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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Blanchisserie & pressing. Le CTTN célèbre ses 60 ans


Publié le 25 sept. 2018 11:48:00

 

Le 13 septembre dernier, le CTTN  (Centre technique de la teinturerie et du nettoyage) a célébré ses soixante années d’existence en présence de cent trente participants : personnalités politiques (dont Christophe Guilloteau, président du Conseil Départemental du Rhône, Etienne Blanc, premier vice-président du Conseil Régional Auvergne –Rhône-Alpes, Patrice Verchère, Député de la 8ème circonscription du Rhône) et figures de la profession.

À cette occasion, le centre technique a inauguré une extension de ses laboratoires de tests et d’essais de 350 m2, ce qui porte ainsi la surface de ses locaux à 4 200 m2. Fondé en 1958, le Centre avait, à l’origine, la vocation d’apporter son soutien technique à la profession des teinturiers-nettoyeurs et de participer à l’amélioration de la productivité et de la qualité. Son champ de compétence s’est peu à peu élargi, puisqu’au-delà de la recherche appliquée à l’entretien des textiles, le CTTN assure également des missions d’assistance technique, d’audit, de formation et de conseil dans le domaine du pressing, de la blanchisserie, de la propreté et de l’hygiène des locaux.

Aujourd’hui, le CTTN emploie cinquante-six personnes (dont 90 % d’ingénieurs) et comprend cinq départements opérationnels qui travaillent en étroite collaboration avec les pressings et blanchisseries, les entreprises textiles, les fabricants d’équipements et de produits détergents. Son chiffre d’affaires, en progression de 6 % en 2017, s’élève à 5 millions d’euros, dont 60 % à l’export.

Sur la photo, de gauche à droite : Frédéric Pagerey, directeur du CCTN-IREN ; Christophe Guilloteau, président du Conseil Départemental du Rhône ; Etienne Blanc, premier vice-président du Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes ; Pierre Letourneur, vice-président de la Fédération française des pressings et des blanchisseries et président du CTTN ; Patrice Verchère, député de la 8ème circonscription du Rhône ; Yves-Marie Ulrich, maire d’Ecully.

 

A l’initiative du COFREET*, l’AFISE* et le GIFAM* participeront ensemble le samedi 29 septembre à l’évènement éco-responsable des Galeries Lafayette : Go-for-Good .

L’objectif de cette collaboration inédite est d’informer et sensibiliser les consommateurs à l’entretien responsable des textiles. Les trois représentants œuvrant ensemble dans le secteur de l’entretien textile tiendront un atelier de 13h à 18h dans l’espace dédié au développement durable pour fournir astuces et conseils pratiques aux visiteurs. Pour une meilleure lecture des étiquettes et une utilisation raisonnée des produits et des machines, leurs experts viendront répondre aux questions des consommateurs et renseigner sur les bons gestes écologiques à suivre. L’occasion pour eux de (re)découvrir l’application « MON ÉTIQUETTE » du COFREET, mise à jour et présentée en exclusivité sur une borne d’affichage digitale lors de cette journée.

Go-for-Good est une initiative écoresponsable lancée par les Galeries Lafayette. Concrétisée par le rassemblement de près de 400 marques mode, beauté, maison et alimentaire, ce programme a pour volonté de promouvoir un « commerce plus engagé ». Dans ce cadre, les Galeries Lafayette ont établi un cahier des charges, sur la base de fondamentaux, pour déterminer les labels pouvant s’inscrire dans cette démarche. Ainsi, l’impact sur l’environnement, le développement social et local (fabrication française) sont pris en compte pour l’éligibilité à cette initiative. Depuis le 29 août, le célèbre magasin du boulevard Hausmann abrite en son 2ème étage un pop-up de 300m2 garni de produits durables et/ou écoresponsables. Jusqu’au 10 octobre, des articles « Go-for-Good » seront disséminés dans les corners des marques déjà installées.

* Comité Français de l’Étiquetage pour l’Entretien des Textiles, Association française des industries de la détergence, Groupement des marques d'appareils pour la maison

 

La blanchisserie du GCS de l’Est francilien (GCSBEF) cherche un prestataire pour renouveler son logiciel de Gestion Textile Informatisée (GTI). Jusqu’alors utilisatrice du système PGIO d’ABS, la structure souhaite se doter d’un nouvel outil alors qu’elle emménagera dans de nouveaux locaux à Bry-sur-Marne le 1er janvier 2020. Un déménagement qui ne sera pas sans conséquence sur les modalités de l’offre évoquées dans un cahier des clauses techniques particulières (CTTP) très complet !

Actuellement basée dans l’enceinte de l’Etablissement Public de Santé de Ville Evrard à Neuilly-sur-Marne, la blanchisserie a traité en 2017 un tonnage évalué à 4 059 968 kg de linge, soit une production journalière estimée à 15 615 kg. « Le recours à l’informatique de production en blanchisserie industrielle est aujourd’hui un outil indispensable à une bonne gestion et à une bonne maîtrise des consommations et la satisfaction des adhérents/clients. Mais nous souhaitons apporter des précisions, compte tenu de nombreuses difficultés rencontrées par d’autres établissements/blanchisseries interhospitaliers /blanchisseries intégrées. Il importe tout d’abord aux candidats d’analyser en profondeur le système existant. Ensuite, pour la relocalisation sur le nouveau site, il est primordial d’analyser en profondeur l’adéquation entre les objectifs recherchés et l’architecture à mettre en place, afin de ne pas aboutir à un système trop ambitieux, qui ira à l’encontre du but recherché tout en apportant des informations inutiles et des coûts associés », note le GCSBEF.

