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Toute l'actualités de l'entretien pro des textiles : blanchisseries, pressings

 

Voilà une nouvelle que le marché de l’entretien des textiles attendait depuis un an maintenant : une nouvelle étude réalisée au Royaume-Uni sur l'efficacité des procédés de lavage met en évidence que le coronavirus reste infectieux pendant au moins 72 heures sur un tissu polyester et 24 heures sur du 100% coton. Des chiffres qui viennent conforter tout le soin que les professionnels ont mis en œuvre pour garantir l’hygiène du linge traité aussi bien dans les blanchisseries que dans les pressings, et qui confirment donc bien que le linge contaminé par le coronavirus représente un risque infectieux.

Au-delà de gagner en information sur les effets du virus sur les textiles, l’étude donne aussi une bonne nouvelle : tous les procédés de lavage professionnels testés ont inactivé le virus*. En revanche, les machines à laver ménagères ont moins bien performé dans l'étude : les agents pathogènes pourraient persister dans les appareils ménagers, en particulier à basse température. En outre, en plus du virus Covid-19, les scientifiques de Leicester ont également examiné d'autres germes pathogènes. Leur conclusion : si les textiles sont infectés par des bactéries telles que C. difficile, B. cereus ou E. faecium, ils doivent être désinfectés thermiquement. 

Comportement au lavage

> Dans l'eau avec des températures allant jusqu'à 60°C, les coronavirus testés étaient infectieux pendant dix minutes.

> Après lavage dans une machine à laver à température ambiante, les chercheurs ont pu détecter des traces du virus si d'autres substances telles que la salive adhèrent aux textiles.

> Si les textiles étaient déplacés pendant le cycle de lavage et combinés avec un détergent à une température de 40°Caucune trace ne pouvait être détectée.

Se prémunir contre le risque

Si dans les faits les risques liés au traitement du linge contaminé n’ont rien de nouveau, l’étude permet de souligner l’importance pour les professionnels d’appliquer des protocoles adaptés, que l’on soit un pressing ou une blanchisserie. Dans ce second cas, la mise en place de la méthode RABC reste certainement la meilleure réponse à apporter.

Notez que selon l'étude, le virus peut se propager d'un tissu en polyester à d'autres surfaces jusqu'à 72 heures. Cela permet de déduire que les textiles issus du marché de la Santé ou ceux des particuliers peuvent certainement présenter un risque de transmission. Attention donc à cette variable : le virus s’étant asséché dans des conditions de laboratoire, il pourrait rester plus longtemps sur du linge mouillé dans des sacs fermés.

L’étude met aussi en exergue l’importance de ne pas laver ses vêtements de travail à domicile, mais de les confier à un professionnel apte à assurer leur parfaite désinfection.

Le lavage ménager déconseillé

Selon les chercheurs, les coronavirus sont détruits lors du lavage. Cela signifie que presque tous les appareils ménagers peuvent lutter contre le virus grâce à des processus de lavage à 40°C avec des détergents courants. Mais la combinaison process, température et détergent est importante. Selon DTV, le danger dans l'environnement domestique provient entre autres des étapes du tri du linge et du chargement des machines. Des risques de transmission qui pourraient être évités dans un environnement contrôlé, autrement dit assuré par des professionnels de l’entretien textile. « Les vêtements qui peuvent encore être contaminés pendant trois jours devraient, dans le meilleur des cas, ne même pas atteindre l'environnement domestique », déclare Andreas Schumacher, directeur général de DTV. D’ailleurs, dans les machines à laver destinées aux particuliers, le virus pourrait également - contrairement aux appareils professionnels - se fixer sur des points névralgiques tels que la pompe, le tiroir ou entre le caoutchouc et le tambour. Or lors du lavage, ces zones ne sont pas exposées à la température nécessaire pour rendre le virus inoffensif. En outre, dans l'environnement domestique, le linge est souvent ramassé plusieurs fois avant le processus de lavage proprement dit et le même panier à linge est souvent utilisé pour les articles sales et propres. La machine à laver elle-même peut se trouver dans la cuisine à côté de la cuisinière ou du lave-vaisselle et donc présenter un risque de contamination croisée. Le directeur général pointe d’ailleurs ce que l’on évoquait plus haut : « Les textiles du secteur de la santé et des soins et les vêtements de travail en général ne doivent pas être lavés à la maison. » 

L'étude a été commandée par l'Association des services textiles (TSA en collaboration avec d'autres associations industrielles telles que l'Association européenne des services textiles (ETSA) et l'Association allemande de nettoyage des textiles (DTV). Elle fait actuellement l'objet d'un examen avant une publication officielle.

