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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Le syndicat Unia a fait connaître récemment un jugement du 14 décembre dernier qui lui donne raison face à Elis Suisse. L’histoire avait débuté en mars dernier suite à un incendie sur le site de Blanchival, à Sion, dont le groupe est propriétaire. A la suite du sinistre, les employés de la blanchisserie avaient été transférés vers trois usines en Suisse romande de sorte à maintenir les prestations en Valais. Une solution a priori temporaire, comme l’avait indiqué par voie de presse Martin Leuch, directeur général du groupe Elis pour la Suisse : « Un effort a été consenti pour que les trajets des salariés entre le Valais et l’arc lémanique soient comptabilisés dans leurs heures du travail. Cela ne sera tout simplement bientôt plus possible. »

Dès lors, le partenaire social de Blanchival, le syndicat Unia Région Valais, avait engagé des négociations pour éviter des licenciements. Ses propositions n’ont pas rencontré d’écho favorable et c’est à la mi-avril dernier qu’Elis a ouvert une procédure de consultation et informé ses employés, le partenaire social Unia et le SICT, de son intention de licencier le personnel.

Fin 2017, le leader mondial a ainsi fermé son site de La Sarraz (VD)… mais sans respecter la procédure de consultation en matière de licenciement collectif. C’est en tout cas l’infraction qu’a reconnu le Tribunal des Prud’hommes de Lausanne suite à une plainte déposée par Unia, qui attend maintenant du Service de l’emploi qu’il dénonce l’entreprise fautive. « La société n’a pas respecté la procédure de consultation en matière de licenciement collectif prévue par la loi. Les salariés concernés n’ont pas pu prendre part à une procédure de consultation. Certains d’entre eux ont pourtant travaillé pour cette société pendant plus de 20 ans, pour des salaires très bas », tacle le syndicat. Elis Suisse devra donc payer des dommages et intérêts pour licenciements abusifs aux salariés qui ont agi devant la justice. Unia a par ailleurs interpellé le Service vaudois de l’emploi afin que ce dernier dénonce la société pour son défaut d’annonce de licenciement collectif en temps voulu, comme le prévoit la loi. L’amende peut s’élever jusqu’à 40 000 francs suisses, soit un peu plus de 35 000 euros.

 

L’enseigne parisienne, dont nous vous parlions il y a quelques temps et dont nous avions fait le portrait dans le numéro de juillet dernier, poursuit sa stratégie de déploiement dans la capitale. Elle vient de signer un accord avec l’entreprise Stuart pour bénéficier de son service de collecte et de livraison à domicile ou au bureau.

Lancée en 2015, Stuart propose de réinventer la livraison urbaine en accédant en trois clics à la livraison ultra-rapide. « Notre plateforme technologique - app mobile, web app, API - vous permet d'accroître votre chiffre d'affaires en livrant tous vos clients, en moins de 30 minutes ou sur rendez-vous », détaille ce spécialiste du dernier kilomètre, qui met sa flotte de coursiers indépendants - vélos, vélos cargo, scooters électriques et véhicules motorisés – à disposition pour répondre à tous les besoins.

 

Jours plus courts, temps maussade, mauvaise visibilité : ceux qui travaillent à l’extérieur, sur les routes ou sur des chantiers, ont besoin de vêtements haute visibilité pour assurer leur protection au quotidien. Mais le tissu fluorescent et les bandes réfléchissantes perdent à la longue leur usage suite au port, à l’encrassement et aux sollicitations mécaniques. Leur contrôle régulier est donc littéralement vital, et c’est depuis ses 44 sites en Europe, que Mewa  fournit aux entreprises un service complet en location-entretien de livraison de vêtements de travail et de sécurité, avec une offre EPI estampillée ISO 20471. « Le lavage des vêtements haute visibilité doit nécessairement être pris en charge par un prestataire de services textiles. L’équipement est ainsi entretenu de façon professionnelle et les éventuels défauts sont détectés et supprimés », prêche Philipp Mell, le directeur de Mewa France. C’est dans cet esprit que le spécialiste mise sur la collaboration entre l’homme et la machine grâce à un nouveau procédé de contrôle combiné : un système de caméras piloté par logiciel examine d’abord le vêtement et évalue sa fonctionnalité selon un algorithme informatique. Chaque vêtement est ensuite vérifié manuellement par un collaborateur. Si des bandes réfléchissantes ou le tissu fluorescent n’assurent plus leur fonction de protection nécessaire, ils sont réparés ou remplacés. Ainsi, les fonctions de protection et donc de signalisation sont conservées.

