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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Coup dur pour la profession qui pourrait se voir privée d’une ressource technique et d’un interlocuteur dans les négociations avec les organes d’Etat : sous le coup d’une décision de Bercy, étant sous la tutelle de ce ministère, le Centre technique de la teinturerie et du nettoyage (CTTN) voit en effet sa dotation budgétaire d’Etat purement et simplement supprimée dès 2021, et par extension son statut de centre technique industriel (CTI) remis en cause, à l’instar d’ailleurs de celui de l’IFTH (Institut Français du Textile et de l’Habillement).

En cause : le mode de financement des structures de ce type, directement financées depuis quelques années et suite à la sortie d’un rapport parlementaire par la profession ou le secteur d’activité pour le(s)quel(s) elles interviennent.

Si cela ne compromet en rien la survie du centre technique consacré à l’entretien des textiles (NDLR : 95% de son chiffre d’affaires est issu d’actions pour le secteur privé), cela remet en revanche en question l’ensemble des actions collectives qui bénéficie au marché. « Une équipe d’une cinquantaine d’ingénieurs et de techniciens travaillent au CTTN, dont les installations sont basées à Ecully (Rhône). Le centre y développe des actions privées dont une grande partie (environ 60%) est destinée à des acteurs étrangers. Mais la vocation première du CTTN est de mener des actions dites « actions collectives », à destination de tous les acteurs de l’entretien du textile (pressings, blanchisseries privées et hospitalières). Elles sont la raison d’être du CTI !, explique Pierre Letourneur, actuel président du CTTN. Ces actions concernent l’efficacité de nos procédés, leur impact environnemental, en y associant la normalisation et la veille technologique et réglementaire. Le centre répond aussi gracieusement aux questions techniques et réglementaires que peuvent lui poser les professionnels. Le résultat de toutes ces actions est mis gratuitement à la disposition des professionnels par le biais d’une newsletter, et au cours de différentes interventions (salons, congrès, journées techniques...). »

Pour s’acquitter de cette mission, le CTTN percevait annuellement du ministère de l’Industrie une dotation budgétaire. De 450 k€ dans les années 2000-2010, elle a décru progressivement jusqu’à 220 k€ en 2020. « Or, l’Etat a annoncé qu’à partir de l’année 2021 incluse, il ne donnerait plus aucune dotation au CTTN (de même pour les autres Centres techniques de même nature) pour mener ces actions collectives. Celles-ci vont par conséquent être très réduites cette année, et leur futur est remis en cause par cette décision de l’Etat en matière de financement d’organismes sous sa tutelle », alerte Pierre Letourneur. Avec de nombreux enjeux en cours et à venir pour la filière, le timing n’est pas vraiment des meilleurs – bien que le couperet soit tombé après plusieurs années de mise en garde.

Pour remédier à cette situation problématique, il faudrait donc s’aligner sur le mode de financement appliqué au sein des autres CTI. Cela passerait potentiellement par la création d’une « taxe fiscale affectée ». Une décision qui tombe résolument mal dans le contexte de crise actuelle, et qui peut surprendre car, comme l’indique Pierre Letourneur, « elle n’est plutôt pas en phase avec la philosophie de l’État, enclin à supprimer les petites taxes qui existent sur les différents secteurs d’activité. » Probablement calée sur le chiffre d’affaires ou sur les volumes de linge traité, cette taxe s’annonce aussi complexe à mettre en œuvre. Les discussions sont en cours avec le ministère de l’Économie et la direction du Budget car, bien entendu, les organisations professionnelles du secteur de l’entretien textile (GEIST, URBH, FFPB) et les organisations syndicales de salariés, qui siègent toutes au conseil d’administration du CTTN, ont été averties. C’est à elles et aux instances d’Etat concernées qu’il appartient désormais de s’entendre pour décider du sort des actions collectives du CTI. Sollicitées par la Rédaction, nous n’avions pas encore, à l’heure de la parution, eu connaissance de l’ensemble des positions de chacun sur le sujet. A suivre donc.