* Les paramètres de lavage utilisés pour effectuer les tests comprenaient la concentration d'agents pathogènes ainsi que les détergents et solvants, la température pendant le lavage et la vitesse du tambour.

 

La division P&G Professional vient de signer un accord commercial avec le leader de la distribution de produits d’hygiène professionnelle en France, le groupe PLG, filiale du groupe Bunzl, référence mondiale sur ce marché.

Présent en France à travers ses marques Ariel Professional, Mr Proper Professional et Antikal Professional en cash & carry ou en distribution professionnelle, la division « hors domicile » de P&G s'adressait d’ores et déjà aux secteurs de la restauration et de l'hébergement, aux services de nettoyage et d'entretien et aux commerces de proximité. En signant un accord commercial avec le groupe PLG, P&G Professional accroît significativement sa couverture sur ce marché. « Cet accord commercial avec le groupe PLG confirme notre volonté de nous renforcer sur le secteur professionnel qui connait une constante évolution depuis plusieurs années. Cet accord vise en outre à faire connaître plus largement nos gammes de produits qui utilisent la science et l'innovation de la marque P&G tout en répondant spécifiquement aux exigences des professionnels. Nous sommes donc ravis d’offrir aux professionnels des solutions sûres, simples et efficaces afin de les aider à améliorer l’expérience de leurs hôtes tout en facilitant leurs tâches de nettoyage/désinfection », détaille Jérôme Guerout, responsable des ventes pour la France chez P&G Professional.

En s’appuyant sur l’expertise et le maillage territorial du groupe PLG, P&G Professional va en effet accroître de manière significative la visibilité de ses solutions de nettoyage et de désinfection auprès des professionnels.

Un accord gagnant-gagnant

De son côté, grâce à ce nouveau partenaire, PLG dynamise son offre sur l’hygiène professionnelle notamment sur les catégories LingeHébergement et Cuisine. En proposant des marques reconnues pour leur innovation et leur efficacité, le groupe compte également attirer de nouveaux clients. « En proposant des produits de marques très connues et dont l’efficacité n’est plus à prouver, nous souhaitons compléter notre réponse aux besoins des professionnels qui cherchent des solutions qui simplifient les tâches de nettoyage, offrent un excellent rapport qualité-prix et soient sans danger pour l'homme et l'environnement. Nous cherchons constamment à faire évoluer notre panel de produits et de marques pour répondre à tous les segments et tailles de clients à qui PLG s’adresse. Ce référencement est une nouvelle carte dans notre jeu et vient compléter des partenariats historiques et solides déjà existants avec d’autres marques », commente Paul Alban Riché, directeur général du groupe PLG.

Avec une démarche RSE globale, les deux entités se rejoignent également sur une vision commune en matière d’impact environnemental. Grâce à son programme Green & Clean prenant en compte le cycle de vie complet de ses produits, P&G Professional s’inscrit ainsi dans les ambitions durables du groupe PLG.

Une gamme élargie répondant à tous les besoins

Dès le mois de mars 2021, PLG proposera entre autres les marques suivantes : Ariel Professional, Mr Proper Professional, Lenor Professional et Fairy Professional.

Seront également proposés les nouveaux produits efficaces contre 99,99 %* des coronavirus dont le SARS-CoV-2 et les bactéries. Il s’agit des références :

  • P&G Professional Nettoyant désinfectant sols et surfaces 5l
  • Mr. Proper Professional Nettoyant multi-surfaces désinfectant spray 750ml 
  • Mr. Proper Professional Nettoyant dégraissant désinfectant spray 750 ml  

Ces produits aideront les professionnels dans le cadre des protocoles sanitaires mis en place dans la lutte contre le SRAS-CoV-2. En outre, ils peuvent être intégrés dans les protocoles de gestion de la sécurité sanitaire des aliments HACCP, car ils désinfectent selon les normes EN1276, EN13697, EN14476 et EN1650.

*Tous les virus enveloppés conformément à la norme EN14476. Les bactéries conformément à la norme EN1276/EN13697.

 

Logistique. La crise profite aux DAV


Publié le 24 mars 2021 11:34:50

 

Voilà un effet collatéral mais bénéfique de la crise sanitaire : la demande en DAV (distributeur automatique de vêtements) semble connaître une embellie. C’est en tout cas ce qu’indique le fabricant israélien Polytex, qui souligne que sa solution de gestion automatisée des tenues est largement plébiscitée sur le marché international.

