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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Le leader du secteur de la location-entretien poursuit sa stratégie d'acquisition dans ses marchés clés. La blanchisserie familiale espagnole Lavanderias Triton vient en effet désormais gonfler les rangs du groupe Elis, qui a également annoncé vendredi la reprise de Curantex en Allemagne. La finalisation de la transaction, soumise aux conditions réglementaires classiques, a eu lieu le 15 janvier.

Ces acquisitions, qui vont densifier un peu plus le réseau existant d'Elis dans ces pays, sera génératrice de synergies et élargira le portefeuille clients du groupe.

Lavanderias Triton a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires d'environ 8 millions d'euros. L'usine, localisée dans la région de Madrid, est spécialisée en linge plat et sert principalement des clients sur le marché de l'hôtellerie. L'entreprise couvre également les villes de Barcelone, Malaga, Elche et Ségovie au travers de prestataires partenaires.

L’usine de Curantex (CA 2017 de 14 millions d’euros), localisée quant à elle à Erkelenz en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, sert des clients sur le marché de la santé (hôpitaux et maisons de retraite). Son implantation permettra d’optimiser les usines de l’ouest de l’Allemagne, zone très dense en population où Elis gère déjà cinq usines traitant du linge plat et deux usines de vêtement.

A noter que la France ne pèse désormais « plus » que 32 % des revenus, devant l’Europe centrale (20 %), le Royaume-Uni et l’Irlande (15 %), la Scandinavie et l’Europe de l’est (15 %) et l'Amérique latine (9 %).

 

L’ECV-FRIVEP (Engagement pour la Croissance Verte - Filière de Réemploi et de Recyclage Industrielle des Vêtements Professionnels), construit en trois phases, est entré dans sa dernière étape : une expérimentation sera conduite jusque septembre 2019. L’objectif est triple : caractériser le gisement réellement collecté auprès des détenteurs de gisement de vêtements professionnels ; tester différentes options techniques de collecte, tri/démantèlement et d’utilisation des matières préparées dans les filières en aval ; évaluer les coûts de logistique, de tri, de démantèlement et de mise en filières selon les options techniques déterminées.

En dépit de la masse qu'ils représentent (15 000 tonnes par an), aucune filière de réemploi et de recyclage n'existait pour les vêtements professionnels jusqu'à la création de l'ECV-FRIVEP. L’absence de filière dédiée laissait jusqu’alors chaque donneur d’ordre organiser, comme il le peut, le traitement de ses vêtements en fin de vie. L’idée d’une filière de réemploi/recyclage industrielle des vêtements professionnels s’est concrétisée en 2016 au sein du Club Métiers ORÉE « Valorisation des Mousses et Textiles », qu’il s’agisse de tenues d’image ou de vêtements de travail spécifiques. L’intérêt collectif exprimé par les donneurs d’ordre est de pouvoir traiter leurs gisements en assurant la traçabilité, la sécurisation et la maîtrise des débouchés des matières premières secondaires.

Cette démarche, initiée par la SNCF et très appuyée par l'Etat, constitue une première sur le territoire national. L'Etat s'est en effet engagé à mobiliser de grands donneurs d'ordre pour faire bénéficier cette filière d'une masse critique suffisante pour la rendre économiquement viable : La Poste, GRDF, la Ville de Paris ou encore le ministère de la Défense ont rejoint cet ECV monté en partenariat avec des PME françaises spécialisées dans l'effilochage. Comme le souligne Christian Dubost, membre permanent du Conseil General de l’Environnement et du Développement Durable et ancien directeur du Développement Durable de la SNCF, cette initiative induit « des perspectives de création de valeurs sur le territoire national notamment en matière d’emploi, de formation et de gisements accessibles aux industriels. Nous sommes fiers de l’engagement des cheminots dans cette belle aventure humaine et industrielle. »

 

Pour compléter son offre digitale, Elior Services vient d'acquérir la start-up nantaise Alfred Conciergerie, plateforme qui coordonne différents partenaires pour proposer leurs prestations auprès des particuliers et des professionnels. Le service pressing en fait évidemment partie.

Présent notamment dans la propreté, l'hygiène ou encore l'hospitalité et le bio-nettoyage dans l'univers de la santé, Elior Services va disposer d'une nouvelle corde à son arc avec le rachat de la société Alfred Conciergerie. Cette entreprise nantaise créée en 2015 et 100% digitale offre à ses utilisateurs des services attractifs et personnalisés 24h/24h via une plateforme digitale (L’A boutique) et/ou en physique par un système de comptoir ou de casiers, en fonction des besoins de ses clients.