Fondée en 1908, Mewa est aujourd’hui l’une des plus grandes entreprises dans le domaine du management textile. En novembre 2013, elle a rejoint le Top 3 du Prix allemand du Développement durable, dans la catégorie « Produits/prestations de services les plus durables d’Allemagne ». En 2016, MEWA a reçu pour la troisième fois la distinction de « Marque du Siècle » par l’éditeur Deutsche Standards et en 2015, a été distinguée comme leader mondial une deuxième fois.

 

Le conseil départemental du Finistère est à la recherche d’un spécialiste de la location-entretien pour équiper en vêtements de travail et équipements de protection individuelle (EPI) ses 495 agents. Un marché pouvant se chiffrer jusqu’à 1 200 000 euros, ce qui ne manquera pas de retenir l’attention des opérateurs spécialisés sur ce type de marché. Conclu pour une traditionnelle durée de quatre ans, le contrat pourra être amené à évoluer, des commandes en dotations complémentaires pouvant être notifiées au titulaire au fil de l’eau.

Lors du jugement des offres, l’effort d’insertion sera pris en compte tant sur la qualité et les modalités de réalisation de l’insertion professionnelle (nature du contrat de travail) que sur le nombre d’heures proposées en complément des heures fixées par le Pouvoir adjudicateur, à savoir 8 500 heures sur la durée du marché. La valeur technique (qualité des articles textiles, pertinence de l’organisation et des moyens humains et traitement de la fin de vie des vêtements) sera évaluée à hauteur 55% de la note, le prix ne représentant au final que 35% au niveau des critères d’attribution. A noter que les 43 sites à desservir disposent d’un espace de stockage pour la livraison et restitution des articles textiles.

 

Le leader du marché de la location-entretien textile continue de se tailler la part du lion. Juste avant noël, Elis a annoncé le rachat du colombien Metropolitana. Avec un chiffre d’affaires d’environ 4 millions d’euros réalisé en 2017 et ses deux usines, ce groupe familial permet à Elis de densifier son réseau existant dans la région de Bogota, et de se développer sur les secteurs de l’hôtellerie et de l’industrie où le géant blanc était jusqu’alors moins présent. « L’acquisition de Metropolitana constitue une étape supplémentaire dans le processus de création d’un acteur de référence sur le marché colombien. Metropolitana complète le réseau existant d’Elis dans le secteur de la santé et apporte de nouvelles opportunités dans l’hôtellerie et l’industrie, secteurs encore peu externalisés dans le pays », note Xavier Martiré, président du directoire d’Elis.

Loin de s’arrêter en si bon chemin, le leader vient également de mettre la main sur un autre groupe familial, au Danemark cette fois : A-Vask. Objectif : renforcer les positions d’Elis dans ce pays. L’entreprise dispose de deux usines multiservices à Aabenraa (sud du Danemark) et à Taastrup (région de Copenhague) avec une clientèle dans le secteur de l’hôtellerie et le secteur public. A-Vask a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires d’environ 8 millions d’euros.

Implanté dans 28 pays, Elis emploie aujourd’hui près de 50 000 salariés (dont 11 000 dans l’Hexagone). Avec plus de 440 blanchisseries dans le monde, dont une soixantaine en France, et plus de 400 000 clients, le groupe devrait réaliser 3,2 Mds€ de chiffre d’affaires cette année, dont un tiers en France. Désormais, son regard se tourne vers l’Asie, où il est encore absent. Mais dans un récent entretien accordé à nos confrères du Parisien, Xavier Martiré ne cache pas y « prospecter », mais à plus long terme.