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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Blanchisserie. Cinq fabricants rejoignent le SYNEG


Publié le 2 oct. 2019 10:37:30

 

Dans un communiqué, le Conseil d’administration du SYNEG (syndicat national de l’équipement des grandes cuisines), réuni le 18 septembre 2019 à Paris la Défense, annonce avoir « validé l’adhésion de cinq fabricants de matériels de blanchisserie professionnelle, représentant 70% environ de leur marché. » Ces entreprises animeront au sein du SYNEG une commission blanchisserie dédiée à leurs actions communes. Elles disposeront d’un siège permanent au Conseil d’administration du SYNEG afin d’y représenter les spécificités de leur métier.

Les entreprises adhérentes sont :
Alliance Laundry Systems (marques Primus - Speed Queen - Unimac - Ipso – Huebsch)
Danube
Fagor Industrial
Girbau
Miele

Comme le soulignent Jean-Michel Soto, président du SYNEG, et Philippe Lebot, directeur général de Fagor Industrial et administrateur du SYNEG, « l’arrivée de ce métier au sein du SYNEG a beaucoup de sens. Les entreprises de la cuisine professionnelle et de la blanchisserie professionnelle disposent naturellement de nombreuses connexions : bureaux d’études, distributeurs, installateurs, clients et salons professionnels sont en grande partie communs. Elles partagent également de nombreuses règlementations et normes techniques : sécurité des machines, sécurité électrique, sécurité des appareils à gaz, équipements sous pression, hygiène, éco-conception, collecte et traitement des équipements en fin de vie… Enfin, certains adhérents sont déjà présents dans les 2 métiers, comme Fagor et Miele ».
Les fabricants de la blanchisserie ont été séduits par les avantages qu’offre une organisation professionnelle telle que le SYNEG : « Ils s’appuient sur une institution reconnue par les Pouvoirs publics et les organisations de bureaux d’études, d’installateurs, et d’utilisateurs… Ils bénéficient d’une structure de services exclusifs réservés aux adhérents : conseil et assistance juridique et technique ; statistiques de ventes ; production d’études, de normes et de guides de référence ; conditions d’achats préférentielles ; pavillons communs sur des salons internationaux… Ils peuvent échanger et agir collectivement sur des sujets spécifiques à leur métier, dans le cadre de règles de fonctionnement formalisées, transparentes et conformes au droit. »
C’est donc avec enthousiasme que ces entreprises vont réunir très prochainement la première Commission blanchisserie afin d’établir leurs règles de gouvernance interne et leur programme de travail pour les mois à venir, à commencer par la création d’un Observatoire statistique des ventes d’équipements de blanchisserie.

 

Conciergery, c’est une technologie adaptée aux nouveaux modes de consommation : expérience digitale, flexibilité horaire, libre-service. Aux commandes de ce nouveau concept encore un peu secret, Stéphane Thau, gérant de pressing à Aix-en-Provence depuis 2015, et David Espic, concepteur des casiers connectés Cleandrop. Un pari lancé face à l’analyse du secteur : Stéphane Thau, convaincu qu'au-delà de la conversion écologique, les pressings ont peu évolué, en particulier en termes de services, estime que le métier doit se réinventer dans les prochaines années. « Des clients me confiaient de temps en temps que leurs affaires étaient restées des jours voire des semaines dans leur voiture, par manque de temps pour se rendre dans mon pressing pendant nos horaires d'ouverture. A partir de ces remontées, nous avons réfléchi à une solution révolutionnaire de dépôt et de retrait automatique de linge disponible 24h/24 ».

Conciergery a décidé de proposer aux pressings une approche très modulaire capable de répondre à tous types de besoins en termes de capacité de stockage et d'expérience client. « Notre force est de nous appuyer sur une équipe de dessinateurs industriels et d'ingénieurs pluridisciplinaires assurant la conception et la fabrication de Conciergery, dans nos ateliers de 4000 m2 à Marseille », détaille le duo.

Après plusieurs mois d'études techniques, le prototype sortira d'ici la fin de l'année 2019. Conciergery commercialisera ensuite sa solution en marque blanche auprès des différents réseaux de franchises de pressings qui pourront eux-mêmes la distribuer auprès de leurs franchisés.

Conscient des capacités de financement des pressings indépendants, Stéphane Thau a souhaité leur proposer d'accéder eux aussi à la technologie Conciergery sous contrat de location. Ce modèle économique sera également adressé aux entreprises et conciergeries. « Nous assurerons la maintenance de nos machines et allons mettre en place une hotline afin de permettre à nos clients de rester concentrés sur leur cœur de métier en s’appuyant sur notre expertise technique. »

Le binôme reste pour le moment discret sur les technologies en place. Mais nul doute que ce nouveau concept devrait trouver une oreille attentive auprès du marché.