*tests et études (matériels, produits, textiles à destination des professionnels ou des particuliers), formation professionnelle (initiale et continue) et accompagnement individuel d’entreprises sur leurs problématiques d’entretien

 

Messe Frankfurt, l’organisateur de Texcare International, rendez-vous mondial de la profession prévu du 27 novembre au 1er décembre 2021 à Francfort-sur-le-Main, a décidé d’offrir aux start-ups une occasion exceptionnelle d'attirer l'attention sur leurs services et de prendre contact avec des entreprises établies. L’organisateur initie en effet un « pack spécial Start-up » qui comprend un stand d'exposition clé en main.
Pour en bénéficier, plusieurs pré-requis :

  • L’entreprise doit ne pas avoir été fondée il y a plus de dix ans au 27 novembre 2021.
  • L'entreprise emploie maximum dix personnes.
  • Le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 1 million d'euros (nets).  
  • La start-up propose des produits ou services innovants spécialement conçus pour le secteur de l'entretien des textiles.


A travers cette offre, Johannes Schmid-Wiedersheim, directeur de Texcare International chez Messe Frankfurt, souhaite mettre en avant tous ces nouveaux services qui ont le potentiel de révolutionner le secteur des pressings et des blanchisseries, de l’intelligence artificielle à l’automatisation, en passant par les problématiques de développement durable (recyclage des textiles, technologies de nettoyage innovantes, emballage du linge) à la digitalisation ou encore la chaîne logistique. Le directeur du salon estime en effet que les start-up développant ces solutions spécifiques pour le marché de l’entretien des textiles, encore parfois considérées comme des « outsiders », sont en réalité, grâce à leurs innovations, en excellente posture pour prendre pied sur le marché. « Les start-ups ont un rôle important à jouer dans la promotion de la numérisation et de la durabilité dans le monde de l'entretien des textiles. Dans de nombreux cas, elles réussissent rapidement à transformer les résultats de la recherche scientifique ou des tendances d'autres secteurs en projets utiles. Pour soutenir cela, nous voulons spécifiquement promouvoir les jeunes entreprises agiles chez Texcare International et leur proposer un « package de démarrage » attractif », indique-t-il.

 

Pressing. Sequoia lance son label “50 washes”


Publié le 9 févr. 2021 20:10:12

 

Une initiative « gagnant-gagnant » : c’est ainsi que l’on pourrait résumer la nouvelle solution (gratuite !) au service des marques de vêtements et des consommateurs développée par Sequoia. Face au constat (souvent) relevé au sein des pressings selon lequel les vêtements s’abîment trop souvent après seulement quelques cycles voire ne peuvent même pas être nettoyés, l’enseigne a décidé de lancer son label « 50 washes » qui teste et certifie la résistance des textiles au nettoyage à l’eau comme au nettoyage à sec. Dans l'hypothèse où les tests révèlent une résistance faible à l’entretien, Sequoia conseille la marque de vêtements pour rendre le produit plus performant. Au final, tout le monde est gagnant : la marque optimise la durabilité de ses articles et améliore sa crédibilité, le consommateur, sensibilisé, accorde plus facilement sa confiance, et l’exploitant de pressing a la garantie de pouvoir appliquer son process sans stress !

Les tests de lavage sont réalisés sur des produits qui sont nettoyés 50 fois sur environ 12 jours, à raison d'en moyenne 4 cycles par jour. Chaque lavage est précédé d’un contrôle et d’une analyse du textile pour vérifier à chaque fois sa capacité de résistance. Une fois les 50 lavages réalisés, Sequoia Pressing restitue le produit accompagné de la fiche technique d’obtention du label et la présentation des résultats.

Le label vise à observer les quatre points suivants cumulés :

  • Un changement de taille inférieur à 2%

  • Une bonne tenue des garnitures

  • Une couleur maintenue
  • Un tissu non marqué

Comptant parmi les premières marques à tester cette solution, AIM Experience, une marque d’outwear française créée par Marcy de Soultrait en 2018 et qui propose des vêtements techniques d’extérieur. A l’épreuve, sa nouvelle pièce : la Néo Parka. La marque, qui a fait de l’upcycling son credo, a passé le test haut la main ! « Nous cherchons régulièrement des initiatives qui nous permettent de répondre à notre engagement en matière d’écoresponsabilité, explique le fondateur de l’enseigne Sequoia, Nicolas de Bronac. Proposer gratuitement aux marques de vêtements de tester la résistance de leurs modèles au nettoyage s’inscrit dans cet esprit. Le fait qu’un vêtement ne résiste pas à un process d’entretien sur le court terme contribue incontestablement à alimenter le gaspillage et donc à impacter notre environnement. Nous nous félicitons que des marques comme AIM Experience fassent cette démarche et nous les remercions pour la confiance qu’ils nous ont témoignée. »

 

Suite à la parution du décret du 27 janvier 2021 précisant l’utilisation des masques, seuls les masques en tissu ayant une capacité de filtration supérieure à 90% pour des particules de 3 microns et plus sont désormais autorisés à la vente.

