Bientôt une blanchisserie hospitalière à Yaoundé ?
Matériels inadaptés, procédures disparates, manque de formation du personnel : la gestion du linge hospitalier au Cameroun accuse de sérieuses lacunes. Pour y remédier, l'Association des professionnels du textile (ASPET) a proposé au ministère de la Santé publique la création d'une blanchisserie centrale à Yaoundé. Cette unité industrielle mutualisée assurerait la collecte, le lavage, la désinfection et la livraison du linge de plusieurs établissements de santé. Dotée d'équipements modernes, elle permettrait d'harmoniser les protocoles, d'assurer la traçabilité des articles et de mieux prévenir les infections nosocomiales.
Reste le financement, et la question demeure entière. Une unité de ce type suppose un investissement lourd : bâtiment, matériel de lavage, séchoirs et matériel de finition, traitement des effluents, sans oublier la constitution d'un parc de linge suffisant pour alimenter les circuits. S'y ajoutent des charges d'exploitation élevées, dans un pays où l'approvisionnement en eau et en électricité reste irrégulier. Aucun montage n'est à ce jour arrêté : dotation publique, partenariat public-privé, appui de bailleurs internationaux ou contribution des établissements adhérents, chaque piste ramène à la même exigence, celle d'un modèle économiquement viable. Sans engagement ferme du ministère, le projet en restera à l'état d'intention.


