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Blanchisserie hospitalière

Fin de la grève à la blanchisserie des HCL


Publié le 26 juin 2018 14:24:00

 

Le 12 juin, les agents de la blanchisserie des Hospices Civils de Lyon (HCL) de Saint-Priest votaient l’arrêt de la production. Une décision qui faisait suite à un conflit social mais aussi à la remise en question des conditions de travail, ce dernier point ayant permis aux agents de faire valoir leur droit de retrait via le CHSCT. Depuis, l’activité du site a repris – le 22 juin. Mais pour trouver un terrain d’entente, la direction du GCS a dû revoir sa copie et entendre les doléances des forces en présence. Car, comme le pointe Didier Machou, membre CGT du CHSCT, « les dysfonctionnements sont nombreux depuis la mise en service du site en octobre 2014, y compris sur la logistique. L’absentéisme est élevé, ce qui entraîne à la fois de l’inconfort pour les opérateurs à l’œuvre et une perte de la qualité de la prestation, qui elle-même génère du mécontentement de la part des établissements adhérents… », qui pourraient quitter le navire, à l’instar de l’hôpital de Bourgouin-Jallieu.

Grogne sociale et sanitaire
En cause donc, la suppression de 13 postes de contractuels, recrutés pour faire face au surcroît ponctuel d’activité, mais aussi la multiplication des plaintes des agents concernant une gêne respiratoire, de l’asthme et des allergies. « La poussière présente dans l’usine est probablement responsable : vu les quantités de linge qui passent ici chaque jour, les locaux en sont saturés. A tel point d’ailleurs que les alarmes incendies, qui se déclenchaient sans cesse, avaient été désactivées », souligne Didier Machou. Quant aux 13 postes supprimés, « la direction leur a conseillé de s’inscrire en intérim au cas où l’on ait besoin de faire appel à eux. Beaucoup y voient une forme de privatisation. Alors que certains travaillaient là depuis plus de deux ans ! »
Il aura fallu reconduire la grève et plusieurs réunions pour tomber d’accord. « Le directeur des affaires financières a reçu les syndicats et les représentants des grévistes. Il a su entendre les revendications, et les propositions apportées présentent de vraies garanties. »

Ainsi, les contractuels resteront en poste au moins jusque fin décembre, et une recherche de postes va être effectuée sur l’ensemble des HCL, notamment sur les lingeries relais, pour une mise en stage sur les postes vacants. « Deux à trois postes vacants ont déjà été identifiés pour titulariser les contractuels. Le recours aux intérimaires restera raisonné et limité, ce qui est un bon point, souligne Didier Machou. Par ailleurs, le calcul initial sur les effectifs théoriques n’a pas été fait en tenant compte de certains facteurs, dont l’absentéisme, et les 60 postes supprimés alors se ressentent aujourd’hui ! Pour preuve, alors que nous avons une capacité de 30 tonnes, il nous est impossible d’atteindre ce seuil avec le personnel actuel. Ce calcul sera donc ajusté. Enfin, des prélèvements vont être faits pour vérifier la qualité de l’air dans l’usine. » Le semestre à venir mettra donc la direction des HCL à l’épreuve, les syndicats entendant bien suivre l’évolution du dossier et faire valoir les garanties apportées. 

 

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