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Nettoyage à sec : Substitution du perchlo dans les pressings : où en est-on ?


Publié le 10 juil. 2018 11:27:50

 

Alors que l’échéance du 1er janvier 2022, qui marquera la fin du perchloroéthylène, approche à grand pas, le Cofreet (Comité français de l’étiquetage pour l’entretien des textiles) et la FFPB (Fédération française des pressings et blanchisseries) ont organisé une rencontre avec la presse pour faire le point sur la situation des pressings à ce jour.

En 2012, 95 % des machines utilisées par les pressings professionnels étaient au perchloroéthylène. La majorité de ces établissements (97 %) se situaient en milieu urbain à proximité de la clientèle, soit dans des centres commerciaux ou en bas d’immeubles d’habitation et donc touchés par l’interdiction à plus ou moins court terme, selon l’âge de la machine.

Au 31 décembre 2017, ils n’étaient plus que 40 % à utiliser le perchloroéthylène. A ce jour, près de la moitié de ces machines ont été remplacées par des procédés d’entretien professionnel de substitution, nouveaux solvants ou aquanettoyage. Plus de 30 % des pressings, environ 1 500, ont fermé face à l’investissement onéreux que représentaient ces nouvelles installations. « En effet, rappelle Pierre Letourneur, vice-président de la FFPB et président du CTTN  (Centre technique de la teinture et du nettoyage), le chiffre d’affaires moyen d’un pressing est de 120 000 euros, et l’investissement pour une nouvelle machine à solvant est de l’ordre de 40 000 euros et de la moitié pour l’aquanettoyage. Des sommes qui ont mis en péril les entreprises les plus fragiles. » 38 % de ceux qui ont changé leurs machines ont investi dans le KWL, 16 % dans d’autres solvants (D5, Higlo, Intense, Arcaclean, K4) et le reste dans le nettoyage à l’eau.

P, F, W, W barré, bien lire l’étiquette
Particulièrement soucieux et partie prenante majeure dans l’entretien des textiles, le Cofreet s’exprime afin d’apporter une vision globale des évolutions de l’entretien textile professionnel et accompagner ainsi au mieux les professionnels du secteur du textile et de l’habillement dans leurs décisions d’étiquetage d’entretien.

Pour les marques de produits textiles, les recommandations d’entretien, par l’intermédiaire des cinq symboles, doivent être fonction du niveau de fragilité du produit mais aussi de la nature de la fibre. Il est donc à la fois primordial d’effectuer des tests et de connaître les propriétés des différents solvants utilisés pour ces nettoyages professionnels. Dans ce contexte, le Cofreet recommande aux marques d’effectuer des tests, en nettoyage à sec et en nettoyage à l’eau, dans les pressings, car l’étiquetage d’entretien de leurs produits textiles est de leur responsabilité.
Les symboles d’entretien se rattacheront bientôt à des méthodes d’essais normalisées.

En l’espèce, le comité indique que « le nettoyage professionnel à sec est recommandé pour les produits textiles dont les fibres ne supportent pas l’action de l’eau ; ceci afin d’éviter d’éventuels dommages irréversibles dus à l’action de l’eau et des actions mécaniques reliées à ce procédé sur certaines fibres délicates.

Le symbole P (perchloroéthylène, incluant aussi l’usage des hydrocarbures), comme le symbole F (hydrocarbures), reste à disposition des marques. Car effectivement, si le décret d’interdiction est applicable en France, d’autres pays dans le monde peuvent utiliser encore aujourd’hui ce solvant.

Représenté par le symbole W, le nettoyage à l’eau permet de traiter entre 60 et 80 % des produits textiles. Il s’adapte très bien aux textiles synthétiques tels que le polyester. Certaines fibres restent cependant fragiles à un traitement à l’eau tels que la laine, la soie ou encore l’acétate. Lorsque le nettoyage professionnel à l’eau est interdit, le symbole W doit apparaître barré sur l’étiquette d’un produit. Il est à noter que selon la norme 3758 :2012, son absence implique que le procédé d’entretien à l’eau est autorisé. »

 

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