La note interministérielle du 29 mars 2020 relative aux masques a en effet été modifiée le 28 janvier 2021. L’UIT (Union des Industries Textiles), l’UFIMH (Union Française des Industries Mode & Habillement) et SFE (Savoir Faire Ensemble) saluent la clarification apportée par la nouvelle dénomination et le nouveau logo pour les masques “grand public filtration supérieure à 90%” (anciennement appelés masques de catégorie 1). Celui-ci, obligatoire à partir du 1er mars pour la production de nouveaux masques, devra être apposé sur le produit, l’emballage ou la notice avec l’indication du nombre de lavages garanti dans une limite de 50 lavages. La vente de masques produits avant cette date portant l’ancien logo « filtration garantie » est autorisée jusqu’au 31 décembre 2021, à condition que leur niveau de filtration soit clairement indiqué par tout moyen alternatif, comme sur l’étiquetage.
Avec cette décision, les associations espèrent que ces ajustements contribueront à clarifier l'offre pour les consommateurs et aideront les entreprises françaises de textile et d'habillement à se démarquer. Par ailleurs, l’UIT, l’UFIMH et SFE invitent à nouveau particuliers et entreprises à s’approvisionner en masques en tissu lavables “grand public filtration supérieure à 90%” fabriqués en France : l’achat de ces masques auprès d’entreprises qui fabriquent en France contribue à l’activité économique des territoires et à soutenir l’emploi local tout en préservant l’environnement.

La liste des fabricants qui produisent en France et dont les masques ont été testés pour leur qualité et leur capacité de filtration conforme à la nouvelle réglementation est disponible :

 

Avis aux blanchisseries industrielles et aux loueurs de linge : vous avez jusqu’au 1er mars pour calculer, déclarer et publier votre index de l’égalité professionnelle, obligatoire à partir de 50 salariés.

Index de l’égalité professionnelle : qu’est-ce que c’est ?

L’index de l’égalité professionnelle a été instauré par la Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.
Cet index permet aux entreprises concernées d’évaluer sur 100 points le niveau d’égalité entre les hommes et les femmes en s’appuyant sur les critères suivants :

  • écart de rémunération femmes / hommes
  • écart de taux d'augmentations individuelles
  • nombre de salariées augmentées à la suite de leur congé maternité
  • parité parmi les 10 plus hautes rémunérations
  • écart de taux de promotions (seulement pour les entreprises de plus de 250 salariés).

Une fois l’index calculé, vous devez le publier sur votre site internet, le déclarer à l’inspection du travail et le communiquer au comité social et économique (CSE) via la base de données économiques et sociales (BDES). Enfin, veillez à améliorer votre index si son niveau est inférieur à 75 points.


Quand est-il obligatoire de calculer son index de l’égalité professionnelle ?
À compter du 1er mars 2020, toutes les entreprises d’au moins 50 salariés sont concernées par cette obligation. Une fois calculé, cet index doit être publié au plus tard le 1er mars suivant la période de référence.

Comment calculer son index de l’égalité professionnelle ?
Afin de calculer l’index de votre entreprise, vous pouvez utiliser Index Egapro, l’outil de calcul en ligne développé par le ministère du Travail.

Comment déclarer son index de l’égalité professionnelle ?
Vous pouvez déclarer votre index de l’égalité professionnelle en ligne, via la plateforme Index Egapro.

Que faire si votre index d’égalité professionnelle est inférieur à 75 points ?
Si votre index de l'égalité professionnelle est inférieur à 75 points, vous devez adopter sans attendre des mesures de correction, de manière à obtenir une note égale ou supérieure à 75 points dans un délai maximum de 3 ans
Ces mesures correctives sont à définir dans le cadre de la négociation obligatoire sur l’égalité professionnelle.

Quelles conséquences en cas de non-déclaration de l’index de l’égalité professionnelle ?
En cas de non-publication de l’index de votre entreprise, vous pouvez être redevable d’une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1% de votre masse salariale.

Mesurer et déclarer votre index : faites-vous accompagner !
Afin de vous familiariser à cette nouvelle démarche en faveur de l’égalité salariale, le ministère du Travail a développé un dispositif d’accompagnement gratuit à destination des entreprises de 50 à 250 salariés.
En savoir plus sur le dispositif d’accompagnement à l'index de l’égalité professionnelle