 

Vêtements professionnels. Molinel muscle son offre


Publié le 2 oct. 2019 10:31:29

 

Molinel consolide son positionnement sur le marché du vêtement professionnel et de l’EPI en proposant une offre « grand format » qui répond à l’ensemble des métiers, quel que soit leur secteur d’activité. L’entreprise, qui a réalisé 45 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018, regroupe désormais deux sociétés sous une identité de marque unique (Molinel) : Muzelle Dulac Hasson, conceptrice de vêtements et d’équipements de protection pour le bâtiment, les travaux publics et l’industrie, et de collections Femme pour les collectivités et les services à la personne, et Molinel, spécialisée dans le bâtiment, les travaux publics, l’industrie et les métiers de bouche.
Avec cette association de compétences, Molinel se veut la seule marque à couvrir la quasi-totalité des besoins en vêtements professionnels (hommes et femmes) à travers quatre pôles :
- « Workwear » dédié au bâtiment, aux travaux publics, à l’industrie, à l’artisanat, à la logistique, au transport ou encore à l’aménagement extérieur ;
- « CHR - métiers de bouche », des collections pensées pour les cuisiniers, les serveurs, les sommeliers, les bouchers, les boulangers, les pâtissiers…
- « Services à la personne - collection Femme Hasson » pour répondre aux métiers de l’esthétique, de l’entretien, des services d’aides aux personnes, des collectivités…
- « Fabrication spéciale » qui propose un accompagnement sur-mesure aux distributeurs.

Pour soutenir le déploiement de ces quatre pôles d’expertises, une nouvelle force commerciale itinérante a été mise en place. Sept responsables commerciaux se consacrent au workwear et à la fabrication spéciale, et quatre s’occupent des univers CHR - métiers de bouche et services à la personne - collection femme Hasson. La volonté d’accentuer le développement à l’export se concrétise par l’intégration d’un douzième commercial dédié aux pays frontaliers.

Proximité et réactivité sont les maîtres mots de cette nouvelle force de vente. Elle couvre tout le territoire français, notamment avec la création d’un secteur spécifique Ile-de-France. Tournée à 100 % vers les distributeurs, elle répond aussi bien aux demandes de produits catalogues disponibles sur stock qu’à celles sur-mesure.

 

Jeudi 19 septembre, le CETI (Centre Européen des Textiles Innovants) a inauguré en avant-première européenne un nouveau démonstrateur Développement Durable pour la filière Textile/Mode et Luxe qui permet de recycler les textiles usagés (vêtements et chutes de production industrielles).
Deux ans de recherche et développement ont été nécessaires pour mettre au point cette plateforme unique de prototypage qui complète l’offre Développement Durable du CETI. 2 millions d’euros ont été investis pour l’acquisition d’un ensemble de machines permettant de recycler mécaniquement toutes les fibres, et en particulier le coton, pour en faire un nouveau fil où le composant recyclé est largement majoritaire. Ainsi, effilochage et filature sont réunis dans un même process synchrone. Les vêtements usagés sont broyés et effilochés. Les fibres obtenues sont mélangées de manière homogène à une fibre vierge. Ce mélange est ensuite cardé et filé avec une technologie open-end.
À date, le résultat des expérimentations, dans une dynamique d’upcycling, est très encourageant : le fil en 100% coton développé au CETI est composé de 70% de fibres recyclées et 30% de fibres vierges, taux largement supérieur aux produits commercialisés actuellement en Europe.
La plateforme est soutenue par le Comité Stratégique de Filière Mode & Luxe, comité initié par l’Etat français. Plusieurs marques et industriels sont partenaires dont, TDV Industries, preuve d’un engagement concret et d’une conviction pour une excellence française. « Il est fort probable que les cours du coton flambent à moyen terme et il faut l’anticiper. Quelques entreprises l’ont compris et le CETI est de plus en plus sollicité notamment sur les enjeux de recyclage. Les verrous technologiques ont été levés mais il reste encore un défi majeur à relever : la collecte et le tri industriel des vêtements usagés par couleur et composition. Une action politique forte pourrait encourager la création de centres de tri optimisés pour le recyclage des matières. Nous avons aussi pour mission de sensibiliser les pouvoirs publics et les industriels de la collecte et du tri à cette question », souligne Isabelle Cornu, responsable Marketing stratégique & RSE au CETI.

Sur la photo, à gauche Gilles Damez, président du CETI, à droite, Pascal Denizart, directeur général du CETI.

 

L’impact d’un accident du travail ou une maladie professionnelle chez un salarié peut être important dans les petites entreprises : cela désorganise l’activité, entraîne des retards dans la production ainsi que des difficultés pour remplacer le salarié absent.

Pour aider les entreprises de moins de 50 salariés à investir dans des solutions de prévention, l’Assurance Maladie – Risques professionnels propose 17 subventions prévention TPE permettant de réduire l’exposition des salariés à des risques fréquents : troubles musculo–squelettiques (TMS) et exposition à des produits chimiques dangereux notamment. Le montant de la subvention peut atteindre 50 % de l’investissement réalisé par l’entreprise pour acquérir des matériels, financer une formation ou un diagnostic des risques. Elle est plafonnée à 25 000 euros et disponible jusque fin 2020.

Outre les 17 subventions disponibles partout en France, les caisses régionales proposent des aides spécifiques à certains bassins d’activités économiques. Pour en savoir plus, consulter les sites internet des caisses régionales (Carsat, Cramif, CGSS).

Les entreprises peuvent retrouver toutes les informations et conditions d’obtention de ces aides sur le site ameli.fr/entreprise.

Un dossier de demande est disponible en ligne, à adresser à leur caisse régionale (Carsat, Cramif, CGSS, CSS) de rattachement.