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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Entretien des textiles. Texcare International reporté


Publié le 15 mars 2020 16:13:00

 

La pandémie de Coronavirus a contraint Messe Frankfurt, l’organisateur du salon Texcare International, à annuler l’événement leader de la profession qui devait se tenir du 20 au 24 juin et à le reporter au deuxième semestre. « Compte tenu de la propagation des infections liée au COVID-19 en Europe et après une consultation intensive avec nos partenaires et les exposants, Messe Frankfurt a décidé de reporter Texcare International. Les associations partenaires de Texcare International soutiennent cette décision. Naturellement, nous vous ferons connaître les dates exactes dès que possible, mais nous prévoyons déjà de tenir le premier salon mondial de l’entretien des textiles à Francfort-sur-le-Main en novembre prochain », indique le directeur du salon, Johannes Schmid-Wiedersheim. Et d’ajouter : « Tous les quatre ans, Texcare International à Francfort est le point culminant du secteur et les participants s'attendent à ce que l'échange d'idées et d'informations avec des clients et des partenaires du monde entier génère une multitude de nouvelles impulsions commerciales. Dans le contexte des décrets généraux interdisant les événements de grande ampleur, il n'est actuellement pas possible de supposer que la situation aura changé au moment de l'événement prévu pour juin. Étant donné que Texcare ne sera pas en mesure de répondre aux attentes s’il se déroule comme prévu à l’origine et, en particulier, pour éviter à tous d’encourir des coûts inutiles, nous avons décidé de reporter le salon leader mondial. »
Pour conclure sur une note positive, le directeur du salon indique : « Nous attendons avec impatience un Texcare International qui sera à nouveau une source de nouvelles impulsions de croissance ! »

 

La France désormais en phase 3 commence la semaine avec des mesures renforcées contre le Coronavirus et s'attend à une aggravation de la situation. Le gouvernement a ainsi déclenché il y a presque deux semaines le « plan blanc » dans les hôpitaux et le « plan bleu » dans les Ehpad sur l’ensemble du territoire. Deux mesures exceptionnelles pour tenter de faire face à la contamination de nombreux patients atteints par le Covid-19 et gérer cette crise. La priorité reste toujours la même : ralentir, au maximum, la propagation du virus en France.
Dans cette perspective, blanchisseries publiques ou privées jouent un rôle non négligeable, elles qui se doivent de garantir une qualité bactériologique parfaite du linge en circulation. Une mission qui ne saurait être remplie toutefois au détriment du personnel exposé. Aussi, l’URBH émet un certain nombre de préconisations appuyées par le médecin hygiéniste Philippe Carenco, qui a également travaillé avec la FFPB et le CTTN à l’établissement de bonnes pratiques pour se protéger, à destination cette fois des professionnels du pressing.
En blanchisserie industrielle, les mesures à prendre portent sur le tri du sale, le lavage, les comportements à adopter dans la blanchisserie et les transports hors blanchisserie. « Nous sommes sur des précautions d’usage en période épidémique, qu’il est nécessaire de rappeler face à ce cas particulièrement contagieux. L’objectif de ces mesures est principalement d’éviter de contracter et diffuser le virus. Ces recommandations sont inspirées d'un avis du Haut conseil de santé publique du 18 février 2020 et sont susceptibles d'évoluer avec l'actualisation des connaissances », souligne le docteur Carenco.
Concernant les pressings, le document diffusé par le CTTN rappelle « qu’un pressing n’a pas vocation à traiter du linge contaminé (ou présenté comme étant contaminé). Cela étant, en situation de crise sanitaire comme celle que nous traversons avec l’apparition du Coronavirus, quelques précautions ou recommandations participeront à limiter la diffusion du virus et à la préservation de la santé des personnels, exploitants et clients. » Dans le cas présent, les recommandations portent d’une part sur la réception du linge au comptoir et celle des articles présentés par le client comme ayant été contaminés ; d’autre part, sur le nettoyage en lui-même, selon que le pressing travaille à sec ou en aquanettoyage.

