5àsec déclare la guerre aux microplastiques
Confronté à l’enjeu des microfibres plastiques issues du lavage des textiles synthétiques, 5àsec s’est engagé dans une recherche active de solutions techniques. À Vénissieux, l’enseigne a accueilli durant quatre semaines un démonstrateur développé par IFPEN nouvelles, afin d’évaluer, avec l’appui du CTTN, en conditions réelles, un dispositif de captation à la source baptisé CleanWash. Installée en sortie d’effluents, la technologie repose sur un procédé de flottation utilisant des bulles d’air calibrées pour accrocher les microfibres en suspension et les concentrer en surface avant récupération. Les essais sur plus de 100 lavages menés sur site en conditions réelle ont permis d’atteindre plus de 80 % de rétention des fibres supérieures à 50 micromètres, avec une exploitation jugée stable et un faible volume de résidus. « Cette technologie est l'une des premières solutions concrètes pour le marché du lavage professionnel. Elle offre des performances en ligne avec les projets de réglementation, consomme très peu d'électricité et permet une opération robuste sans les problématiques de colmatage rencontrées généralement avec des solutions de type filtration. Il reste maintenant à industrialisé le système », indique Matthieu Dreillard, chef de projet et ingénieur de recherche à IFPEN. Pour 5àsec, ces tests constituent une étape vers l’intégration d’équipements capables de limiter l’impact environnemental du lavage professionnel, dans l’attente d’un cadre réglementaire précisé.


