs de développement durable dans le cadre de l'exécution des prestations.

Concernant le financement des prestations, celles-ci seront évidemment rémunérées par les résidents utilisateurs des laveries libre-service. Les sommes dues seront payées immédiatement grâce à la centrale de paiement du prestataire. Ce dernier sera redevable au CCAS de Rouen des coûts de l’occupation des locaux du domaine public et des fluides selon les modalités précisées à l’Acte d’engagement, au CCAP et au CCTP.

A noter également que pour candidater à cet appel d’offres, une visite sur site est obligatoire. L’offre d’un candidat qui n’aura pas effectué cette visite en présence d’un représentant du CCAS de Rouen sera déclarée irrégulière et donc écartée.

Enfin, les critères retenus pour le jugement des offres sont pondérés de la manière suivante : le prix (60%), le délai d'intervention en cas de panne en dehors de l'ouverture du service du CCAS (20%) et la valeur technique (20%). Vous avez jusqu’au 12 juin pour tenter de décrocher ce marché !

 

La Fédération France terre textile lance une campagne de sensibilisation. Avec l’accroche « LOWCOST ou LOCAL ? », elle illustre par des exemples concrets les engagements des entreprises agréées parmi lesquelles certaines sont fournisseurs des loueurs de linge (Garnier-Thiebaut, Standard Textile Production France, Tissus Gisèle-TGL…) et milite pour une production textile française, garante de qualité et d’éthique.

« Cette campagne a pour objectif d’éduquer le consommateur aux conséquences de ses actes d’achat », explique Paul de Montclos, président de France terre textile. « Acheter un article textile, c’est déclencher concrètement toute une chaîne de conséquences qui dépassent le simple article que l’on achète ». « Low Cost ou Local » est un moyen de susciter la discussion avec les consommateurs mais aussi les élus, les donneurs d’ordre et les leaders d’opinion.

« Le consommateur sait plus ou moins précisément que les conditions de travail dans certains pays ne sont pas très bonnes, que les salaires sont faibles, mais il ne mesure pas les différences gigantesques qui peuvent exister entre les conditions de travail ici et ailleurs dans le monde ! », analyse Paul de Montclos.

Dans un contexte où le consommateur demande plus de transparence sur les produits qu’il achète, France terre textile répond à sa demande par une campagne illustrée. A travers cinq situations courantes de travail dans la filière textile, il met en relief de manière dichotomique les situations dans des pays « low cost » versus en France. Pas besoin de décryptage, la juxtaposition des photos se suffit à elle-même. Elles sont choquantes de vérité mais issues de véritables situations de travail. Elles permettent de traduire une réalité concrète des différences de traitement au travail. Car même si des efforts ont été faits après l’effondrement du Rana Plazza en 2013, il reste encore un gouffre entre l’exemplarité des entreprises françaises, soumises à des normes exigeantes, et les pratiques des entreprises dans les pays low cost.

Donc pour mieux agir, le consommateur doit savoir : savoir qu’acheter moins cher, ça a un prix, le plus souvent humain. En imposant que plus des 3/4 des opérations de production soient réalisées en France, le label France terre textile offre au consommateur la garantie de valeurs éthiques et écologiques induites par une fabrication française. Il peut donc devenir un véritable repère pour celui qui souhaite mettre en adéquation ses valeurs et ses achats.  

En auditant toute la chaîne de production : filateurs, tisseurs, tricoteurs, ennoblisseurs, teinturiers et ateliers de confection, il garantit plus qu’une production française, il garantit une production socialement et environnementalement engagée de toute une filière. Paul de Montclos conclut : « Je pense que seule une prise de conscience collective, forte, permettra de soutenir le modèle économique de notre filière, basé sur une production locale et responsable. Nous formons nos collaborateurs pour 10-15-20 ans. C’est un investissement pour l’avenir, à nous de choisir quel avenir nous souhaitons façonner pour les générations futures. »