Une mission d’intérêt public

Rappelons qu’en Italie, le gouvernement a sorti un arrêté le 11 mars qui sonne comme une nouvelle compression des activités commerciales pour faire face à l’urgence du coronavirus. Les activités et services non essentiels sont ainsi suspendus jusqu’au 25 mars – mais blanchisseries et pressings ne rentrent pas pour l’heure dans la catégorie des activités concernées. Et pour cause : leur mission dans cette crise reste essentielle, comme le souligne Andreas Schumacher, à la tête de l’association allemande DTV qui rassemble environ 800 entreprises artisanales, commerciales et industrielles de l’entretien des textiles : « Les services textiles et les services de blanchisserie sont essentiels dans la crise du Coronavirus. Ils livrent des textiles désinfectés aux hôpitaux, aux foyers de soins et à de nombreux autres établissements de soins de santé. Des draps chirurgicaux réutilisables et des blouses textiles peuvent aider à combler les manques dans les hôpitaux suite à la non-livraison de draps et blouses jetables. 90% des hôpitaux allemands obtiennent leurs textiles auprès d’entreprises de services textiles… De plus, l’industrie alimentaire, les services de sauvetage, les pompiers et bien d’autres services essentiels dépendent de vêtements de travail propres et désinfectés pour pouvoir fonctionner face au virus. Ainsi, l’industrie du service textile et de la blanchisserie a besoin du soutien des autorités pour ne pas être parmi les entreprises qui sont fermées pendant la pandémie. Notre industrie fait tout son possible pour maintenir l’approvisionnement en textiles propres et désinfectés. »

 

Notre pays est décidément bien souvent précurseur sur le marché de l’entretien des textiles ! Et une fois encore, il semble que la réglementation pourrait bien être un levier d’innovation au service de l’environnement. A compter du 1er janvier 2025, les quelque 2,7 millions de lave-linge neufs vendus en France chaque année, aux professionnels comme aux particuliers, devront effectivement être munis de filtres destinés à empêcher le passage dans les eaux usées de fibres plastiques microscopiques libérées par les vêtements au cours du lavage. La mesure figure dans la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, promulguée en février . Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a reçu dans cette perspective mi-février les fabricants de lave-linges afin de leur détailler la mesure de la loi anti-gaspillage qui les concerne directement visant à lutter contre la pollution plastique en mer.
Cette disposition – qui est une première mondiale – fait suite à plusieurs études scientifiques et un constat : passer ses vêtements à la machine à laver libère des microparticules de plastique dans les eaux usées. Leur provenance ? Les plastiques utilisés dans la confection (polyester, acrylique, élasthanne). Ceux-ci libèrent lors du lavage des particules trop petites pour être filtrées dans les usines de traitement, qui se retrouvent dans l'environnement et notamment dans les océans. A chaque cycle ce sont ainsi jusqu’à 700 000 fibres microscopiques qui sont libérés dans l’environnement : une très grande quantité quand on sait que 97% des foyers sont équipés de lave-linges en France et que chaque foyer utilise en moyenne son lave-linge 5 fois par semaine. Sans compter les machines placées dans les quelque 5 000 laveries françaises, dans les pressings et les blanchisseries !

Une feuille de route pour l'innovation

La réunion organisée au ministère avait pour objectif d’établir une feuille de route avec les industriels du secteur, aux côtés de porteurs de solutions et d’ONG afin de trouver les innovations technologiques, à grande échelle, pour empêcher que les centaines de milliers de microparticules libérées à chaque lavage se retrouvent dans l’environnement et notamment au fond des océans.
Les fabricants de machines à laver domestiques et industrielles ont ainsi quatre ans pour trouver des solutions technologiques et intégrer ces filtres à leurs chaînes de production. La feuille de route établira un calendrier des prochaines échéances pour atteindre l’objectif fixé par la loi. A noter qu’il a été promis aux fabricants un « bonus environnemental » s'ils anticipent et équipent leurs machines de filtres avant la date butoir, mais le montant n'a pas été précisé. « Les fabricants de machines à laver vont devoir innover pour s'adapter à ce nouveau standard. Cette mesure place la France à l’avant-garde de la lutte contre la pollution aux microplastiques et de l'innovation pour la transition écologique. Je souhaite que tous les inventeurs et chercheurs voient notre pays comme un laboratoire de solutions à grande échelle », souligne Brune Poirson.