Actuellement, plus de 3 000 unités Polytex sont implantées dans 20 pays, dont Israël, les États-Unis, l’Espagne, l’Allemagne et la France, où la marque est distribuée par Acabi, ainsi qu’en Europe de l’Est et en Asie. « Les uniformes du personnel médical sont devenus un danger potentiel pour la santé à la suite de la pandémie de Covid-19, et cela a suscité un énorme intérêt pour notre solution de la part des institutions médicales du monde entier sur les marchés nouveaux et existants », explique Yariv Matzliach, le PDG de Polytex. « Notre solution permet au personnel médical de changer d’uniforme plus rapidement, souvent plusieurs fois par jour, sans crainte de contamination. » Le fabricant, distribué en France par Acabi, fait état de plusieurs signatures à venir sur de nouveaux marchés. « Le secteur de la santé et plus particulièrement les hôpitaux sont les plus gros clients de la solution de gestion automatisée des vêtements de travail Polytex. Les hôtels, les clubs de bien-être et les sites industriels où l’hygiène est importante, sont également des marchés cibles de l’entreprise. »

Au cours des 12 derniers mois, Polytex a signé des contrats avec les CHU de Rouen, de Rennes, les CH de Pithiviers (Loiret), Dax (Landes), Poissy (Yvelines), le CH d'Ajaccio et « auprès d’un important groupement hospitalier de la région parisienne ». « L'année dernière, nous avons presque doublé notre présence en France alors que la pandémie mondiale faisait de l'hygiène un enjeu majeur pour les hôpitaux, constate Yariv Matzliach. La France est actuellement l'un des marchés les plus importants et les plus stratégiques en Europe. »

Pour rappel, la solution Polytex, entièrement automatisée, permet la distribution et la collecte sans contact humain des uniformes individuels. Le système lui-même est scellé, gardant les vêtements dans un environnement propre qui n’est ouvert que par des professionnels de la blanchisserie pendant la collecte et le réapprovisionnement. Le système est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et souvent installé à plusieurs endroits, ce qui permet au personnel de recevoir et de retourner les vêtements en quelques secondes, évitant ainsi un encombrement inutile. Les DAV peuvent également être déplacés dans des salles temporaires spéciales dédiées aux maladies infectieuses comme la Covid-19. Le système automatisé Polytex est soutenu par une gestion centralisée basée sur le cloud et des applications de surveillance pour un suivi de bout en bout.

 

Le COFREET, Comité Français de l’Étiquetage pour l’Entretien des Textiles (lien 1), dévoile les résultats de la 4e  édition de son baromètre mené avec Ipsos « L’étiquette d’entretien textile et les Français ». « Ce 4ème baromètre conforte une tendance constatée lors notre précédente édition : la dimension environnementale s’inscrit progressivement dans l’esprit des Français en matière de consommation textile. Nous le constatons sur les pratiques de lavage mais aussi sur la prise en compte de nouveaux critères : la présence du label de développement durable, le pays d’origine, ou encore la matière ou la composition d’un vêtement », commente François-Marie Grau, le président du COFREET.

Parmi les principaux enseignements, on retient que 75% des sondés déclarent que l’étiquette d’entretien textile est utile. 71% des Français déclarent d’ailleurs suivre les conseils d’entretien mentionnés sur l’étiquette. Le prix (57%) et le rapport qualité-prix (57%) restent des critères décisifs dans l’achat d’un vêtement. La présence d’un label de développement durable sur les étiquettes est en hausse significative par rapport à 2016 (41 versus 33% en 2016). De même, la mention du pays d’origine est considérée par de plus en plus d’interviewés comme importantes (48% vs 42% en 2018). 68% des Français aimeraient voir figurer sur l’étiquette des conseils d’entretien pour protéger l’environnement et 64% vouloir connaitre l’impact environnemental du vêtement (à l’image du nutri-score).