Cet éventail de services répond à un besoin régulier, un imprévu ou un évènement spécial, grâce à un réseau de professionnels partenaires parmi lesquels des pressings. Une opportunité, comme le détaille Alfred Conciergerie sur son site, pour se concentrer sur son cœur de métier (Alfred s’occupe des demandes, d’informer le client sur les conditions de vente et les tarifs), disposer d’une visibilité complémentaire auprès des membres de la Conciergerie et des autres partenaires, le tout sans frais d’adhésion, ni d’abonnement.

« L’acquisition d’Alfred Conciergerie nous permet de diversifier notre offre de services. Alfred Conciergerie est un partenaire de confiance engagé qui respecte l’environnement avec une gamme de services responsables. Cette acquisition nous permet de créer des passerelles et des synergies entre les différentes activités du groupe, pour mieux anticiper les enjeux de demain », souligne Gilles Rafin, président d’Elior Services.

 

Textile. Le premier rideau dépolluant est signé Linder


Publié le 18 déc. 2018 16:02:57

 

Linder, entreprise basée à Violay (42), vient de créer une ligne de rideaux dépolluants, disponibles dans neuf coloris, alliant décoration et innovation.

Fabriqué en France, tissé et ennobli entre Loire et Rhône dans les ateliers Linder, ce tissu détruit 90 % des polluants les plus courants mais aussi les plus toxiques dans l’air des espaces intérieurs : les formaldéhydes et aldéhydes.

Près de deux ans ont été nécessaires pour obtenir un tel résultat invisible à l’œil, sans dénaturer la forme du tissu – composé de lin, polyester et viscose – sa souplesse et sa couleur. C’est à l’étape de la teinture, qu’un procédé actif liquide est appliqué sur le rideau, lui permettant de capter et détruire les formaldéhydes et aldéhydes présents dans l’air.

Polluants numéro 1 des espaces clos, ces composés organiques volatils (COV) se retrouvent dans certains revêtements de sols stratifiés, dans la fumée de cigarette, de bougies, dans des colles, certaines moquettes et produits nettoyants… Ils provoquent allergies, asthme, irritations du nez ou des yeux, rhinites, migraines et sont déclarés cancérogènes par l'OMS.

Pour Patrick Linder, président du groupe, « nous sommes toujours aussi fiers de perpétuer notre métier de tisseur croiseur de fils en utilisant les techniques des premiers métiers à tisser tout en apportant des outils technologiques modernes et innovants ».

Ce rideau peut être lavé en laveuse – programme basse température 30°C. Il conserve ses propriétés dépolluantes jusqu’à cinq lavages.

Linder tisse chaque année 10 millions de m2 de tissus et équipe 2,5 millions de fenêtres. Son chiffre d’affaires est de 22 M€.

 

PRESSING. 5àsec reprend 34 magasins franchisés


Publié le 4 déc. 2018 15:52:00

 

L’enseigne vient de boucler une offre qui lui permet de réintégrer dans son giron les 34 magasins 5àsec détenus par Pierre Letourneur, dont le réseau n’a cessé de croître depuis le lancement de sa famille dans cette activité il y a cinq générations. Une annonce qui semble confirmer l’orientation stratégique du groupe 5àsec et un bon timing pour celui qui est également le vice-président de la Fédération française des Pressings et Blanchisseries (FFPB) et le président du CTTN : « Mon réseau de magasins compte aujourd’hui 190 salariés et a atteint une taille critique qui implique de mettre en œuvre des moyens pour assurer sa pérennité et son développement. Si je ne m’y attendais pas, c’était une opportunité qui méritait d’être examinée », explique-t-il. Et validée, donc. Les détails de la transaction resteront confidentiels.

Pierre Letourneur restera lui aux côtés de ses repreneurs pour les accompagner pendant un an puis en tant qu’administrateur dans les rangs du groupe 5àsec. L’équipe de management emmenée depuis 2015 par Nicolas Boucault, vient d’ailleurs de voir un changement à sa tête, ce dernier ayant été fraîchement remplacé par Vincent Monnot. Avec 27 ans d’expérience professionnelle dans le commerce de détail, les services et les biens de grande consommation, cet expert de la transformation et du développement devra contribuer à poursuivre la modernisation du réseau, sans occulter la démarche écoresponsable déjà engagée et en renouvelant l’expérience client grâce à une offre de services élargie. Le groupe a déjà posé les premiers jalons d’une stratégie multicanale (magasin, B2B, conciergerie, livraison à domicile).

Rappelons que c’est le fonds britannique Bridgepoint qui a racheté fin 2017 la majorité du capital de la chaîne de pressings. Sa part est de l'ordre de 80 %, tandis que les fonds français Parquest et le suisse Rive Private Investment conservent une participation minoritaire.

Fondé à Marseille en 1968, le réseau de pressings sous franchise compte 1 730 magasins dans 31 pays et sert 114 000 clients chaque jour.