 

La crise du Coronavirus s’accroit et de nombreux secteurs d’activités subissent un ralentissement économique. Celui de l’entretien des textiles ne déroge pas : entre la baisse du taux de fréquentation des hôtels, les confinements, la peur et la méfiance, le niveau d’activité accuse pour certains un repli. Déjà affaibli par le mouvement des gilets jaunes, puis par les grèves contre la réforme des retraites, les professionnels du secteur vont devoir encaisser de nouveaux effets irrémédiables. Comme lors de la crise financière de 2008, les pouvoirs publics et les partenaires sociaux se doivent donc d’agir vite pour aider les chefs d’entreprise à se préparer, se mobiliser et se protéger.
L’allocution télévisée du président de la République vendredi s’est voulue rassurante sur ce point, et déjà Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, avait détaillé lundi dernier les mesures de soutien aux entreprises. « Nous voulons, avec Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, apporter aux chefs d'entreprises et aux salariés les réponses les plus concrètes possible pour accompagner chacun et faciliter un certain nombre de dispositifs. [...] Je pense à tous les petits commerçants, je pense aux artisans, je pense au secteur de l’hôtellerie, de la restauration, qui se posent beaucoup de questions sur leur activité, sur la chute du nombre de touristes. Je veux leur dire avec beaucoup de simplicité : nous sommes à vos côtés et nous répondrons aux attentes et aux besoins de tous les chefs d'entreprise français, sans exception, confrontés à cette crise sanitaire et à l'impact qu'elle peut avoir sur l'activité économique, sur l'activité quotidienne et sur leur vie avec leurs salariés. L'entreprise est un lieu de sécurité pour les salariés et elle doit le rester, même face à cette crise sanitaire. Je veux également vous dire qu'avec mes services, avec la direction générale du Trésor, avec la direction générale des Entreprises, nous assurons un suivi au jour le jour de l'impact de l'épidémie sur la croissance et sur l'économie française », Bruno le Maire.

Des mesures immédiates de soutien aux entreprises

Face à l’épidémie du Coronavirus Covid-19, le Gouvernement a donc mis en place des mesures de soutien immédiates aux entreprises :
Des délais de paiement d’échéances sociales et/ou fiscales (URSSAF, impôts) ;
Dans les situations les plus difficiles, des remises d’impôts directs pouvant être décidées dans le cadre d'un examen individualisé des demandes ;
Un soutien de l’État et de la banque de France (médiation du crédit) pour négocier avec sa banque un rééchelonnement des crédits bancaires ;
La mobilisation de Bpifrance pour garantir des lignes de trésorerie bancaires dont les entreprises pourraient avoir besoin à cause de l’épidémie ;
Le maintien de l'emploi dans les entreprises par le dispositif de chômage partiel simplifié et renforcé ;
L’appui au traitement d’un conflit avec des clients ou fournisseurs par le médiateur des entreprises ;
La reconnaissance par l’État du Coronavirus comme un cas de force majeure pour ses marchés publics. En conséquence, pour tous les marchés publics d’État, les pénalités de retards ne seront pas appliquées.

Pour être accompagné dans vos démarches, vous pouvez contacter le référent unique de la DIRECCTE de votre région ou le référent unique des CCI et CMA (coordonnées ici).

Pour toute question, adressez-vous à la direction générale des Entreprises : covid.dge[@]finances.gouv.fr

 

Les organisateurs du salon Interclean Amsterdam ont annoncé le report de l'évènement qui devait se tenir du 12 au 15 mai. La pandémie de Coronavirus les a contraints à reporter sa tenue au deuxième semestre 2020, entre septembre et novembre. Une date devrait être communiquée dans les tout prochains jours. Le marché de la blanchisserie est aussi présent sur ce salon, avec l’offre d’une vingtaine de professionnels présentant notamment leurs produits lessiviels et leurs systèmes de dosage.