Si les Français restent soucieux de faire des économies, ils sont une majorité à adopter des pratiques de lavage plus responsables dans le but premier de protéger l’environnement, parmi lesquelles :

  • Doser correctement la quantité suffisante de lessive : sur les 90% des Français qui suivent cette pratique, 57% le font avant tout pour protéger l’environnement et 33% pour faire des économies dans leurs dépenses
  • Remplir le lave-linge à pleine charge : 90% suivent cette pratique dont 51% pour protéger l’environnement et 39% pour faire des économies dans leurs dépenses
  • Laver le plus souvent à basse température (à froid, 30 ou 40 degrés) : 90% suivent cette pratique dont 54% pour protéger l’environnement et 35% pour faire des économies dans leurs dépenses
  • Favoriser le cycle court du lave-linge : 84% suivent cette pratique dont 45% pour protéger l’environnement et 39% pour faire des économies dans leurs dépenses

En ce qui concerne le séchage : 80% des personnes interrogées sèchent leur linge naturellement à l’air libre en intérieur ou extérieur. Parmi elles, 50% adoptent cette pratique dans un souci environnemental et 30% pour faire des économies. 49% des sondés qui utilisent un sèche-linge affirment diminuer la fréquence du nombre de séchage.

Autre donnée intéressante : l’entretien « facile » est important pour 20% des personnes interrogées. Un point qui peut prêter à sourire, car on constate à travers le baromètre que si 71% des Français déclarent suivre les conseils d’entretien mentionnés sur l’étiquette, la compréhension des symboles pose problème. En dehors des symboles du repassage reconnu par la quasi totalité des Français (98%), et celui du lavage majoritairement maitrisé (88%), les symboles associés au blanchiment, au nettoyage professionnel et au sèche-linge restent quant à eux très peu connus. Toutefois, malgré une connaissance ambivalente des symboles d’entretien, 75% des sondés déclarent que ces derniers leur sont utiles. Ouf ! Ils sont donc 37% à lire l’étiquette d’entretien du vêtement lors de l’achat de ce dernier ou juste après. Pour 48% des Français, c’est lors du premier lavage que les conseils d’entretien sont le plus souvent consultés. Interrogés sur les raisons qui les poussent à respecter ces consignes, nos compatriotes invoquent en premier lieu la volonté de préserver leur vêtements (32%) et l’envie d’éviter les problèmes de lavage (32%).

 

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, et Alain Griset, ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, ont annoncé que le dispositif de prise en charge des coûts fixes sera opérationnel pour les entreprises à partir du 31 mars 2021. Le coût de ce dispositif est estimé à environ 300 M€ par mois.

Le dispositif vise à prendre en charge les coûts fixes des entreprises qui ne sont pas couverts par leurs recettesleurs assurances ou les aides publiques. Le calcul de cette aide est basé sur les pertes brutes d’exploitation (EBE) selon la formule suivante :

EBE = Recettes + subventions (type aide du fonds de solidarité) - achats consommés - consommations en provenance de tiers - charges de personnel - impôts et taxes et versements assimilés.

Le dispositif est calibré pour couvrir 70% des pertes d’exploitation pour les entreprises de plus de 50 salariés et 90% des pertes d’exploitation pour les entreprises de moins de 50 salariésdans la limite de 10 M€ sur le premier semestre de l'année 2021.

Pour quelles entreprises ?

Le dispositif est ouvert aux entreprises faisant l’objet d’une interdiction d’accueil du public ou appartenant aux secteurs du « plan tourisme » (listes S1 et S1 bis) ou ayant au moins un de leurs magasins de vente situé dans un centre commercial de plus de 20 000 m2, faisant l’objet d’une interdiction d’accueil du public et qui répondent à toutes les conditions suivantes :

  • créées avant avant le 1er janvier 2019 pour l’aide janvier-février, avant le 28 février 2019 pour l’aide mars-avril, avant le 30 avril 2019 pour l’aide mai-juin
  • avoir perdu plus de 10 % de son chiffre d’affaires en 2020 par rapport à celui de 2019
  • réalisant plus d’1 M€ de chiffre d’affaires mensuel ou 12 M€ de chiffre d’affaires annuel
  • justifiant d’une perte d’au moins 50 % de chiffre d’affaires et éligibles au fonds de solidarité en janvier 2021 ou en février 2021
  • ayant un excédent brut d’exploitation négatif sur la période janvier-février 2021.  

Comment bénéficier de l'aide ?

À compter du 31 mars 2021, les entreprises éligibles pourront déposer leur demande pour les mois de janvier et février 2021 à partir de leur espace professionnel sur le site impots.gouv.fr. Une attestation de leur expert-comptable sera exigée.

Pour les mois de mars et avril 2021, la demande sera faite en mai.

Pour les mois de mai et juin 2021, il sera possible d'en faire la demande en juillet.