Les matériels existants et éventuellement déployés devront être réutilisables pour le nouveau site (cabine de lectures, smartphone, tablette, PDA.) Parmi les prestations à réaliser à minima, on le maintien en bon fonctionnement des imports vers d’autres solutions RH, production, etc. ; mais aussi le souhait d’une licence globale pour la BIH et ses adhérents, avec un nombre de postes illimité par site. La solution devra être proposée en acquisition et en location, avec un contrat de maintenance annuel pour la blanchisserie et ses adhérents.
« Le GTI devra s’inscrire comme faisant partie prenante de l’exploitation des données de production et être en mesure de communiquer et de centraliser l’ensemble des données, qu’elles proviennent de la supervision de production ou encore de la centrale lessivielle. La configuration actuelle de l’usine de Neuilly-sur-Marne servira de zone de test sur l’exploitation des données extraites sans attendre le déménagement sur le site de Bry-sur-Marne. Cette solution est le « cœur » de notre activité, c’est pourquoi au-delà de la réponse à l’appel d’offre, il est demandé aux candidats une approche de gestion, de développement logiciel et d’intégration de la solution retenue », indique le CCTP.

Fort du recul acquis ces dernières années en matière de GTI dans la Profession, le GCSBEF émet aussi quelques options fort pertinentes. D’abord, proposer des lecteurs dans les camions et chez le client afin de pouvoir connaître en temps réel le linge propre livré et le sale évacué de l’établissement. Puis, proposer des antennes autonomes capables de lire les flux d’articles pucés dans des zones de l’établissement (vestiaire ou quai par exemple). Enfin pour les référents linge des établissements adhérents, l’activation des codes-barres métalliques ou QR code, par service, pour s’assurer lorsqu’ils passent une commande qu’ils se trouvent dans le bon service et permettre, à l’image des rondiers, de valider le passage dans chaque service.

 

Après le centre hospitalier de Niort qui a retenu Lavatec pour équiper sa blanchisserie d’un train de repassage à engagement déporté, c’est celui de Montluçon qui fait de même sur son appel d’offres « Train de repassage mixte Grand Plat / Petit Plat ».

Choisi parmi plusieurs concurrents, Lavatec s’octroie ainsi un marché de 427 000 €.

Composé d’une engageuse mixte Transfeed 3S (trois postes d’engagement à hauteur variable), d’une sécheuse Laco Duo 1200x3300 gaz et d’une plieuse Vegafold mixte grand plat/petit plat, ce train de repassage sera une référence de plus pour Lavatec France, qui semble séduire et convaincre de nombreux opérateurs publics. L’installation de l’équipement aura lieu avant la fin 2018.

 

Textile. La Manufacture Pyrénéenne cherche un repreneur


Publié le 25 sept. 2018 10:58:00

 

C’est à travers un communiqué que Christian Aubart, à la tête de la Manufacture Pyréenne depuis 2000, pousse un cri d’alarme.

Ce fleuron de la filière textile du Béarn est en liquidation. La procédure a été ouverte en juillet suite à de nombreuses défaillances de clients professionnels. « Faute de repreneur, c'est un pan entier du savoir-faire artisanal français qui va s'éteindre avec elle, déplore le patron. Sur les quinze personnes qui travaillaient dans les deux ateliers (tricotage et confection), dix d'entre-elles vont partir à la retraite. » Cinq autres sont donc en recherche d’emploi. « Pour elles, et pour tous ceux qui contribuent à faire vivre l'artisanat local, j'aimerais donner une dernière chance à la Manufacture Pyrénéenne. Une chance de sauver le savoir-faire textile français. Une chance de donner une nouvelle vie à ces ateliers, à Morlaàs, ou dans une autre région française. »

Si comme il l’indique l'entreprise a certes été fragilisée, « il reste encore des actifs bien solides : un parc de machines de tricotage en très bon état (avec des métiers RACHEL entre autres), un atelier de confection avec matériel diversifié, des lignes de prêt à porter et de vêtements d'intérieur (avec tous les patronages et gradations). Et quelques couturières et techniciens prêts à reprendre le fil de l'activité si la reprise a lieu sur la région ».

Véritable symbole du « Made in France », l'entreprise a été classée Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) en 2007 et l'ensemble de ses créations et tissus ont obtenu en 2012 le label Origine France Garantie (OFG). Dans l'esprit de tous, la marque Marboré est associée à la tradition et à l'excellence du savoir-faire à la française. Mondialement connu, son lainage, chaud et confortable, s'est exporté dans le monde entier : en Europe, mais aussi au Liban, au Canada et au Japon. Autre spécificité, Marboré a développé une ligne de vêtements adaptés aux personnes à mobilité réduite. « En France et en Europe, il reste aussi une clientèle attachée à la marque Marboré, et une autre à conquérir grâce à un modèle économique adapté. Autant d'atouts qui peuvent intéresser un industriel du textile pour qui la Manufacture Pyrénéenne constituerait un complément d'activité. La survie et la pérennité de ce savoir-faire unique ne tient qu'à un fil !

Je lance donc un appel à tous les entrepreneurs et repreneurs intéressés à me contacter, afin de donner une chance au Tissu des Pyrénées de continuer de vivre. Et montrer que l'artisanat textile français est toujours un patrimoine vivant », conclut Christian Aubart.